JANVIER 2026

Ô ma joie et mon espérance, le Seigneur est mon chant.
C’est de lui que vient le pardon ;
En lui j’espère, je ne crains rien

(chant communauté de Taizé)

Image Pixabay

« L’agenda marque les rendez-vous, date et lieu, où il va se passer quelque chose. Chaque point de l’agenda pourra être un moment de grâce, de conversion, d’appel. L’agenda a quelque chose de sacramentel : on lui livre un espace de notre vie et il en deviendra ce que la Providence en fera. Comme l’eau d’une vasque peut devenir le Jourdain d’un baptême, comme les espèces du pain et du vin deviennent le repas du Seigneur, etc. On le sait bien, il peut s’en passer des choses dans « ces moments-là ».

Le planning met devant mes yeux l’épopée de l’année à venir. Il raconte à l’avance l’histoire sainte qui pourra être la mienne, celle de ma paroisse, de mon équipe de travail, bref de la communauté humaine dans laquelle je m’engagerai. Le planning est un acte de foi dans la présence de Dieu et son action, à la fois déterminé et peu précis : « avec tout ça, Dieu fera bien quelque chose », s’autorise-t-on à penser… « Tout homme est une histoire sacrée », dit le cantique.

(…). De quelles disponibilités vais-je faire preuve, le pluriel n’étant pas ici une erreur ?

La disponibilité affective d’abord, pour honorer les relations qui me construisent et permettent aux autres d’en faire autant. La disponibilité intérieure aussi, pour accueillir l’invisible et l’infini qui n’ont de cesse de quémander un peu de place dans la vie. Puisque Dieu ne s’impose pas, il nous faut nous imposer cette discipline de lui ouvrir la porte et lui offrir une place où demeurer. La disponibilité de service enfin, pour répondre aux besoins qui surgissent. Croyons-nous que nos frères espagnols de Galice ou d’Estrémadure avaient prévu de passer leur été à éteindre les incendies qui ravagent encore aujourd’hui leur région ? Combien de feux s’allumeront à l’improviste, dans notre année à venir ? (…)

Une nouvelle année se profile avec son lot d’habitudes et de régularités, inutiles à combattre car la vie est ainsi faite. Elle pourra être une année nouvelle, si nous ne la saturons pas à l’avance, en laissant nos agendas et tous nos plannings être les complices des surprises de la vie et des clins d’œil divins de chaque jour. »

Chronique d’Arnaud Alibert, prêtre assomptionniste, rédacteur en chef à La Croix


A nos agendas, nous pourrions inscrire la méditation qui se poursuit à la Communauté des Prêtres du Sacré-Cœur de Clairefontaine ; celle-ci s’était inscrite dans le cours de l’année sainte 2025 mais se poursuivrait cette année 2026 encore car, selon le supérieur Jean-Jacques Flamang, l’espérance doit continuer à nous guider : l’espérance nous invite à mettre notre confiance en Dieu ; à croire qu’il est toujours à nos côtés, même au cœur de nos épreuves, à ne pas nous appuyer sur nos seules forces.

« Ô Père, dans ta miséricorde, tu as écouté les supplications de tes enfants.
Sur le chemin, qui nous a conduit dans l’Année sainte, tu as renouvelé notre foi et fait grandir en nous l’espérance et la charité, en nous aidant à être des témoins de ton amour dans le monde.
Merci Seigneur ! Continue à nous guider sur les chemins »

(extrait du livret de la méditation du 21-12-2025)

BONNE ANNEE 2026!

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