JUILLET 2026 – « Dieu est pour nous refuge et force, secours dans la détresse, toujours offert » (psaume 45)

Image Pixabay

Pour juillet, en partage, ce témoignage rare, d’une chrétienne russe :

« Je souhaitais depuis longtemps écrire une lettre ouverte à mes frères et sœurs en Christ. D’une part, je pense que les catholiques du monde entier doivent savoir ce que vivent leurs coreligionnaires en Russie et, d’autre part, ne pouvant parler ouvertement dans mon pays et même dans ma paroisse, je ressens un besoin profond et irrésistible d’exprimer enfin tout ce que j’ai porté en moi pendant toutes les années de la guerre. Cette lettre ouverte est une initiative personnelle. Je suis contrainte de rester anonyme pour ma propre sécurité et pour celle des autres catholiques de Russie, qui ne doivent en aucun cas être compromis par mes propos.

Dans ma paroisse, de nombreux paroissiens soutiennent activement la guerre. Dans les premiers mois, après les images des immeubles détruits à Kiev, après l’horrible massacre de Boutcha, je n’ai pas trouvé la force de leur dire bonjour ou de leur donner la paix du Christ à la messe. Je ne les déteste pas, mais j’ai du mal à les voir comme des frères et sœurs dans le Christ. Ce merveilleux sentiment d’unité et de proximité qui m’enveloppait lors des messes de Noël ou de Pâques dans ma jeunesse a disparu et je ne sais si je le retrouverai un jour. Franchement, j’ai peur de ces gens, je me tiens à l’écart et j’évite les conversations qui pourraient leur faire connaître mes opinions sur la guerre et la politique. Je ne peux prétendre qu’ils me dénonceront, mais je veux éviter les situations potentiellement dangereuses. (…)

La grande et amère leçon des catastrophes du XXe siècle semble n’avoir rien appris à l’humanité. L’Holocauste et les camps de la mort ne nous ont pas “vaccinés” contre de nouveaux crimes. Nous, les hommes du XXIe siècle, devons encore et toujours choisir entre le bien et le mal. Au plus profond de nos cœurs, nous devons nous rappeler sans cesse pourquoi nous sommes chrétiens et ce à quoi nous sommes appelés. Être une lumière pour le monde, des témoins de l’amour et du pardon, et non de la guerre et de la haine.

Cette lettre peut sembler trop émotive et chaotique, mais croyez-moi, vous avez devant vous le cri de mon âme, l’appel de votre sœur en Christ, qui demande vos prières et qui est prête à prier pour vous. Pour notre Église, afin que les portes de l’enfer ne prévalent pas contre elle en ce temps, comme elles n’ont pas prévalu contre elle dans les temps passés. » Lettre d’une dissidente catholique russe en sursis : « Tout ce qui nous reste, c’est notre vie intérieure ».

Recueilli par Malo Tresca, publié le 17 avril 2026 sur La Croix.com

Photo Sylvianne

« Seigneur de la Vie, toi qui as façonné chaque être humain à ton image et ressemblance, nous croyons que tu nous as créés pour la communion, non pour la guerre, pour la fraternité, non pour la destruction.

Désarme nos cœurs de la haine, du ressentiment et de l’indifférence, afin que nous devenions des instruments de réconciliation.

Que chaque parole bienveillante, chaque geste de réconciliation et chaque choix de dialogue soient les semences d’un monde nouveau. Amen. »

Extraits de la prière du pape Léon XIV

JUIN 2026 – « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé,  moi aussi, je vous envoie. » (Evangile de Jean, 20-21)

Les disciples d’Emmaüs (église de Weyler) photo Jean-Louis

Ecrire une icône est un chemin comportant de nombreuses étapes. Tout, dans l’icône, est symbolique, et donc porteur d’un sens profond.

Pour comprendre la signification de l’icône, il faut tout d’abord reconnaître en celle-ci une expression artistique assez particulière. On pourrait appeler peinture réaliste celle qui prétend reproduire la nature de telle sorte qu’en voyant le portrait d’une personne par exemple, on croie la voir réellement. A l’opposé, la peinture dite idéaliste vise à provoquer une impression déterminée, par exemple joie, pitié…L’art du peintre d’icône se rattache à ce dernier type, mais cherche en plus à introduire le spectateur à la prière. L’icône n’est donc ni un portrait, ni une œuvre d’art conçue selon les règles de l’art profane. La plupart des icônes ont été peintes dans des monastères ou ermitages. Les moines préparaient d’abord une planche de bouleau ou de pin suffisamment épaisse qu’ils creusaient légèrement à l’endroit choisi pour l’image, l’espace environnant formant le cadre. Ils couvraient alors le tableau de colle épaisse mêlée de plâtre et de poussière d’albâtre.

Ensuite, après avoir jeûné et prié, l’artiste recevait une bénédiction spéciale. Les pinceaux et les matériaux étaient bénis également. Puis le peintre traçait l’esquisse de son sujet en s’inspirant des règles et modèles établis par l’Eglise byzantine. Son icône devait être, en effet, une sorte de catéchisme vrai et expressif pour les nombreux chrétiens illettrés (les icônes sont apparues vers le 12ième siècle). L’icône était alors bénite selon le rituel de l’Eglise byzantine ; elle devenait l’objet d’une vénération spéciale ; elle jouissait désormais d’un respect comparable à celui des reliques de saints…

Basé sur le petit fascicule ’’La mère de Dieu de Vladimir’’ et le Culte des Icônes de J.Annez de Taboada, sj

« Ma prière, c’est mon icône. Elle est ma lucarne sur Dieu, ma rosace, ma verrière sur laquelle, lui et moi posons nos couleurs. Elle est mon hublot sur Dieu.

Ma prière, c’est mon icône. Dans l’encombrement de mes habitudes, elle ménage un espace ; dans l’entremêlement de mes habitudes, elle dégage un orifice ; dans l’entrecroisement de mes joies, elle me conduit plus loin.
Ma prière, c’est mon icône. Elle est le lieu où je suis en attente ; elle est le moment où je prends conscience du passage de Dieu et où je décide en pleine connaissance de cause de me laisser éblouir par sa présence. »

Charles Singer

L’Ascension (église de Sterpenich) photo Arlette
La Trinité (église de Barnich) photo Sylvianne

Bien sûr les icônes écrites par Albert Warnon, décédé, sont plus simples mais ont demandé beaucoup de patience, de doigté (avec parfois application d’une fine couche d’or) et aussi de spiritualité ; elles sont donc un excellent support à notre prière et c’est une vraie grâce qu’elles soient parvenues dans nos paroisses et nous remercions chaleureusement sa famille.

A regarder sur la chaine YouTube de l’UP des Eaux-vives

Premières communions à l’église de Barnich :

Confirmations à l’église d’Udange :


À lire aussi

cDuBBy de Pixabay

« Magnifica humanitas » : le pape Léon XIV lance un grand appel à « désarmer l’IA » dans sa première encyclique

« Appeler à la prudence, à des contrôles rigoureux et parfois même à un ralentissement dans l’adoption de l’IA ne signifie pas être contre le progrès, mais faire preuve d’une attention responsable envers la famille humaine », écrit notamment le pape. Tout le texte est finalement traversé par cette question : comment préserver la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle ?

L’encyclique arrive à un moment de vérité. Nous sortons d’un cycle où la fascination pour la technologie a trop souvent tenu lieu de pensée, y compris en politique. Magnifica humanitas brise cette complaisance : elle dit clairement que l’IA n’est pas un gadget, ni un simple marché, mais un lieu où se joue le visage même de l’humanité. Le pape ne parle pas d’abord de machines, il parle de l’homme, de sa fragilité, de sa liberté, de sa vocation à la relation.

Commentaire basé sur La Croix.com du 25-05-2026

Consultez le texte complet de l’encyclique sur le site du Vatican.

INTENTIONS DE MESSE

Vos intentions de messe sont demandées 1 mois à l’avance (par ex: en novembre pour décembre) et 7€ / messe sont à verser sur le compte de l’Asbl « Les Eaux vives » : BE24 0689 3570 1938. Communication : nom de la paroisse.

Sans oublier de remettre votre intention : nom, paroisse, la date approximative.
– Soit, vous glissez votre intention écrite dans le panier de la collecte,
– Soit, vous la confiez au Père Amari,
– Soit, vous la confiez à un responsable paroissial :

– Pour Barnich: Sylvianne GOB-VIEUXTEMPS.
– Pour Sterpenich: Sabrina LUONGO,
– Pour Toernich: Jean-Claude KIRSCH
– Pour Udange: Marc SAINLEZ
– Pour Autelhaut / Weyler : Colette CLOOS.

Merci pour votre collaboration.

(paru dans le bulletin « Trait d’union », édition mai 2025)

JANVIER 2026

Ô ma joie et mon espérance, le Seigneur est mon chant.
C’est de lui que vient le pardon ;
En lui j’espère, je ne crains rien

(chant communauté de Taizé)

Image Pixabay

« L’agenda marque les rendez-vous, date et lieu, où il va se passer quelque chose. Chaque point de l’agenda pourra être un moment de grâce, de conversion, d’appel. L’agenda a quelque chose de sacramentel : on lui livre un espace de notre vie et il en deviendra ce que la Providence en fera. Comme l’eau d’une vasque peut devenir le Jourdain d’un baptême, comme les espèces du pain et du vin deviennent le repas du Seigneur, etc. On le sait bien, il peut s’en passer des choses dans « ces moments-là ».

Le planning met devant mes yeux l’épopée de l’année à venir. Il raconte à l’avance l’histoire sainte qui pourra être la mienne, celle de ma paroisse, de mon équipe de travail, bref de la communauté humaine dans laquelle je m’engagerai. Le planning est un acte de foi dans la présence de Dieu et son action, à la fois déterminé et peu précis : « avec tout ça, Dieu fera bien quelque chose », s’autorise-t-on à penser… « Tout homme est une histoire sacrée », dit le cantique.

(…). De quelles disponibilités vais-je faire preuve, le pluriel n’étant pas ici une erreur ?

La disponibilité affective d’abord, pour honorer les relations qui me construisent et permettent aux autres d’en faire autant. La disponibilité intérieure aussi, pour accueillir l’invisible et l’infini qui n’ont de cesse de quémander un peu de place dans la vie. Puisque Dieu ne s’impose pas, il nous faut nous imposer cette discipline de lui ouvrir la porte et lui offrir une place où demeurer. La disponibilité de service enfin, pour répondre aux besoins qui surgissent. Croyons-nous que nos frères espagnols de Galice ou d’Estrémadure avaient prévu de passer leur été à éteindre les incendies qui ravagent encore aujourd’hui leur région ? Combien de feux s’allumeront à l’improviste, dans notre année à venir ? (…)

Une nouvelle année se profile avec son lot d’habitudes et de régularités, inutiles à combattre car la vie est ainsi faite. Elle pourra être une année nouvelle, si nous ne la saturons pas à l’avance, en laissant nos agendas et tous nos plannings être les complices des surprises de la vie et des clins d’œil divins de chaque jour. »

Chronique d’Arnaud Alibert, prêtre assomptionniste, rédacteur en chef à La Croix


A nos agendas, nous pourrions inscrire la méditation qui se poursuit à la Communauté des Prêtres du Sacré-Cœur de Clairefontaine ; celle-ci s’était inscrite dans le cours de l’année sainte 2025 mais se poursuivrait cette année 2026 encore car, selon le supérieur Jean-Jacques Flamang, l’espérance doit continuer à nous guider : l’espérance nous invite à mettre notre confiance en Dieu ; à croire qu’il est toujours à nos côtés, même au cœur de nos épreuves, à ne pas nous appuyer sur nos seules forces.

« Ô Père, dans ta miséricorde, tu as écouté les supplications de tes enfants.
Sur le chemin, qui nous a conduit dans l’Année sainte, tu as renouvelé notre foi et fait grandir en nous l’espérance et la charité, en nous aidant à être des témoins de ton amour dans le monde.
Merci Seigneur ! Continue à nous guider sur les chemins »

(extrait du livret de la méditation du 21-12-2025)

BONNE ANNEE 2026!