SEPTEMBRE 2025 –  » En attendant que je vienne, applique-toi à lire l’Écriture aux fidèles, à les encourager et à les instruire »  (1Tm 4.13)

« Puisqu’il est de bon ton, à l’heure du pape Léon XIV, de citer saint Augustin, rappelons ces lignes fameuses du plus célèbre converti de l’histoire du christianisme : prenant conscience de sa vie dissolue et pleurant sur les péchés qui pèsent sur sa conscience, Augustin entend, un jour, sortir d’une maison voisine « comme une voix d’enfant ou de jeune fille qui chantait et répétait souvent : ‘’Prends, lis ! Prends, lis !” ». Derrière cette ritournelle, Augustin voit immédiatement l’injonction à ouvrir la bible et, s’exécutant, il tombe sur un passage de saint Paul exactement adapté à sa situation. « Ces lignes à peine achevées, il se répandit dans mon cœur comme une lumière de sécurité qui dissipa les ténèbres de mon incertitude », raconte avec émotion l’auteur des Confessions.

Que ce soit à la fin du IVe siècle ou en 2025, la Bible fascine toujours autant qu’elle percute la vie de ceux qui la lisent. C’est en tout cas l’un des enseignements que l’on peut tirer de notre enquête sur le boom des ventes de bibles en France et dans le monde anglo-saxon. Plus de 10 000 exemplaires vendus par la seule Procure de Paris pour les six premiers mois de l’année, soit 20 % de plus qu’en 2024 pour la même période, confirmant une hausse régulière depuis trois ans…

Aussi intéressant que ces chiffres, le constat fait par les libraires que le public des acheteurs est aujourd’hui plus diversifié : un public en quête de sens et de réponses, « toutes générations et tous milieux confondus »… Les ventes de bibles apparaissent aujourd’hui comme d’autres marqueurs d’une quête spirituelle plus forte en France qui s’exprime de manière assumée. Prochaine enquête à venir, le boom des ventes des Confessions de saint Augustin… ? »

Céline Hoyeau, Cheffe de service Religion à La Croix, 19-06-2025, newsletter


Du 31 août au 7 septembre, octave à Notre Dame d’Arlon

…avec la belle prière d’Andrée Kerger:

Je te salue, Marie,

Reine de la paix, témoin d’espérance.

Du ‘’oui’’ serein de l’annonciation au ‘’oui’’ douloureux du calvaire, toute ta vie, tu es restée un modèle d’espérance. Dans ton cœur, tu murmurais discrètement ‘’que ta volonté soit faite’’.

Ton espérance, Marie, ce n’était pas une attitude. C’était un souffle puissant qui t’habitait tout entière, qui te faisait vivre et servir Dieu humblement et fidèlement.

En ces temps troublés où le monde semble marcher sur la tête, nous avons besoin que ton espérance nous enveloppe.

Qu’elle inspire les jeunes pour qu’ils continuent de croire en la possibilité d’un monde meilleur.

Qu’elle soit une force pour les parents et les éducateurs qui les accompagnent.
Qu’elle transforme les puissants de la terre en bergers attentifs aux besoins des pauvres et des petits.

Marie, témoin d’espérance, marche avec nous.
Que ta paix règne sur le monde.

Amen


Du 1er septembre au 4 octobre, mois de la création, avec cette année le thème ‘’Paix avec la création’’, inspiré du prophète Isaïe (Is 32, 4-18) qui appelle à rechercher une harmonie véritable avec Dieu, les autres et notre maison commune. Isaïe annonce qu’un jour, ‘’le désert deviendra un verger’’ et que ‘’la justice habitera dans le pays’’.

Les Eglises européennes et autres organisations religieuses appellent à un engagement quotidien pour la paix avec la création, en intégrant des pratiques durables dans nos vies. Cela inclut la prière, l’éducation et des actions pour protéger notre environnement et promouvoir un mode de vie sobre et respectueux.

AOUT 2025 – « Nous sommes maintenant enfant de Dieu, et ce que nous serons n’est pas encore apparu » (Jn3,2)

Image Pixabay

« Pourquoi Madeleine Delbrêl, cette assistante sociale française du milieu du XXe siècle, connaît-elle aujourd’hui encore un si grand succès ? Édition en 17 volumes de ses œuvres complètes, procès en béatification ouvert, forum international…

Née en 1904 dans la bourgeoisie de province, dont elle a reçu une éducation religieuse plutôt tiède, qu’elle a rejetée pendant son adolescence, Madeleine Delbrêl a passé un diplôme d’assistante sociale et s’est mise au service des pauvres et des incroyants dans une ville de banlieue parisienne. Qu’avait-elle d’extraordinaire ?

Sa foi d’abord. Marquée par une conversion « violente » à l’âge de 19 ans, elle a développé une spiritualité de l’action dans d’innombrables écrits, lettres, poèmes, prières, méditations, livres… Sa proximité avec les ouvriers et les communistes d’Ivry-sur-Seine, les gens des « périphéries », comme aurait dit le pape François. Et puis la qualité de son écriture. Madeleine Delbrêl trouvait toujours de belles images de la vie ordinaire pour faire comprendre des réalités spirituelles souvent indicibles. Ayant reçu « la joie de croire », elle voulait la partager, montrer Dieu en acte là où on l’ignorait.

Pour elle, la vie missionnaire ne peut dissocier la prière de l’engagement social, la contemplation de l’action. Cet enracinement dans la relation permanente au Christ l’a rendue libre, échappant aux étiquettes et aux idéologies. Voilà pourquoi ses propos sont toujours si actuels : ils débordent les limites des combats de son époque.

C’est un vrai bonheur de lire et de relire Madeleine Delbrêl. Sa joie, son humour, sa créativité dans l’écriture, mais aussi son intelligence, son humanité, sa rigueur intellectuelle… 

(…) Sainteté des gens ordinaires, ces gens que Dieu ‘’ ne retire pas du monde ‘’ : « Des gens qui font un travail ordinaire, qui ont un foyer ordinaire ou sont des célibataires ordinaires. Des gens qui ont des maladies ordinaires, des deuils ordinaires. Des gens qui ont une maison ordinaire, des vêtements ordinaires, ce sont les gens de la vie ordinaire (…)

Nous autres gens de la rue, croyons de toutes nos forces, que cette rue, que ce monde où Dieu nous a mis est pour nous le lieu de notre sainteté. »

Madeleine Delbrêl, La Sainteté des gens ordinaires, Œuvres complètes (O. C.), tome 7, Nouvelle Cité, 2009.

Extrait d’un article de Christel Juquois, publié le 28 mai 2025, La Croix.com

Saint Donat de Munstereifel

13 juillet : la belle célébration du 400ième anniversaire de l’église saint-Donat à Arlon présidé par le chanoine François Barbieux.

15 août : à 11 heures, célébration de l’Assomption au domaine marial de Sterpenich (si la météo est clémente)

Domaine marial de Sterpenich

3ième dimanche d’août : à 17 heures, méditation suivie par un temps d’adoration et les vêpres au Centre spirituel de Clairefontaine

Photo Martine

« Ce n’est pas le règne de la crainte qu’il vient établir, mais celui de l’amour, pour faire de nous non pas des esclaves, mais des enfants. » (St Augustin, Sermon 156)

JUILLET 2025 – Le jour où je t’appelle, réponds-moi, Seigneur

Image Geralt – Pixabay

Qui n’a jamais fait le constat de prières non exaucées, pour un malade, pour telle réussite, pour faire disparaître une grande souffrance ? Notre expérience paraît contredire la promesse de Jésus sur la prière : « demandez, on vous donnera ». Pour bien la comprendre, il faut être attentif au contexte dans lequel Jésus s’exprime. Il vient de transmettre le ‘’Notre Père’’ à ses disciples. Cette prière ne consiste pas à demander à Dieu qu’il fasse ce que nous désirons mais qu’il se manifeste aux hommes selon son dessein bienveillant : que son nom soit sanctifié et que son règne vienne. Alors, Dieu peut répondre à nos attentes. Saint Augustin dit que la prière de demande est là pour préparer nos cœurs à recevoir ce que Dieu nous offrira. En insistant sur la ténacité dans la demande, Jésus a conscience qu’il nous faut du temps pour reconnaître les bienfaits de Dieu.

(Extrait du Missel des dimanches 2025 – 17ième dimanche)

Psaume 137

01 De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : tu as entendu les paroles de ma bouche. Je te chante en présence des anges,
02 vers ton temple sacré, je me prosterne. Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité, car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
03 Le jour où tu répondis à mon appel, tu fis grandir en mon âme la force.
04 Tous les rois de la terre te rendent grâce quand ils entendent les paroles de ta bouche.
05 Ils chantent les chemins du Seigneur : « Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! »
06 Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ; de loin, il reconnaît l’orgueilleux.
07 Si je marche au milieu des angoisses, tu me fais vivre, ta main s’abat sur mes ennemis en colère. Ta droite me rend vainqueur.
08 Le Seigneur fait tout pour moi ! Seigneur, éternel est ton amour : n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

Photo Yves Derlet

La messe des confirmations, célébrée par l’abbé Bruno Dekrem, s’est déroulée en l’église Saint Willibrord de Barnich le 8 juin, jour de Pentecôte.


Le baptême de Lucie, fille de notre organiste François, a eu lieu le 21 juin dernier à la chapelle Saint-Bernard d’Arlon.


N’oublions pas la commémoration des 400 ANS DE ST DONAT – 1625-2025  àArlon, les 12 et 13 juillet 2025 !

Un week-end exceptionnel pour célébrer 4 siècles d’histoire !

(Pour plus de renseignements, rendez-vous sur le site de l’unité pastorale ND d’Arlon)

JUIN 2025 –  « Je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur, pour qu’il demeure éternellement avec vous » (Jn 14,16)

Image par Holger Schué de Pixabay

Lettre aux Hébreux

01 À BIEN DES REPRISES et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ;

02 mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes.

03 Rayonnement de la gloire de Dieu, expression parfaite de son être, le Fils, qui porte l’univers par sa parole puissante, après avoir accompli la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les hauteurs des cieux ;

04 et il est devenu bien supérieur aux anges, dans la mesure même où il a reçu en héritage un nom si différent du leur.

05 En effet, Dieu déclara-t-il jamais à un ange : Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ? Ou bien encore : Moi, je serai pour lui un père, et lui sera pour moi un fils ?

06 À l’inverse, au moment d’introduire le Premier-né dans le monde à venir, il dit : Que se prosternent devant lui tous les anges de Dieu.

07 À l’adresse des anges, il dit : Il fait de ses anges des esprits, et de ses serviteurs des flammes ardentes.

08 Mais à l’adresse du Fils, il dit : Ton trône à toi, Dieu, est pour les siècles des siècles, le sceptre de la droiture est ton sceptre royal ;

09 tu as aimé la justice, tu as réprouvé le mal, c’est pourquoi, toi, Dieu, ton Dieu t’a consacré d’une onction de joie, de préférence à tes compagnons ;

10 et encore : C’est toi, Seigneur, qui, au commencement, as fondé la terre, et le ciel est l’ouvrage de tes mains.

11 Ils passeront, mais toi, tu demeures ; ils s’useront comme un habit, l’un et l’autre ;

12 comme un manteau, tu les enrouleras, comme un habit, ils seront remplacés ; mais toi, tu es le même, tes années n’auront pas de fin.

13 Dieu a-t-il jamais dit à l’adresse d’un ange : Siège à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis le marchepied de ton trône ?

14 Les anges ne sont-ils pas tous des esprits chargés d’une fonction, envoyés pour le service de ceux qui doivent avoir en héritage le salut ?

Lettre attribuée à St Paul


Lundi 19 mai 2025, première messe de père Antoine, ordonné par le cardinal Hollerich à la cathédrale de Luxembourg le 17 mai dernier.


Le samedi 24 mai s’est déroulée la Marche pour Jésus, une marche d’initiative évangélique rassemblant des chrétiens de toutes confessions. L’événement, qui rencontre un succès grandissant ces dernières années, avait lieu simultanément dans quatorze villes de France.

Après avoir réuni 16 000 personnes en 2023 puis 32 000 en 2024, la Marche pour Jésus 2025 a de nouveau explosé ses records. Chose exceptionnelle depuis la toute première édition en France en 1991, l’événement était organisé cette année dans quatorze villes. Dix chars diffusaient de la musique de louange, des dizaines de milliers de participants portaient pancartes et drapeaux. Le but de l’événement : rassembler les chrétiens, peu importe leur dénomination, être visibles dans l’espace public, et évangéliser.

Info La Croix 25-05-2025

Image par Jeshuah de Pixabay

8 juin, Pentecôte : à l’église de Barnich, sacrement de confirmation pour 8 jeunes de notre unité pastorale : Lucas, Noah, Adèle, Clémence, Mathilde, Léa, Doralys et Bastien ; nous leur souhaitons de continuer de marcher avec Jésus !

9 juin, lundi de Pentecôte : rencontre des paroisses de l’unité pastorale : procession suivie de la messe puis d’un repas festif au centre spirituel de Clairefontaine ; détails sur Trait-d’Union.

MAI 2025 – « La résurrection du Christ est la vraie espérance du monde. » (Pape François)

Icône Vierge de tendresse

Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer. Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier. Je n’ai rien à offrir et rien à demander. Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.

Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela que je suis votre fils et que vous êtes là.

Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête.

Midi ! Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes. Ne rien dire, regarder votre visage, laisser le cœur chanter dans son propre langage. Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu’on a le cœur trop plein, parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée, parce qu’il est midi, parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui, parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que vous êtes Marie, simplement parce que vous existez, Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

Prière de Paul Claudel en Notre-Dame de Paris

Lien pour la vidéo de la belle célébration des Rameaux animée par Jonathan et Naomi avec le concours de la chorale et la participation enthousiaste des enfants.

Belle célébration également le samedi saint en l’église de Sterpenich.

« Penser beaucoup à la façon dont la Vierge a vécu ce samedi saint : dans l’attente. C’est l’amour qui ne doute pas, mais qui espère dans la parole du Seigneur, afin qu’elle se manifeste et resplendisse le jour de Pâques »

Pape François (extrait de l’audience du 23-06-2016)

Avril 2025 – « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi »

(St Jean, 14-6)

13smok de Pixabay

« L’arrivée en gare de Paris-Nord

Lorsqu’on arrive à la gare de Paris-Nord, on ressent à chaque fois une curieuse impression.
On se trouve sous une immense coupole en forme de verrière, comme si l’on était sous un globe. Et surtout, on a l’impression qu’on ne pourrait pas aller plus loin. C’est un véritable terminus. Le train s’arrête face à un muret, plus de rails, plus d’avenir : c’est le buttoir.

Peut-être les choses se passent-elles ainsi au moment où l’on meurt : une immense verrière qui vous englobe ; un mur au-delà duquel il est impossible de poursuivre ; l’impression que la route est finie, que le passé est derrière soi et que l’on n’ira pas plus loin. L’idée est si bien résumée en deux mots terribles, par l’écrivain Gilbert Cesbron : « Avoir été ».C’est fini.

Mais à peine êtes-vous descendu du train qu’une efflorescence de vie vous parvient : les boutiques, les allées et venues, les escaliers qui conduisent au métro, les guichets de téléphone, le bourdonnement de mille voix humaines…

Et surtout la présence de Paris, qui est là, à deux pas.

Alors on oublie le muret qui semblait dire au train – et aux voyageurs – que tout était définitivement arrêté.

On se prend déjà à rêver de cette Ville Lumière. En esprit, on entrevoit les tours de Notre-Dame. On devine la Sainte-Chapelle et le Louvre. On entre déjà, par le cœur, dans tel musée, telle salle de théâtre ou de concert : Beaubourg, Bercy, que sais-je encore ! Bref, on pressent une vie nouvelle, toute faite de dépaysement et de découvertes.

Peut-être en est-il ainsi au moment de quitter ce monde. On croit que l’on s’en va et que tout est fini et, dans un même instant, on devine et l’on pressent une autre vie, toute neuve, inconnue et très belle.

Peut-être le grand passage est-il taillé sur ce modèle de l’entrée en gare de Paris-Nord : le butoir incontournable qui ouvre à un monde autre. Et qui ouvre surtout à une rencontre : voir le Seigneur, Celui qu’à longueur de vie on a fréquenté dans la prière ; être conduit par Notre-Dame, celle à qui l’on a demandé tant de fois : ‘’ priez pour nous…à l’heure de notre mort’’ ! »

Abbé Henri Ganty qui écrivait de remarquables textes et était également musicien ; newsletter RCF 03-2025

Le 13 avril à 11h, ne ratez pas la messe des Rameaux à Sterpenich, elle sera animée par Jonathan PATON, Jonathan Paton – Notre Dieu (clip officiel) et nos chorales.

Le 26 avril à 15h, marche spirituelle initiée par les Prêtres du Sacré-Cœur de Clairefontaine (RDV sur le parking des pères)

Le 14 mars dernier, le Centre spirituel de Clairefontaine proposait une soirée dehonienne dans le cadre de l’année jubilaire du Père Dehon (1925-2025).

Le programme reprenait la présentation de la vie et de l’œuvre du Père Léon Dehon, des témoignages de religieux dehoniens, un temps d’échanges et de prière, suivi par le verre de l’amitié.

Le père Dehon a eu un impact important au niveau de la doctrine sociale de l’église et a influencé le pape Léon XIII dans la rédaction de son encyclique ‘Rérum novarum’ laquelle condamne la misère et la pauvreté qui pèsent sur la majeure partie de la classe ouvrière. Il a œuvré de différentes manières à améliorer les conditions de vie des classes sociales défavorisées à Saint-Quentin (patronage Saint-Joseph, collège Saint-Jean…)

D’autre part, il a contribué par ses écrits à la spiritualité du Sacré-Cœur et fondé la congrégation des prêtres du Sacré-Cœur de Jésus [S.C.J.] dans l’esprit de l’Évangile et d’amour hérité de sainte Marguerite-Marie Alacoque.

La congrégation a rapidement essaimé en Europe et dans les pays de mission.

Le père Jean-Jacques, supérieur de la congrégation de Clairefontaine, introduit la présentation
Le père Nico retrace la vie du père Dehon à travers les nombreux panneaux didactiques et les multiples photos d’époque.
Tableau montrant le centre spirituel à son début ; le père Dehon ayant contribué financièrement à l’achat du site.
Le père Géry témoigne de sa mission au Congo
Beau moment de prière en communion avec le vénérable père Dehon
Photo Thérèse

MARS 2025 – « Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur »

(Psaume 1)

5 mars, mercredi des cendres et entame du carême, lequel est un chemin de conversion intérieure avant d’être un temps de privation. L’affiche d’Entraide et Fraternité est assez ‘’parlante’’ !

Dans cette Illustration, tous les messages phares de la campagne sont repris ; ainsi l’espérance sur le visage des gens mais aussi dans la fleur qui pousse au creux des mains, la résilience vécue à travers l’agroécologie urbaine et toute la force des couleurs et des formes qui évoquent la beauté de l’unité, de la diversité et la solidarité humaine.

(D’après la revue d’Entraide et Fraternité, carême 2025)

Pour enrichir ce temps, n’hésitons pas à écouter ou réécouter les chrétiens engagés qui ont témoigné lors de la neuvaine à ND de Lourdes à Arlon ; Activités Boguifra les reprend sur sa chaîne YouTube, découvrez-les ! Voici quelques liens mais il y en a d’autres, tous enrichissants :

Jour 2 Neuvaine à Notre dame de Lourdes 2025 – Le Dr Lenoir, médecin, évoque les soins palliatifs:

Jour 4 Neuvaine à Notre dame de Lourdes 2025 – Murielle Cuvelier, institutrice, partage son quotidien avec des enfants handicapés:

Jour 7 Neuvaine à Notre Dame de Lourdes 2025 – Dominique Arnould, agent DNF, parle du climat… donc de notre maison commune… et il évoque notamment la force de la prière…

Alors durant ce temps de carême, n’oublions surtout pas la prière!

« Lorsque je dois parler en public, je prépare à l’avance mon enseignement. Mais combien de fois déjà, n’ai-je pas été amené à m’écarter de mon schéma de départ parce que je me sentais inspiré, parce que j’étais mené ailleurs grâce notamment à la communion avec le public en face de moi. Avoir un exposé préparé à l’avance et structuré est important, mais la souplesse pour s’ouvrir à la nouveauté de Dieu l’est sans doute encore plus. J’ai vécu des enseignements tellement inspirés que je serais incapable de les reproduire une deuxième fois. Et tant mieux ! Il faut faire confiance à Dieu et il renouvellera ses merveilles.

Être attentif à ne pas se mettre en ‘’pilote automatique’’ c’est demander à Dieu : ‘’Seigneur, où veux-tu m’emmener ? Comment veux-tu que je te rende présent ? ‘’

Pour tout cela, prier est fondamental. Le pauvre est celui qui prie. Il ne s’appuie pas uniquement sur son savoir-faire et ses acquis. Il sait que sans Dieu, il ne peut rien faire. Il a besoin de faire l’expérience de la Présence divine pour en parler et la vivre. Le pauvre est celui qui veut dépendre de Dieu même lorsque, humainement parlant, il sait faire des choses. Prier avant, pendant, après la mission : c’est ‘’parole d’Evangile’’ »

Extrait de Libre et léger avec St François de frère Jack Mardesic et Claire Denoël, coll. Outils missionnaires.

Rappel, au centre spirituel de Clairefontaine :

Adoration, prière méditative pour l’année sainte, le dimanche 16 mars prochain

Marche spirituelle initiée par frère Antoine le samedi 22 mars

Photo Sylvianne

Retraite de 4 jours animée par le père Théo Klein scj, du 18 au 21 mars 

Retraite similaire mais de 2 jours du 28 au 30 mars ;

info par tél. +32 63 24 01 80 ou par mail clairefontaine@scj.lu ; site internet : scj.lu

Ne ratez pas la messe des Rameaux à Sterpenich, elle sera animée par Jonathan PATON, le 13 avril 2025  

***

Dieu est le fondement de l’espérance, non pas n’importe quel dieu, mais le Dieu qui possède un visage humain et qui nous a aimés jusqu’au bout, chacun individuellement et l’humanité toute entière.

(Benoît XVI, prière du signet du Centre de formation diocésain Jean XXIII à Luxembourg)

FEVRIER 2025 – « Ayez la joie de l’espérance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus à la prière »

(St Paul, Rom.12-12)

Le jubilé 2025 a démarré solennellement le 24 décembre au soir, avec l’ouverture de la Porte sainte de la basilique Saint-Pierre à Rome et se poursuivra jusqu’au 6 janvier 2026. L’église Saint-Martin d’Arlon fait partie des églises jubilaires, lieux spécifiques désignés par le diocèse afin d’y effectuer une démarche de pèlerinage, conversion, réconciliation entre les êtres humains et avec Dieu…Cette année sainte est placée sous le signe de l’espérance.

« Spes non confundit », l’Espérance ne déçoit pas

Le pape François a placé l’année 2025 sous le signe de l’espérance. L’espérance est-elle en crise aujourd’hui ?

Ce sont d’abord nos espoirs qui sont en crise et c’est déjà grave, car l’espoir est ce qui permet de nous projeter, de nous donner des objectifs. L’accumulation des crises (géopolitiques, démocratiques, écologiques…) entraîne une perte des perspectives. Nous faisons aussi la douloureuse expérience que la rationalité technoscientifique n’a pas de prise sur la contingence de la vie fragile, sur les avidités humaines et sur les volontés de puissance. Face à cela, l’espérance est-elle en crise ? Ce qui est sûr, c’est que nous ne pouvons pas nous contenter d’une espérance facile, mais la véritable espérance ne l’est jamais.

Comment peut-on définir l’espérance ? À quel niveau est-elle agissante ?

L’espérance n’est pas simplement volontariste, au sens où elle serait produite par ma volonté naturelle. On le voit bien : devant certaines épreuves de la vie, le ressort de la volonté est cassé, et d’une façon qui n’est pas coupable. Il y a des épreuves qui sont tellement dures, abruptes, que nous n’avons pas la ressource volontaire de tenir debout. Il y a aussi des situations où notre raison calculatrice ou notre prudence naturelle peuvent nous certifier qu’il n’y a plus d’espoir, qu’il n’y a plus rien de bon à attendre, plus rien à espérer. Là intervient pourtant l’espérance, qui est d’un autre ordre que le simple espoir de projection. Elle est ouverte sur la possibilité de l’avènement du bien comme un don, qui vient d’autrui ou d’en haut.

Espérer, c’est choisir de ne pas fermer mon regard, de ne pas me convaincre qu’il n’y a plus aucune possibilité pour moi de vivre. C’est une attitude résiliente par laquelle je choisis de rester ouvert à ce que Dieu me surprenne, lui-même directement ou par les personnes et les circonstances au milieu desquelles je chemine.

Cette espérance s’enracine dans la foi en Dieu. Comment peut-elle concerner ceux qui ne sont pas croyants ?

Dans la langue française, nous avons deux mots, « espoir » et « espérance », mais nous n’avons qu’un seul verbe : espérer. Cela manifeste qu’on ne peut pas tracer une frontière nette entre l‘aspiration de tout homme, de toute femme, à tenir ferme dans la vie, et ce qui dans cette espérance est porté, aimanté, soutenu par Dieu. Il y a une sorte de mystère de l’endurance incroyablement résiliente, inventive, opiniâtre des humains. Quand je suis face à une personne qui lutte dans son existence et qui entretient la flamme de l’espérance, là où il y aurait toutes les raisons de se coucher et de mourir, moi qui suis croyant, j’y vois une affinité avec Dieu. Une réponse à quelque chose qui vient de Dieu dans le cœur de l’homme.

(…)

Vous soulignez que l’espérance n’est pas un acte simplement individuel. En quel sens ?

Nous voyons bien que dans des situations humaines limites – dans la dépression ou à l’approche de la mort par exemple –, notre espérance peut défaillir et nous avons besoin d’être pris en charge par d’autres. Dans l’épreuve, je suis alors porté par l’espérance des personnes qui m’aiment, qui m’attendent, qui me sollicitent.

Il y a des situations où le malheur rencontré est si profond qu’espérer consiste à se tenir au côté de celui ou celle qui souffre, dans une simple co-humanité, sans avoir de solution immédiate, sans même formuler une espérance qui serait alors inaudible. Dans les Évangiles, le Christ se rend ainsi proche de la veuve qui enterre son fils unique (Évangile de saint Luc, chapitre 7). Il ressent dans ses entrailles une compassion profonde qui devient la source d’une espérance pour cette femme. Et il a cette capacité de discerner chez celles et ceux qu’ils rencontrent beaucoup plus que ce qui se voit à l’œil nu.

Interview d’Emmanuel Durand, site La Croix.com, 01-2025.

Emmanuel Durand est né en 1972. Dominicain qui a fait ses études de philosophie et théologie à Paris et Louvain. Puis, a enseigné la théologie à Paris, Ottawa, Rome avant de rejoindre Fribourg. Dernier livre ‘’Théologie de l’espérance’’, mai 2024, ed. Cerf.

Un signe d’espérance pour les femmes…

Sœur Simona Brambilla a été nommée préfète du dicastère pour les instituts de vie consacrée par le pape François. C’est la première fois dans l’histoire qu’une femme accède à une telle fonction à la Curie romaine. Elle sera assistée d’un cardinal, l’Espagnol Angel Fernandez Artime.

« Ne perds pas de vue le but »

JANVIER 2025 – « Que devons-nous faire ? » (Lc 3, 10-18)

Thomas G. sur Pixabay

« ‘’Réserve une demi-heure chaque jour à la prière, sauf lorsque tu as beaucoup à faire. Dans ce cas, prends une heure’’. Les psychologues ne manquent pas de relever le côté paradoxal de ce conseil donné par saint François de Sales. En tout cas il est pertinent.     Il m’arrive régulièrement d’entendre des gens se plaindre qu’ils n’arrivent pas à prier parce qu’ils ont trop de travail. A mieux les écouter, je découvre bientôt qu’ils sont peu performants dans leur travail. Certes, ils travaillent avec obstination mais pour un piètre résultat. Selon François de Sales, c’est quand l’exigence de travail se fait plus grande qu’il faut prier davantage. Car celui qui travaille beaucoup doit aussi beaucoup prier afin que son travail soit productif. La prière éclaircit l’esprit et empêche que l’on se précipite aveuglément dans le travail. Elle nous met en contact avec notre centre afin que notre travail émane de ce noyau, du cœur de notre être. Dans la prière, nous découvrons la source intérieure de l’Esprit-Saint. Quand le travail provient de cette source, nous ne nous fatiguons pas facilement, puisque cette source, divine, est intarissable. »

 Extrait de L’art de vivre en harmonie d’Anselm Grün

Néanmoins en décembre, notre modeste unité pastorale n’a pas chômé…

Falco sur Pixabay

Le 12 décembre : une conférence de l’abbé Léon-Ferdinand Karuhijé qui n’a pas ménagé ses efforts pour nous offrir un bel exposé sur les animaux de la crèche qui ont une symbolique bien plus importante que ce que l’on imagine…merci à lui !

Le 15 décembre :  à la chapelle des Prêtres du Sacré-Cœur de Clairefontaine, l’ordination diaconale de frère Antoine DO a été célébrée par le Cardinal Jean-Claude HOLLERICH, archevêque de Luxembourg, en présence de la Province d’Europe francophone et de son supérieur, le père Joseph Famerée, de la communauté de Clairefontaine et son supérieur, le père Jean-Jacques Flammang, de la famille du frère Antoine, du doyen d’Arlon-Messancy, Pascal ROGER et de nombreux paroissiens des villages voisins. La cérémonie était animée par la paroisse Aterdall Sainte-Claire.

Photo Sylvianne
Photo Sylvianne

Vidéo :

Le 22 décembre : à l’église de Weyler, messe de Noël animée par les enfants du catéchisme, bravo à eux et leurs catéchistes !

Photo Céline T.

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24 puis 25 décembre : messe-veillée de Noël à Sterpenich, messe du jour de Noël à Barnich

Photo Sylvianne
Photo Sylvianne

Lien vidéo pour les messes de Noël :

« On n’annonce pas aux gens qu’ils sont appelés à être fils de Dieu, mais qu’ils sont déjà fils de Dieu. Et si nous le voulons librement, nous avons la possibilité de vivre en enfants de Dieu. Pour savoir comment faire, il nous a envoyé le Christ. »

Mgr Grégoire Cador, évêque de Coutances.

Photo Anne G.

Tu es Dieu depuis toujours, musique et chant de Jonathan Paton, texte de Sylvain Freymond:

DECEMBRE 2024 – « Tu seras dans la joie et l’allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance » (Lc1-14)

svetlana surPixabay

Prier

Aide-moi à te chercher dans le fil de mon quotidien Seigneur, dans tout ce qui m’entoure, à travers la grâce des personnes, dans la beauté de la nature qui m’est donnée comme un cadeau à contempler.

Apprends-moi aussi à entrer dans Ton regard sur le monde, ce regard qui appréhende tout à l’aune de la dimension éternelle pour redonner toute « sa hauteur » et « sa largeur » à l’existence.

Apprends-moi à être pleinement présent à tout ce que je vis, sans crainte, mais avec une grande conscience, chaque jour, de l’appel qui est le tien. » 

Alexia Tisserand, professeure de français, site Croire.com, 14-11-2024

Eglise du Sacré-Cœur, Arlon

Le Dieu de Bethléem

En créant la fête de Noël, le christianisme, peut-être sans le vouloir, a opéré une véritable révolution théologique. Noël propose un moment de recueillement devant un nouveau-né. Ce petit enfant incarne non seulement la fragilité de toute existence qui vient au monde, mais il est pauvre, sans abri, exilé, menacé de mort par le roi Hérode. Sa vie dépend entièrement de sa mère qui le nourrit et de son mari, qui n’est même pas son père, qui le protège de ceux qui lui veulent du mal.

Or c’est dans cet être démuni, exposé à la haine, dépendant de la sollicitude de ceux qui le chérissent que le christianisme à Noël déclare reconnaître Dieu lui-même. Dieu donc n’est pas à chercher au ciel, dans l’univers, derrière le big bang ou plus loin encore. Ce sont les hommes qui portent Dieu. Enlevez les hommes, même si Dieu existe, c’est comme s’il n’existait plus, puisque personne ne songe plus à lui.

Dieu n’est rien d’autre que le minuscule espoir que nous ressentons tous devant un petit enfant, qu’il apportera un peu de bonté et de douceur à l’humanité. Espoir sans cesse déçu, espoir toujours renaissant. Si cet espoir a vraiment la consistance d’un être divin, c’est ce que personne ne sait au juste. Mais, ne serait-ce qu’une idée à nous les hommes, c’est une belle idée sans doute que nous puissions tous partager quelles que soient nos convictions. 

Texte d’Armel Job sur Facebook, Noël 2019

L’Avent est une période spéciale, porteuse d’espérance malgré les guerres, les souffrances et les difficultés en tout genre.

Le chant de Jonathan Paton est lumineux ; de même les photos qui l’accompagnent ; il revient à toutes et tous de défendre la Création.

Transéamus usque Bethlehem ! Allons à Bethléem !

Lien vidéo pour ‘’Tu es Dieu depuis toujours’’ : montage photos sur une musique de Jonathan Paton, texte de Sylvain Freymond, qui ont accepté que leur chanson soit illustrée :

Pour aller plus à la découverte de Jonathan Paton:

https://www.jem-editions.ch/products/jonathan-paton-comment-decrire-2517.html

N’oubliez pas de parcourir le Trait d’Union : plusieurs activités de l’Avent y sont reprises : la conférence du 12 décembre à Weyler sur la symbolique des animaux de la crèche, l’ordination diaconale le 15 décembre de frère Antoine DO à la chapelle des Prêtres du Sacré-Cœur à Clairefontaine, la vente de gaufres pour la St Vincent de Paul le 22 décembre après la messe de Noël des enfants à Weyler.