Ô ma joie et mon espérance, le Seigneur est mon chant. C’est de lui que vient le pardon ; En lui j’espère, je ne crains rien
(chant communauté de Taizé)
Image Pixabay
« L’agenda marque les rendez-vous, date et lieu, où il va se passer quelque chose. Chaque point de l’agenda pourra être un moment de grâce, de conversion, d’appel. L’agenda a quelque chose de sacramentel : on lui livre un espace de notre vie et il en deviendra ce que la Providence en fera. Comme l’eau d’une vasque peut devenir le Jourdain d’un baptême, comme les espèces du pain et du vin deviennent le repas du Seigneur, etc. On le sait bien, il peut s’en passer des choses dans « ces moments-là ».
Le planning met devant mes yeux l’épopée de l’année à venir. Il raconte à l’avance l’histoire sainte qui pourra être la mienne, celle de ma paroisse, de mon équipe de travail, bref de la communauté humaine dans laquelle je m’engagerai. Le planning est un acte de foi dans la présence de Dieu et son action, à la fois déterminé et peu précis : « avec tout ça, Dieu fera bien quelque chose », s’autorise-t-on à penser… « Tout homme est une histoire sacrée », dit le cantique.
(…). De quelles disponibilités vais-je faire preuve, le pluriel n’étant pas ici une erreur ?
La disponibilité affective d’abord, pour honorer les relations qui me construisent et permettent aux autres d’en faire autant. La disponibilité intérieure aussi, pour accueillir l’invisible et l’infini qui n’ont de cesse de quémander un peu de place dans la vie. Puisque Dieu ne s’impose pas, il nous faut nous imposer cette discipline de lui ouvrir la porte et lui offrir une place où demeurer. La disponibilité de service enfin, pour répondre aux besoins qui surgissent. Croyons-nous que nos frères espagnols de Galice ou d’Estrémadure avaient prévu de passer leur été à éteindre les incendies qui ravagent encore aujourd’hui leur région ? Combien de feux s’allumeront à l’improviste, dans notre année à venir ? (…)
Une nouvelle année se profile avec son lot d’habitudes et de régularités, inutiles à combattre car la vie est ainsi faite. Elle pourra être une année nouvelle, si nous ne la saturons pas à l’avance, en laissant nos agendas et tous nos plannings être les complices des surprises de la vie et des clins d’œil divins de chaque jour. »
Chronique d’Arnaud Alibert, prêtre assomptionniste, rédacteur en chef à La Croix
A nos agendas, nous pourrions inscrire la méditation qui se poursuit à la Communauté des Prêtres du Sacré-Cœur de Clairefontaine ; celle-ci s’était inscrite dans le cours de l’année sainte 2025 mais se poursuivrait cette année 2026 encore car, selon le supérieur Jean-Jacques Flamang, l’espérance doit continuer à nous guider : l’espérance nous invite à mettre notre confiance en Dieu ; à croire qu’il est toujours à nos côtés, même au cœur de nos épreuves, à ne pas nous appuyer sur nos seules forces.
« Ô Père, dans ta miséricorde, tu as écouté les supplications de tes enfants. Sur le chemin, qui nous a conduit dans l’Année sainte, tu as renouvelé notre foi et fait grandir en nous l’espérance et la charité, en nous aidant à être des témoins de ton amour dans le monde. Merci Seigneur ! Continue à nous guider sur les chemins »
(extrait du livret de la méditation du 21-12-2025)
« Avec nous également ’’la création en attente aspire à la révélation des fils de Dieu’’. (…) Dans l’attente de l’harmonie et de la pleine louange, toute la création doit entonner dès à présent avec l’homme un hymne de joie et d’espérance. Faisons-le, nous aussi, avec les paroles d’un hymne du IIIème siècle : ‘’Que toutes ensemble les merveilleuses créations de Dieu ne se taisent ni le matin ni le soir ! Que ne se taisent pas non plus les astres lumineux, ni les hautes montagnes, ni les abîmes des mers, ni les sources des fleuves rapides, tant que nous chantons dans nos hymnes le Père, le Fils et l’Esprit Saint. Que tous les anges des cieux répondent : Amen ! Amen ! Amen !’’ »
Jean-Paul II, homélie du 2 nov. 1986
Billy Cedeno de Pixabay
« Mais l’Avent est aussi un temps pour ouvrir les yeux sur la pauvreté, particulièrement celle des enfants car plus de 2000 ans plus tard, combien d’enfants naissent encore dans la pauvreté, sans que nous leur fassions une place ? Dans une Belgique prospère, plus d’un enfant sur 6 vit sous le seuil de pauvreté. Cette réalité interpelle notre conscience collective en cette période qui devrait être synonyme d’espoir et de générosité. (…) Ce temps de l’Avent peut devenir un temps de l’action (soutien aux associations locales, interpellations des décideurs(euses) politiques…) car l’Avent ne brille pas dans nos décorations mais dans notre capacité à tendre la main vers les plus fragiles. »
(Tiré de l’édito d’Entraide et Fraternité de novembre 2025)
« Engageons-nous tous » : Léon XIV exhorte les puissants à entendre le cri des pauvres
(…) Contre la « mondialisation de l’impuissance »
Faisant allusion aux différentes guerres à travers le monde, Léon XIV a notamment fustigé la « mondialisation de l’impuissance, qui est fondée sur un mensonge : la croyance que l’histoire a toujours été ainsi et ne peut changer. L’Évangile, en revanche, nous dit que le Seigneur vient nous sauver précisément dans les bouleversements de l’histoire. Et nous, communauté chrétienne, nous devons être aujourd’hui, un signe vivant de ce salut au milieu des pauvres. » (…)
Appelant les chrétiens à s’engager aux côtés des plus pauvres et des plus fragiles, le pape américain a également invité les chefs d’État et les responsables politiques « à écouter le cri des plus pauvres » : « Il ne peut y avoir de paix sans justice, et les pauvres nous le rappellent de multiples façons, par leurs migrations comme par leur cri, souvent étouffé par le mythe d’un bien-être et d’un progrès qui ne tiennent pas compte de chacun et oublient même nombre de créatures en les abandonnant à leur sort. »
Extraits de l’ homélie prononcée par le pape Léon XIV lors du Jubilé des pauvres le dimanche 16 novembre dernier
Saint-Martin de Tours, photo Sylvianne
14 décembre, 11heure, à la paroisse de Barnich : messe animée par les cornemuses de Pierrot et ses amis
Marie-Claire, à travers cette vidéo, a mis en valeur des tableaux, des vitraux glanés lors de ses voyages ou rencontrés chez nous. Ils concernent tous la Nativité et elle a la gentillesse de partager avec nous tous :
Pour rappel, le bulletin du mois en cours est toujours disponible dans le menu principal du site (sous le titre « Dernier bulletin mensuel »). Bonne lecture!
5.01 Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. 5.02 Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : 5.03 « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. 5.05 Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. 5.07 Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. 5.08 Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. 5.09 Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Source : Evangile selon St Matthieu, AELF
Dans une étude exégétique des huit béatitudes, Mgr Albert Rouet montre la dimension programmatique des Béatitudes selon saint Matthieu.
Paroles inaugurales : « Et il dit : heureux… »
Avant même d’entrer dans l’exégèse du texte, Mgr Rouet définit deux niveaux, « au temps du Christ pour détecter son écart et sa différence par rapport à l’attente des foules qui se pressaient à sa suite ; et au temps de Matthieu, au moment de la rédaction, pour saisir en quoi le texte oblige la communauté déjà constituée à évoluer et à s’amender ». À ces deux niveaux s’ajoutent des destinataires définis par le texte même : « Les Béatitudes constituent les paroles inaugurales, adressées non pas aux puissants ni aux sages, mais à ceux que la vie malmène (les pauvres, les affligés, les persécutés), et à ceux qui s’efforcent d’en adoucir les peines (les miséricordieux, les pacifiques, les cœurs limpides). » Et l’auteur fait remarquer qu’elles sont au tout début de l’Évangile de Matthieu : « Pour lui, elles constituent le véritable commencement de la vie publique de Jésus. »
Ainsi placées, les Béatitudes s’imposent comme un texte programmatique : « Être heureux touche le plus profond des aspirations d’un être. (…) À la différence du bonheur béat qui aspire à l’immobilisme pour que rien ne change. (…) Si le bonheur se recherche parfois dans les choses, être heureux découle d’une relation avec une autre personne. »
Chaque béatitude est ensuite décryptée à la lumière d’autres péricopes, à l’exemple que la première des béatitudes pour les pauvres mises en parallèle avec le chapitre 25 de Matthieu, « J’ai eu faim, j’ai eu soif, j’étais un étranger… ». Quand Jésus annonce aux doux qu’ils « posséderont la terre », celle-ci fait l’objet de résonances dans toute la Bible. Quand il évoque les affligés, il ne précise pas quelle peut être l’origine de la souffrance… Et ainsi de suite, l’auteur montre que les Béatitudes, loin d’être seulement une parole pour une série d’individus, viennent dresser la ligne directrice d’une société, d’un monde nouveau. Et finalement du Royaume.
Commentaire de Et il dit : heureux, Lecture des Béatitudes selon saint Matthieu, Mgr Albert Rouet, par Christophe Henning, site Croire.com, 25-02-2024
Photo tirée du voyage organisé par Olivier Bourguet, sud de Madagascar, mai 2025
Le 15 novembre, journée mondiale des pauvres
Dans son discours adressé aux mouvements populaires, jeudi 23 octobre au Vatican, Léon XIV paraphrase le Père de l’Église : « Selon Augustin, dit le pape, l’“humain” est au centre d’une éthique de responsabilité. Il nous enseigne que la responsabilité, surtout envers les pauvres et ceux qui ont des besoins matériels, naît du fait d’être humain avec ses semblables et, par conséquent, de la reconnaissance de notre “humanité commune” » (…)
La vision de la pauvreté exprimée ici par Léon XIV s’inscrit dans la droite ligne d’une tradition chrétienne très ancienne. C’est elle qui fonde la doctrine sociale de l’Église et sa conviction d’une « destination universelle des biens » : les ressources de la terre sont destinées à tous.
Dans l’Aula Paolo VI, ce jeudi soir, le pontificat semble avoir pris une direction claire. Le pape a redit à haute voix ce qu’il avait écrit il y a moins de trois semaines dans Dilexi te et ce que beaucoup ici vivent en silence : la pauvreté n’est pas une fatalité, mais un choix de société. (Site La Croix.com)
Photo prise en août 2022 lors de la visite de Frère Joseph à Madagascar et entre autres, à Catherine (au centre) alors encore aux études et en stage
Vous souvenez-vous de Catherine et de son projet de cabinet gynécologique ?
Voici un petit montage photos montrant Catherine dans son pays, Madagascar, et plus particulièrement, le sud de Madagascar et les environs de Fianarantsoa.
Les différentes vues, excepté celles de Catherine (transmises via frère Joseph) sont d’Anne G. qui a visité le pays en avril, mai 2025, donc tout récemment, et a ramené une multitude de photos qu’elle a eu la gentillesse de partager. Dans le sud de Madagascar, la pauvreté règne. Alors un don, si modeste soit-il, est important ; vous pouvez le faire via le compte :
LU07 1111 01375982 0000
de Heimat und Mission – Communauté des Prêtres du Sacré-Cœur de Clairefontaine, en indiquant ‘’Madagascar, projet Catherine’’. Merci pour elle et pour tous les jeunes qui suivront peut-être son exemple !
Soyez assurés que votre argent arrivera à bon port, frère Joseph y veille, ainsi que la Communauté des prêtres du Sacré-Cœur, et Catherine en fera bon usage, n’en doutons pas !
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« Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas » (Mc 13-31)
« (…) Depuis que Jésus est venu sur Terre nous sommes toujours dans « la fin des temps », c’est-à-dire dans un temps linéaire orienté vers une fin spirituelle qui donne une direction à notre existence. Et pourtant, chaque nouvelle année liturgique nous rappelle également que notre temps humain est cyclique, et que nous avons besoin de ce perpétuel retour pour approfondir dans notre chair la compréhension de la venue du Christ dans nos vies.(…)
Tout disparaîtra de ce monde, promet Jésus, mais nous n’avons pas à nous inquiéter du jour et de l’heure de cette disparition car il nous assure que le secret de la fin des temps n’appartient pas à l’homme mais au Père seulement. Notre préoccupation doit doncdemeurer dans la seule chose qui tienne :sa Parole. Quand Jésus dit « Mes paroles ne passeront pas » il nous rappelle à notre devoir de transmission de sa parole de génération en génération. Ainsi notre temps cyclique humain devient approfondissement du sens de son message à partir du moment où les hommes, d’un siècle à l’autre, méditent sa Parole de façon toujours nouvelle et lui donne vie dans leur histoire. »
Alexia Tisserand, professeure de français, site Croire.com, 14-11-2024
Un site intéressant sur YouTube « Mon expérience de Dieu » qui propose à toutes sortes de chrétiens, jeunes ou moins jeunes, laïcs, prêtres ou religieux, engagés ou non dans l’Église, de mettre en ligne une courte vidéo pour témoigner de leur expérience de Dieu.
Le site accueille deux nouveaux témoignages par semaine. Ses fondateurs sont heureux de constater qu’il suscite l’intérêt des acteurs de la pastorale auprès des jeunes.
13 septembre dernier : en l’église de Sterpenich, concert du Chœur de la Charité de Paris précédé par une prestation de deux de nos organistes et la chorale de l’UP :
Photo : Anne
Photo Sylvianne
Le 21 septembre devait avoir lieu l’envoi de la nouvelle équipe pastorale mais il n’en fut rien…
Par contre l’assemblée a prié pour la poursuite de l’unité et a accueilli un nouveau prêtre, l’abbé Joseph Bandorayingwe (voir l’article dans le Trait d’Union) qui officiera le weekend uniquement avec l’appui ponctuel de l’abbé Jean-Marie Piron que tous remercient chaleureusement pour son dévouement.
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