Le futur dispensaire – avril 2026 – photo frère Joseph
Lors de la messe de ce 2 août, frère Joseph m’a fait part de son prochain départ pour Madagascar afin de visiter l’état d’avancement des travaux du futur centre de santé à Talata Ampano (sud-ouest de Madagascar, province de Fianarantoa). Le deuxième étage est en voie de finition.
Quelqu’un (une) serait-il (elle) éventuellement intéressé(e) de l’accompagner ? Une personne d’origine française s’est déjà manifestée. Départ de Paris le 29 septembre prochain (vol direct).
Pour plus d’infos : contacter frère Joseph : tél. Clairefontaine : 063 24 01 81 , Whatt’s App : 33 6 87945175 ou 32 472449104 ou via son mail : ami.despauvresm@gmail.com
Vous pouvez aussi toujours contribuer à la finalisation de ce beau projet qui permettra à Catherine de travailler dans des conditions décentes via un don à un des comptes suivants : Prêtres du Sacré-Cœur : LU07 1111 0137 5982 0000 ou bien BE36 0000 3483 1181.
« La religieuse dominicaine et théologienne Catherine Aubin explique comment prier avec la Vierge Marie, la recentre sur sa vie intérieure en lui apportant paix, douceur, sécurité. Et comment elle peut changer nos vies, très concrètement.
J’enseigne à Montréal depuis 2020. Dès que je m’y suis installée, j’ai commencé à dire un Je Vous salue Marie en début de cours avec mes étudiants, alors qu’à Rome je débutais toujours par un Notre Père. Pourquoi ce changement ? J’ai appris que Montréal, au moment de sa fondation il y a trois cent cinquante ans, s’appelait Ville-Marie. Un signe ? J’ai le sentiment que Marie m’aide à assembler les morceaux du puzzle de ma vie, elle qui, nous disent les Évangiles, gardait et veillait ce qu’elle vivait dans son cœur. Elle nous invite à relier les événements de notre quotidien pour y discerner la trace de l’Esprit Saint et de la parole de Dieu (…)
J’ai retrouvé le goût et la saveur d’une vie spirituelle et intérieure caractérisée par la simplicité. Mettre en relief la vie de Marie dans sa vie spirituelle, c’est faire place à l’essentiel, à l’intériorité, plutôt qu’à la dispersion. Je redécouvre la puissance, la valeur, la douceur de l’intériorité, le calme, la paix, la sécurité du cœur profond. Et c’est plus facile à faire en compagnie de Marie.
Dans les Évangiles, je suis très sensible aux questions qu’elle pose. À l’ange qui vient la trouver, elle demande : « Comment cela se fera-t-il ? » Prier avec Marie, c’est entrer dans un espace d’intelligence du cœur et de confiance radicale, comme elle et avec elle. Aux noces de Cana, c’est elle qui indique à Jésus que les convives vont manquer de vin et lui demande d’agir. Elle a une attitude de questionnement et de collaboration dans la foi et dans l’espérance, qui m’apprend à voir les besoins des autres et à m’adresser à Jésus. Dieu ne fait rien sans nous, mais il emprunte parfois des chemins inattendus et déconcertants. Marie a la souplesse de l’argile dans les mains du potier. Elle nous aide à entrer dans le projet de Dieu, même quand nous résistons. Jusqu’au pied de la croix, elle est restée debout, face à des événements extrêmement douloureux et incompréhensibles. Toujours prête à avancer. »
Recueilli par Christel Juquois, le 14/03/2024, site La Croix.com
Les baptêmes ne sont pas très nombreux dans nos paroisses mais certains éveillent notre attention : celui de ces enfants, par exemple, Eve et Ulysse, qui souhaitaient vraiment être baptisés, être disciples, amis de Jésus ; qu’ils en soient remerciés ainsi que leurs parents et famille, ils soutiennent notre espérance. Puissent-ils trouver au sein de la communauté l’accueil qu’ils méritent.
Êve et Ulysse Gangloff – photo Arlette
Envie de lire : « Nous avons bien connu Jésus ! Les animaux de l’Evangile nous parlent de lui » par Edith JACQUES et illustrations de Marie-Marthe HAUFERLIN, sœur à l’abbaye de Cordemois.
N’hésitez pas à consulter la page Facebook ou le site internet de l’abbaye : des retraites, des concerts, des visites guidées y sont proposées…soutenue par de nombreux bénévoles, l’abbaye connaît une nouvelle jeunesse…
Pour juillet, en partage, ce témoignage rare, d’une chrétienne russe :
« Je souhaitais depuis longtemps écrire une lettre ouverte à mes frères et sœurs en Christ. D’une part, je pense que les catholiques du monde entier doivent savoir ce que vivent leurs coreligionnaires en Russie et, d’autre part, ne pouvant parler ouvertement dans mon pays et même dans ma paroisse, je ressens un besoin profond et irrésistible d’exprimer enfin tout ce que j’ai porté en moi pendant toutes les années de la guerre. Cette lettre ouverte est une initiative personnelle. Je suis contrainte de rester anonyme pour ma propre sécurité et pour celle des autres catholiques de Russie, qui ne doivent en aucun cas être compromis par mes propos.
Dans ma paroisse, de nombreux paroissiens soutiennent activement la guerre. Dans les premiers mois, après les images des immeubles détruits à Kiev, après l’horrible massacre de Boutcha, je n’ai pas trouvé la force de leur dire bonjour ou de leur donner la paix du Christ à la messe. Je ne les déteste pas, mais j’ai du mal à les voir comme des frères et sœurs dans le Christ. Ce merveilleux sentiment d’unité et de proximité qui m’enveloppait lors des messes de Noël ou de Pâques dans ma jeunesse a disparu et je ne sais si je le retrouverai un jour. Franchement, j’ai peur de ces gens, je me tiens à l’écart et j’évite les conversations qui pourraient leur faire connaître mes opinions sur la guerre et la politique. Je ne peux prétendre qu’ils me dénonceront, mais je veux éviter les situations potentiellement dangereuses. (…)
La grande et amère leçon des catastrophes du XXe siècle semble n’avoir rien appris à l’humanité. L’Holocauste et les camps de la mort ne nous ont pas “vaccinés” contre de nouveaux crimes. Nous, les hommes du XXIe siècle, devons encore et toujours choisir entre le bien et le mal. Au plus profond de nos cœurs, nous devons nous rappeler sans cesse pourquoi nous sommes chrétiens et ce à quoi nous sommes appelés. Être une lumière pour le monde, des témoins de l’amour et du pardon, et non de la guerre et de la haine.
Cette lettre peut sembler trop émotive et chaotique, mais croyez-moi, vous avez devant vous le cri de mon âme, l’appel de votre sœur en Christ, qui demande vos prières et qui est prête à prier pour vous. Pour notre Église, afin que les portes de l’enfer ne prévalent pas contre elle en ce temps, comme elles n’ont pas prévalu contre elle dans les temps passés. » Lettre d’une dissidente catholique russe en sursis : « Tout ce qui nous reste, c’est notre vie intérieure ».
Recueilli par Malo Tresca, publié le 17 avril 2026 sur La Croix.com
Photo Sylvianne
« Seigneur de la Vie, toi qui as façonné chaque être humain à ton image et ressemblance, nous croyons que tu nous as créés pour la communion, non pour la guerre, pour la fraternité, non pour la destruction.
Désarme nos cœurs de la haine, du ressentiment et de l’indifférence, afin que nous devenions des instruments de réconciliation.
Que chaque parole bienveillante, chaque geste de réconciliation et chaque choix de dialogue soient les semences d’un monde nouveau. Amen. »
Pour comprendre la signification de l’icône, il faut tout d’abord reconnaître en celle-ci une expression artistique assez particulière. On pourrait appeler peinture réaliste celle qui prétend reproduire la nature de telle sorte qu’en voyant le portrait d’une personne par exemple, on croie la voir réellement. A l’opposé, la peinture dite idéaliste vise à provoquer une impression déterminée, par exemple joie, pitié…L’art du peintre d’icône se rattache à ce dernier type, mais cherche en plus à introduire le spectateur à la prière. L’icône n’est donc ni un portrait, ni une œuvre d’art conçue selon les règles de l’art profane. La plupart des icônes ont été peintes dans des monastères ou ermitages. Les moines préparaient d’abord une planche de bouleau ou de pin suffisamment épaisse qu’ils creusaient légèrement à l’endroit choisi pour l’image, l’espace environnant formant le cadre. Ils couvraient alors le tableau de colle épaisse mêlée de plâtre et de poussière d’albâtre.
Ensuite, après avoir jeûné et prié, l’artiste recevait une bénédiction spéciale. Les pinceaux et les matériaux étaient bénis également. Puis le peintre traçait l’esquisse de son sujet en s’inspirant des règles et modèles établis par l’Eglise byzantine. Son icône devait être, en effet, une sorte de catéchisme vrai et expressif pour les nombreux chrétiens illettrés (les icônes sont apparues vers le 12ième siècle). L’icône était alors bénite selon le rituel de l’Eglise byzantine ; elle devenait l’objet d’une vénération spéciale ; elle jouissait désormais d’un respect comparable à celui des reliques de saints…
Basé sur le petit fascicule ’’La mère de Dieu de Vladimir’’ et le Culte des Icônes de J.Annez de Taboada, sj
« Ma prière, c’est mon icône. Elle est ma lucarne sur Dieu, ma rosace, ma verrière sur laquelle, lui et moi posons nos couleurs. Elle est mon hublot sur Dieu.
Ma prière, c’est mon icône. Dans l’encombrement de mes habitudes, elle ménage un espace ; dans l’entremêlement de mes habitudes, elle dégage un orifice ; dans l’entrecroisement de mes joies, elle me conduit plus loin. Ma prière, c’est mon icône. Elle est le lieu où je suis en attente ; elle est le moment où je prends conscience du passage de Dieu et où je décide en pleine connaissance de cause de me laisser éblouir par sa présence. »
Charles Singer
L’Ascension (église de Sterpenich) photo Arlette
La Trinité (église de Barnich) photo Sylvianne
Bien sûr les icônes écrites par Albert Warnon, décédé, sont plus simples mais ont demandé beaucoup de patience, de doigté (avec parfois application d’une fine couche d’or) et aussi de spiritualité ; elles sont donc un excellent support à notre prière et c’est une vraie grâce qu’elles soient parvenues dans nos paroisses et nous remercions chaleureusement sa famille.
A regarder sur la chaine YouTube de l’UP des Eaux-vives
« Appeler à la prudence, à des contrôles rigoureux et parfois même à un ralentissement dans l’adoption de l’IA ne signifie pas être contre le progrès, mais faire preuve d’une attention responsable envers la famille humaine », écrit notamment le pape. Tout le texte est finalement traversé par cette question : comment préserver la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle ?
L’encyclique arrive à un moment de vérité. Nous sortons d’un cycle où la fascination pour la technologie a trop souvent tenu lieu de pensée, y compris en politique. Magnifica humanitas brise cette complaisance : elle dit clairement que l’IA n’est pas un gadget, ni un simple marché, mais un lieu où se joue le visage même de l’humanité. Le pape ne parle pas d’abord de machines, il parle de l’homme, de sa fragilité, de sa liberté, de sa vocation à la relation.
Capture d’écran de Vatican news, voyage du pape en Afrique-Guinée équatoriale 22-04-26
Quelle magnifique représentation de la vierge et l’enfant, quelle tendresse…
et cette belle prière du pape Léon XIV
« Ce matin, que la paix de Dieu devance chacun de tes pas.
Que là où tu portes encore des inquiétudes, le Ciel dépose une assurance nouvelle.
Que ce qui te semblait bloqué commence doucement à s’ouvrir, non par ta seule force, mais par la grâce. N’entre pas dans cette journée avec la peur de ce qui pourrait mal tourner. Entre avec la foi que Dieu agit déjà, même dans l’invisible.
Et surtout, ne néglige pas la messe.
Là où beaucoup cherchent des solutions humaines, Dieu te donne Sa présence réelle.
Dans l’Eucharistie, tu ne reçois pas seulement une bénédiction… tu reçois le Christ Lui-même, force pour ta journée, lumière pour tes décisions, paix pour ton cœur.
Que le Seigneur bénisse ton travail, éclaire tes décisions, protège ta famille et fortifie ton cœur. Et si la fatigue est là, souviens-toi : Dieu ne demande pas que tu sois parfait, mais que tu restes fidèle.
Aujourd’hui, avance avec confiance. Dieu marche devant toi. »
Pape Léon XIV
Image Tungart7, Pixabay
Et celle du Père Charles Delhez, jésuite né en 1951, impliqué dans une multitude de mouvements, ancien directeur du journal Dimanche, décédé en avril 2026
« Ralentis mes pas, Seigneur.
Calme les battements de mon cœur en tranquillisant mon esprit. Freine ma marche par la vision de l’infini du temps. Accorde-moi, dans la confusion de ma journée, le calme des collines éternelles. Brise la tension de mes nerfs avec la musique apaisante des rivières qui chantent dans mon souvenir.
Aide-moi à découvrir le pouvoir guérisseur du sommeil. Apprends-moi l’art de prendre des vacances-minutes pour admirer une fleur, bavarder avec un ancien ami, ou en faire un nouveau, caresser un chien égaré, regarder une araignée tisser sa toile, sourire à un enfant, lire quelques pages d’un bon livre.
Rappelle-moi chaque jour que la course n’est pas toujours au plus pressé et que vivre mieux n’est pas vivre plus vite.
Encourage-moi à regarder vers les hautes branches du grand chêne et à me rappeler qu’il a grandi lentement.
Ralentis mes pas, Seigneur, et enseigne-moi à plonger mes racines profondément dans le sol des valeurs les plus durables de la vie. afin que je grandisse vers les étoiles de mon plus haut destin. »
Image par Maks, Pixabay
Lien vers le clip de Jonathan Paton à Clairefontaine avec les enfants de la catéchèse de l’UP :
Pour rappel, le bulletin du mois en cours est toujours disponible dans le menu principal du site (sous le titre « Dernier bulletin mensuel »). Bonne lecture!
« Mon cœur exulte, mon âme est en fête, Ma chair elle-même repose en confiance : Tu ne peux m’abandonner à la mort Ni laisser ton ami voir la corruption. »
Extrait du psaume 15, dédié à notre ami et collègue Philippe, parti trop tôt rejoindre le Seigneur.
De belles choses se passent dans nos villages.
Le groupe des 3×20 a reçu Nadine Rollin, bénévole de Barnich et Jennifer Leroy, responsable de l’accueil des réfugiés, au centre » les hirondelles » d’Autelbas-Barnich.
Ensemble nous avons visionné un film tourné auprès des réfugiés et ainsi pris connaissance de leur détresse. Puis nous avons dégusté de délicieuses crêpes confectionnées par Martine. L’ASBL de l’unité des Eaux-Vives n’est pas restée insensible à ce témoignage et a versé une aide au centre.
Thérèse, 8-03-2026
Jonathan Paton et Aurélien Laurencin, lors du tournage du clip, le 7 mars dernier, à Clairefontaine
Et le clip ‘’ Mon être entier ‘’ avec les enfants et jeunes de notre UP des Eaux-vives (disponible sur toutes les plateformes habituelles):
« Laissons Dieu habiter en nous. Laissons le corps et le sang de Jésus nous nourrir. Dieu nous donne les forces nécessaires pour accomplir la mission qu’il nous confie. Décentrons-nous. Faisons un pas de côté pour laisser le Seigneur se mettre au centre de notre vie, le laisser agir en nous. Laissons le Seigneur nous centrer sur Lui. Dieu est la source de toute vie, qui dilate notre cœur. Aimons ce monde comme le Seigneur l’a aimé. Adoptons le regard de Dieu pour rendre le monde plus juste, plus aimable. Seigneur, nourris notre prière, aussi par ton corps et ton sang. Prends la place centrale dans notre vie. Viens en nos cœurs pour que nous puissions avoir ton regard et aimer le monde comme toi-même l’as aimé. »
Extrait de l’homélie de Mgr Lejeusne au Sanctuaire de Sainte Julienne de Cornillon, monastère des sœurs Clarisses, béguinage contemporain, lors de la messe célébrée le 14 mars 2026