FEVRIER 2026  – « Il étale une toison de neige, il sème une poussière de givre »

(Psaume 147)

Photo Sylvianne V.

Il neigeait…

Du blanc s’étendait doucement
Sur la terre rouge, ocre et poussiéreuse
Elle tombait lentement en tourbillonnant
Pas par grandes rafales ni avec violence,
Non, doucement, comme en se promenant dans les airs,
Elle recouvrait tendrement la terre.

Mais la terre avait changé de couleur
La vie avait changé de couleur.
De la neige en Haïti !
C’était aussi doux et aussi étonnant
Qu’un printemps des peuples esclaves
Où ceux-ci auraient cessé de se soumettre
Et secoueraient enfin l’ordre établi.
« il n’y a pas de neige en Haïti »,
Disaient les anciens,
D’une manière aussi sentencieuse que fataliste
Comme ils disaient :  
« Il n’y aura pas de liberté pour les esclaves d’Haïti »

Mais il neigeait…
La neige recouvrait tout.
Il neigeait.
La neige changeait tout.
Il neigeait dans le cœur des esclaves.
Il neigeait dans l’intelligence des esclaves.
Il neigeait dans la pensée des esclaves.
Il neigeait et la neige leur faisait oublier qu’ils n’étaient que des esclaves.
Il neigeait et tous ceux qui riaient, qui pleuraient, qui souffraient,
Mais qui croyaient qu’ils seraient toujours esclaves,
S’apercevaient qu’ils se mentaient, se trompaient, s’enchaînaient eux-mêmes.
Car il neigeait en Haïti !

Poète haïtien anonyme, repris de la revue d’Entraide & Fraternité, carême de partage 2026.


3 février : neuvaine à Notre Dame de Lourdes à Arlon : https://unite-pastorale-arlon.com/agenda/ 

Deux membres de notre unité pastorale témoignent le jeudi 5 février à la chapelle St Bernard sur la vocation du mariage.

18 février : mercredi des cendres à Toernich (voir Trait d’Union) et début du carême.

14/15 mars ainsi que 28/29 mars : collectes du carême de partage. Cette année, elles sont plus particulièrement dédiées à renforcer la justice sociale, la solidarité et les capacités locales d’Haïti.

Un pays où face aux crises politiques, climatiques et sanitaires, les communautés rurales cultivent l’espoir et construisent des alternatives solidaires.

Chaque 3ième dimanche du mois, méditation suivie des vêpres au centre spirituel de Clairefontaine : poursuite du chemin d’espérance initié lors de l’année jubilaire 2025.

Photo Anne G.

JANVIER 2026

Ô ma joie et mon espérance, le Seigneur est mon chant.
C’est de lui que vient le pardon ;
En lui j’espère, je ne crains rien

(chant communauté de Taizé)

Image Pixabay

« L’agenda marque les rendez-vous, date et lieu, où il va se passer quelque chose. Chaque point de l’agenda pourra être un moment de grâce, de conversion, d’appel. L’agenda a quelque chose de sacramentel : on lui livre un espace de notre vie et il en deviendra ce que la Providence en fera. Comme l’eau d’une vasque peut devenir le Jourdain d’un baptême, comme les espèces du pain et du vin deviennent le repas du Seigneur, etc. On le sait bien, il peut s’en passer des choses dans « ces moments-là ».

Le planning met devant mes yeux l’épopée de l’année à venir. Il raconte à l’avance l’histoire sainte qui pourra être la mienne, celle de ma paroisse, de mon équipe de travail, bref de la communauté humaine dans laquelle je m’engagerai. Le planning est un acte de foi dans la présence de Dieu et son action, à la fois déterminé et peu précis : « avec tout ça, Dieu fera bien quelque chose », s’autorise-t-on à penser… « Tout homme est une histoire sacrée », dit le cantique.

(…). De quelles disponibilités vais-je faire preuve, le pluriel n’étant pas ici une erreur ?

La disponibilité affective d’abord, pour honorer les relations qui me construisent et permettent aux autres d’en faire autant. La disponibilité intérieure aussi, pour accueillir l’invisible et l’infini qui n’ont de cesse de quémander un peu de place dans la vie. Puisque Dieu ne s’impose pas, il nous faut nous imposer cette discipline de lui ouvrir la porte et lui offrir une place où demeurer. La disponibilité de service enfin, pour répondre aux besoins qui surgissent. Croyons-nous que nos frères espagnols de Galice ou d’Estrémadure avaient prévu de passer leur été à éteindre les incendies qui ravagent encore aujourd’hui leur région ? Combien de feux s’allumeront à l’improviste, dans notre année à venir ? (…)

Une nouvelle année se profile avec son lot d’habitudes et de régularités, inutiles à combattre car la vie est ainsi faite. Elle pourra être une année nouvelle, si nous ne la saturons pas à l’avance, en laissant nos agendas et tous nos plannings être les complices des surprises de la vie et des clins d’œil divins de chaque jour. »

Chronique d’Arnaud Alibert, prêtre assomptionniste, rédacteur en chef à La Croix


A nos agendas, nous pourrions inscrire la méditation qui se poursuit à la Communauté des Prêtres du Sacré-Cœur de Clairefontaine ; celle-ci s’était inscrite dans le cours de l’année sainte 2025 mais se poursuivrait cette année 2026 encore car, selon le supérieur Jean-Jacques Flamang, l’espérance doit continuer à nous guider : l’espérance nous invite à mettre notre confiance en Dieu ; à croire qu’il est toujours à nos côtés, même au cœur de nos épreuves, à ne pas nous appuyer sur nos seules forces.

« Ô Père, dans ta miséricorde, tu as écouté les supplications de tes enfants.
Sur le chemin, qui nous a conduit dans l’Année sainte, tu as renouvelé notre foi et fait grandir en nous l’espérance et la charité, en nous aidant à être des témoins de ton amour dans le monde.
Merci Seigneur ! Continue à nous guider sur les chemins »

(extrait du livret de la méditation du 21-12-2025)

BONNE ANNEE 2026!

Octobre 2025 – «On n’enchaîne pas la parole de Dieu » (St Paul, 2ème lettre à Timothée)

Image NickyPe sur Pixabay

 « Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas » (Mc 13-31)

« (…) Depuis que Jésus est venu sur Terre nous sommes toujours dans « la fin des temps », c’est-à-dire dans un temps linéaire orienté vers une fin spirituelle qui donne une direction à notre existence. Et pourtant, chaque nouvelle année liturgique nous rappelle également que notre temps humain est cyclique, et que nous avons besoin de ce perpétuel retour pour approfondir dans notre chair la compréhension de la venue du Christ dans nos vies.(…)

Tout disparaîtra de ce monde, promet Jésus, mais nous n’avons pas à nous inquiéter du jour et de l’heure de cette disparition car il nous assure que le secret de la fin des temps n’appartient pas à l’homme mais au Père seulement. Notre préoccupation doit donc demeurer dans la seule chose qui tienne : sa Parole. Quand Jésus dit « Mes paroles ne passeront pas » il nous rappelle à notre devoir de transmission de sa parole de génération en génération. Ainsi notre temps cyclique humain devient approfondissement du sens de son message à partir du moment où les hommes, d’un siècle à l’autre, méditent sa Parole de façon toujours nouvelle et lui donne vie dans leur histoire. »

Alexia Tisserand, professeure de français, site Croire.com, 14-11-2024


Un site intéressant sur YouTube « Mon expérience de Dieu » qui propose à toutes sortes de chrétiens, jeunes ou moins jeunes, laïcs, prêtres ou religieux, engagés ou non dans l’Église, de mettre en ligne une courte vidéo pour témoigner de leur expérience de Dieu.

Le site accueille deux nouveaux témoignages par semaine. Ses fondateurs sont heureux de constater qu’il suscite l’intérêt des acteurs de la pastorale auprès des jeunes. 


13 septembre dernier : en l’église de Sterpenich, concert du Chœur de la Charité de Paris précédé par une prestation de deux de nos organistes et la chorale de l’UP :

Photo : Anne
Photo Sylvianne

Le 21 septembre devait avoir lieu l’envoi de la nouvelle équipe pastorale mais il n’en fut rien…

Par contre l’assemblée a prié pour la poursuite de l’unité et a accueilli un nouveau prêtre, l’abbé Joseph Bandorayingwe (voir l’article dans le Trait d’Union) qui officiera le weekend uniquement avec l’appui ponctuel de l’abbé Jean-Marie Piron que tous remercient chaleureusement pour son dévouement.

Photo Sylvianne

SEPTEMBRE 2025 –  » En attendant que je vienne, applique-toi à lire l’Écriture aux fidèles, à les encourager et à les instruire »  (1Tm 4.13)

« Puisqu’il est de bon ton, à l’heure du pape Léon XIV, de citer saint Augustin, rappelons ces lignes fameuses du plus célèbre converti de l’histoire du christianisme : prenant conscience de sa vie dissolue et pleurant sur les péchés qui pèsent sur sa conscience, Augustin entend, un jour, sortir d’une maison voisine « comme une voix d’enfant ou de jeune fille qui chantait et répétait souvent : ‘’Prends, lis ! Prends, lis !” ». Derrière cette ritournelle, Augustin voit immédiatement l’injonction à ouvrir la bible et, s’exécutant, il tombe sur un passage de saint Paul exactement adapté à sa situation. « Ces lignes à peine achevées, il se répandit dans mon cœur comme une lumière de sécurité qui dissipa les ténèbres de mon incertitude », raconte avec émotion l’auteur des Confessions.

Que ce soit à la fin du IVe siècle ou en 2025, la Bible fascine toujours autant qu’elle percute la vie de ceux qui la lisent. C’est en tout cas l’un des enseignements que l’on peut tirer de notre enquête sur le boom des ventes de bibles en France et dans le monde anglo-saxon. Plus de 10 000 exemplaires vendus par la seule Procure de Paris pour les six premiers mois de l’année, soit 20 % de plus qu’en 2024 pour la même période, confirmant une hausse régulière depuis trois ans…

Aussi intéressant que ces chiffres, le constat fait par les libraires que le public des acheteurs est aujourd’hui plus diversifié : un public en quête de sens et de réponses, « toutes générations et tous milieux confondus »… Les ventes de bibles apparaissent aujourd’hui comme d’autres marqueurs d’une quête spirituelle plus forte en France qui s’exprime de manière assumée. Prochaine enquête à venir, le boom des ventes des Confessions de saint Augustin… ? »

Céline Hoyeau, Cheffe de service Religion à La Croix, 19-06-2025, newsletter


Du 31 août au 7 septembre, octave à Notre Dame d’Arlon

…avec la belle prière d’Andrée Kerger:

Je te salue, Marie,

Reine de la paix, témoin d’espérance.

Du ‘’oui’’ serein de l’annonciation au ‘’oui’’ douloureux du calvaire, toute ta vie, tu es restée un modèle d’espérance. Dans ton cœur, tu murmurais discrètement ‘’que ta volonté soit faite’’.

Ton espérance, Marie, ce n’était pas une attitude. C’était un souffle puissant qui t’habitait tout entière, qui te faisait vivre et servir Dieu humblement et fidèlement.

En ces temps troublés où le monde semble marcher sur la tête, nous avons besoin que ton espérance nous enveloppe.

Qu’elle inspire les jeunes pour qu’ils continuent de croire en la possibilité d’un monde meilleur.

Qu’elle soit une force pour les parents et les éducateurs qui les accompagnent.
Qu’elle transforme les puissants de la terre en bergers attentifs aux besoins des pauvres et des petits.

Marie, témoin d’espérance, marche avec nous.
Que ta paix règne sur le monde.

Amen


Du 1er septembre au 4 octobre, mois de la création, avec cette année le thème ‘’Paix avec la création’’, inspiré du prophète Isaïe (Is 32, 4-18) qui appelle à rechercher une harmonie véritable avec Dieu, les autres et notre maison commune. Isaïe annonce qu’un jour, ‘’le désert deviendra un verger’’ et que ‘’la justice habitera dans le pays’’.

Les Eglises européennes et autres organisations religieuses appellent à un engagement quotidien pour la paix avec la création, en intégrant des pratiques durables dans nos vies. Cela inclut la prière, l’éducation et des actions pour protéger notre environnement et promouvoir un mode de vie sobre et respectueux.

AOUT 2025 – « Nous sommes maintenant enfant de Dieu, et ce que nous serons n’est pas encore apparu » (Jn3,2)

Image Pixabay

« Pourquoi Madeleine Delbrêl, cette assistante sociale française du milieu du XXe siècle, connaît-elle aujourd’hui encore un si grand succès ? Édition en 17 volumes de ses œuvres complètes, procès en béatification ouvert, forum international…

Née en 1904 dans la bourgeoisie de province, dont elle a reçu une éducation religieuse plutôt tiède, qu’elle a rejetée pendant son adolescence, Madeleine Delbrêl a passé un diplôme d’assistante sociale et s’est mise au service des pauvres et des incroyants dans une ville de banlieue parisienne. Qu’avait-elle d’extraordinaire ?

Sa foi d’abord. Marquée par une conversion « violente » à l’âge de 19 ans, elle a développé une spiritualité de l’action dans d’innombrables écrits, lettres, poèmes, prières, méditations, livres… Sa proximité avec les ouvriers et les communistes d’Ivry-sur-Seine, les gens des « périphéries », comme aurait dit le pape François. Et puis la qualité de son écriture. Madeleine Delbrêl trouvait toujours de belles images de la vie ordinaire pour faire comprendre des réalités spirituelles souvent indicibles. Ayant reçu « la joie de croire », elle voulait la partager, montrer Dieu en acte là où on l’ignorait.

Pour elle, la vie missionnaire ne peut dissocier la prière de l’engagement social, la contemplation de l’action. Cet enracinement dans la relation permanente au Christ l’a rendue libre, échappant aux étiquettes et aux idéologies. Voilà pourquoi ses propos sont toujours si actuels : ils débordent les limites des combats de son époque.

C’est un vrai bonheur de lire et de relire Madeleine Delbrêl. Sa joie, son humour, sa créativité dans l’écriture, mais aussi son intelligence, son humanité, sa rigueur intellectuelle… 

(…) Sainteté des gens ordinaires, ces gens que Dieu ‘’ ne retire pas du monde ‘’ : « Des gens qui font un travail ordinaire, qui ont un foyer ordinaire ou sont des célibataires ordinaires. Des gens qui ont des maladies ordinaires, des deuils ordinaires. Des gens qui ont une maison ordinaire, des vêtements ordinaires, ce sont les gens de la vie ordinaire (…)

Nous autres gens de la rue, croyons de toutes nos forces, que cette rue, que ce monde où Dieu nous a mis est pour nous le lieu de notre sainteté. »

Madeleine Delbrêl, La Sainteté des gens ordinaires, Œuvres complètes (O. C.), tome 7, Nouvelle Cité, 2009.

Extrait d’un article de Christel Juquois, publié le 28 mai 2025, La Croix.com

Saint Donat de Munstereifel

13 juillet : la belle célébration du 400ième anniversaire de l’église saint-Donat à Arlon présidé par le chanoine François Barbieux.

15 août : à 11 heures, célébration de l’Assomption au domaine marial de Sterpenich (si la météo est clémente)

Domaine marial de Sterpenich

3ième dimanche d’août : à 17 heures, méditation suivie par un temps d’adoration et les vêpres au Centre spirituel de Clairefontaine

Photo Martine

« Ce n’est pas le règne de la crainte qu’il vient établir, mais celui de l’amour, pour faire de nous non pas des esclaves, mais des enfants. » (St Augustin, Sermon 156)

Avril 2025 – « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi »

(St Jean, 14-6)

13smok de Pixabay

« L’arrivée en gare de Paris-Nord

Lorsqu’on arrive à la gare de Paris-Nord, on ressent à chaque fois une curieuse impression.
On se trouve sous une immense coupole en forme de verrière, comme si l’on était sous un globe. Et surtout, on a l’impression qu’on ne pourrait pas aller plus loin. C’est un véritable terminus. Le train s’arrête face à un muret, plus de rails, plus d’avenir : c’est le buttoir.

Peut-être les choses se passent-elles ainsi au moment où l’on meurt : une immense verrière qui vous englobe ; un mur au-delà duquel il est impossible de poursuivre ; l’impression que la route est finie, que le passé est derrière soi et que l’on n’ira pas plus loin. L’idée est si bien résumée en deux mots terribles, par l’écrivain Gilbert Cesbron : « Avoir été ».C’est fini.

Mais à peine êtes-vous descendu du train qu’une efflorescence de vie vous parvient : les boutiques, les allées et venues, les escaliers qui conduisent au métro, les guichets de téléphone, le bourdonnement de mille voix humaines…

Et surtout la présence de Paris, qui est là, à deux pas.

Alors on oublie le muret qui semblait dire au train – et aux voyageurs – que tout était définitivement arrêté.

On se prend déjà à rêver de cette Ville Lumière. En esprit, on entrevoit les tours de Notre-Dame. On devine la Sainte-Chapelle et le Louvre. On entre déjà, par le cœur, dans tel musée, telle salle de théâtre ou de concert : Beaubourg, Bercy, que sais-je encore ! Bref, on pressent une vie nouvelle, toute faite de dépaysement et de découvertes.

Peut-être en est-il ainsi au moment de quitter ce monde. On croit que l’on s’en va et que tout est fini et, dans un même instant, on devine et l’on pressent une autre vie, toute neuve, inconnue et très belle.

Peut-être le grand passage est-il taillé sur ce modèle de l’entrée en gare de Paris-Nord : le butoir incontournable qui ouvre à un monde autre. Et qui ouvre surtout à une rencontre : voir le Seigneur, Celui qu’à longueur de vie on a fréquenté dans la prière ; être conduit par Notre-Dame, celle à qui l’on a demandé tant de fois : ‘’ priez pour nous…à l’heure de notre mort’’ ! »

Abbé Henri Ganty qui écrivait de remarquables textes et était également musicien ; newsletter RCF 03-2025

Le 13 avril à 11h, ne ratez pas la messe des Rameaux à Sterpenich, elle sera animée par Jonathan PATON, Jonathan Paton – Notre Dieu (clip officiel) et nos chorales.

Le 26 avril à 15h, marche spirituelle initiée par les Prêtres du Sacré-Cœur de Clairefontaine (RDV sur le parking des pères)

Le 14 mars dernier, le Centre spirituel de Clairefontaine proposait une soirée dehonienne dans le cadre de l’année jubilaire du Père Dehon (1925-2025).

Le programme reprenait la présentation de la vie et de l’œuvre du Père Léon Dehon, des témoignages de religieux dehoniens, un temps d’échanges et de prière, suivi par le verre de l’amitié.

Le père Dehon a eu un impact important au niveau de la doctrine sociale de l’église et a influencé le pape Léon XIII dans la rédaction de son encyclique ‘Rérum novarum’ laquelle condamne la misère et la pauvreté qui pèsent sur la majeure partie de la classe ouvrière. Il a œuvré de différentes manières à améliorer les conditions de vie des classes sociales défavorisées à Saint-Quentin (patronage Saint-Joseph, collège Saint-Jean…)

D’autre part, il a contribué par ses écrits à la spiritualité du Sacré-Cœur et fondé la congrégation des prêtres du Sacré-Cœur de Jésus [S.C.J.] dans l’esprit de l’Évangile et d’amour hérité de sainte Marguerite-Marie Alacoque.

La congrégation a rapidement essaimé en Europe et dans les pays de mission.

Le père Jean-Jacques, supérieur de la congrégation de Clairefontaine, introduit la présentation
Le père Nico retrace la vie du père Dehon à travers les nombreux panneaux didactiques et les multiples photos d’époque.
Tableau montrant le centre spirituel à son début ; le père Dehon ayant contribué financièrement à l’achat du site.
Le père Géry témoigne de sa mission au Congo
Beau moment de prière en communion avec le vénérable père Dehon
Photo Thérèse

MARS 2025 – « Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur »

(Psaume 1)

5 mars, mercredi des cendres et entame du carême, lequel est un chemin de conversion intérieure avant d’être un temps de privation. L’affiche d’Entraide et Fraternité est assez ‘’parlante’’ !

Dans cette Illustration, tous les messages phares de la campagne sont repris ; ainsi l’espérance sur le visage des gens mais aussi dans la fleur qui pousse au creux des mains, la résilience vécue à travers l’agroécologie urbaine et toute la force des couleurs et des formes qui évoquent la beauté de l’unité, de la diversité et la solidarité humaine.

(D’après la revue d’Entraide et Fraternité, carême 2025)

Pour enrichir ce temps, n’hésitons pas à écouter ou réécouter les chrétiens engagés qui ont témoigné lors de la neuvaine à ND de Lourdes à Arlon ; Activités Boguifra les reprend sur sa chaîne YouTube, découvrez-les ! Voici quelques liens mais il y en a d’autres, tous enrichissants :

Jour 2 Neuvaine à Notre dame de Lourdes 2025 – Le Dr Lenoir, médecin, évoque les soins palliatifs:

Jour 4 Neuvaine à Notre dame de Lourdes 2025 – Murielle Cuvelier, institutrice, partage son quotidien avec des enfants handicapés:

Jour 7 Neuvaine à Notre Dame de Lourdes 2025 – Dominique Arnould, agent DNF, parle du climat… donc de notre maison commune… et il évoque notamment la force de la prière…

Alors durant ce temps de carême, n’oublions surtout pas la prière!

« Lorsque je dois parler en public, je prépare à l’avance mon enseignement. Mais combien de fois déjà, n’ai-je pas été amené à m’écarter de mon schéma de départ parce que je me sentais inspiré, parce que j’étais mené ailleurs grâce notamment à la communion avec le public en face de moi. Avoir un exposé préparé à l’avance et structuré est important, mais la souplesse pour s’ouvrir à la nouveauté de Dieu l’est sans doute encore plus. J’ai vécu des enseignements tellement inspirés que je serais incapable de les reproduire une deuxième fois. Et tant mieux ! Il faut faire confiance à Dieu et il renouvellera ses merveilles.

Être attentif à ne pas se mettre en ‘’pilote automatique’’ c’est demander à Dieu : ‘’Seigneur, où veux-tu m’emmener ? Comment veux-tu que je te rende présent ? ‘’

Pour tout cela, prier est fondamental. Le pauvre est celui qui prie. Il ne s’appuie pas uniquement sur son savoir-faire et ses acquis. Il sait que sans Dieu, il ne peut rien faire. Il a besoin de faire l’expérience de la Présence divine pour en parler et la vivre. Le pauvre est celui qui veut dépendre de Dieu même lorsque, humainement parlant, il sait faire des choses. Prier avant, pendant, après la mission : c’est ‘’parole d’Evangile’’ »

Extrait de Libre et léger avec St François de frère Jack Mardesic et Claire Denoël, coll. Outils missionnaires.

Rappel, au centre spirituel de Clairefontaine :

Adoration, prière méditative pour l’année sainte, le dimanche 16 mars prochain

Marche spirituelle initiée par frère Antoine le samedi 22 mars

Photo Sylvianne

Retraite de 4 jours animée par le père Théo Klein scj, du 18 au 21 mars 

Retraite similaire mais de 2 jours du 28 au 30 mars ;

info par tél. +32 63 24 01 80 ou par mail clairefontaine@scj.lu ; site internet : scj.lu

Ne ratez pas la messe des Rameaux à Sterpenich, elle sera animée par Jonathan PATON, le 13 avril 2025  

***

Dieu est le fondement de l’espérance, non pas n’importe quel dieu, mais le Dieu qui possède un visage humain et qui nous a aimés jusqu’au bout, chacun individuellement et l’humanité toute entière.

(Benoît XVI, prière du signet du Centre de formation diocésain Jean XXIII à Luxembourg)

FEVRIER 2025 – « Ayez la joie de l’espérance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus à la prière »

(St Paul, Rom.12-12)

Le jubilé 2025 a démarré solennellement le 24 décembre au soir, avec l’ouverture de la Porte sainte de la basilique Saint-Pierre à Rome et se poursuivra jusqu’au 6 janvier 2026. L’église Saint-Martin d’Arlon fait partie des églises jubilaires, lieux spécifiques désignés par le diocèse afin d’y effectuer une démarche de pèlerinage, conversion, réconciliation entre les êtres humains et avec Dieu…Cette année sainte est placée sous le signe de l’espérance.

« Spes non confundit », l’Espérance ne déçoit pas

Le pape François a placé l’année 2025 sous le signe de l’espérance. L’espérance est-elle en crise aujourd’hui ?

Ce sont d’abord nos espoirs qui sont en crise et c’est déjà grave, car l’espoir est ce qui permet de nous projeter, de nous donner des objectifs. L’accumulation des crises (géopolitiques, démocratiques, écologiques…) entraîne une perte des perspectives. Nous faisons aussi la douloureuse expérience que la rationalité technoscientifique n’a pas de prise sur la contingence de la vie fragile, sur les avidités humaines et sur les volontés de puissance. Face à cela, l’espérance est-elle en crise ? Ce qui est sûr, c’est que nous ne pouvons pas nous contenter d’une espérance facile, mais la véritable espérance ne l’est jamais.

Comment peut-on définir l’espérance ? À quel niveau est-elle agissante ?

L’espérance n’est pas simplement volontariste, au sens où elle serait produite par ma volonté naturelle. On le voit bien : devant certaines épreuves de la vie, le ressort de la volonté est cassé, et d’une façon qui n’est pas coupable. Il y a des épreuves qui sont tellement dures, abruptes, que nous n’avons pas la ressource volontaire de tenir debout. Il y a aussi des situations où notre raison calculatrice ou notre prudence naturelle peuvent nous certifier qu’il n’y a plus d’espoir, qu’il n’y a plus rien de bon à attendre, plus rien à espérer. Là intervient pourtant l’espérance, qui est d’un autre ordre que le simple espoir de projection. Elle est ouverte sur la possibilité de l’avènement du bien comme un don, qui vient d’autrui ou d’en haut.

Espérer, c’est choisir de ne pas fermer mon regard, de ne pas me convaincre qu’il n’y a plus aucune possibilité pour moi de vivre. C’est une attitude résiliente par laquelle je choisis de rester ouvert à ce que Dieu me surprenne, lui-même directement ou par les personnes et les circonstances au milieu desquelles je chemine.

Cette espérance s’enracine dans la foi en Dieu. Comment peut-elle concerner ceux qui ne sont pas croyants ?

Dans la langue française, nous avons deux mots, « espoir » et « espérance », mais nous n’avons qu’un seul verbe : espérer. Cela manifeste qu’on ne peut pas tracer une frontière nette entre l‘aspiration de tout homme, de toute femme, à tenir ferme dans la vie, et ce qui dans cette espérance est porté, aimanté, soutenu par Dieu. Il y a une sorte de mystère de l’endurance incroyablement résiliente, inventive, opiniâtre des humains. Quand je suis face à une personne qui lutte dans son existence et qui entretient la flamme de l’espérance, là où il y aurait toutes les raisons de se coucher et de mourir, moi qui suis croyant, j’y vois une affinité avec Dieu. Une réponse à quelque chose qui vient de Dieu dans le cœur de l’homme.

(…)

Vous soulignez que l’espérance n’est pas un acte simplement individuel. En quel sens ?

Nous voyons bien que dans des situations humaines limites – dans la dépression ou à l’approche de la mort par exemple –, notre espérance peut défaillir et nous avons besoin d’être pris en charge par d’autres. Dans l’épreuve, je suis alors porté par l’espérance des personnes qui m’aiment, qui m’attendent, qui me sollicitent.

Il y a des situations où le malheur rencontré est si profond qu’espérer consiste à se tenir au côté de celui ou celle qui souffre, dans une simple co-humanité, sans avoir de solution immédiate, sans même formuler une espérance qui serait alors inaudible. Dans les Évangiles, le Christ se rend ainsi proche de la veuve qui enterre son fils unique (Évangile de saint Luc, chapitre 7). Il ressent dans ses entrailles une compassion profonde qui devient la source d’une espérance pour cette femme. Et il a cette capacité de discerner chez celles et ceux qu’ils rencontrent beaucoup plus que ce qui se voit à l’œil nu.

Interview d’Emmanuel Durand, site La Croix.com, 01-2025.

Emmanuel Durand est né en 1972. Dominicain qui a fait ses études de philosophie et théologie à Paris et Louvain. Puis, a enseigné la théologie à Paris, Ottawa, Rome avant de rejoindre Fribourg. Dernier livre ‘’Théologie de l’espérance’’, mai 2024, ed. Cerf.

Un signe d’espérance pour les femmes…

Sœur Simona Brambilla a été nommée préfète du dicastère pour les instituts de vie consacrée par le pape François. C’est la première fois dans l’histoire qu’une femme accède à une telle fonction à la Curie romaine. Elle sera assistée d’un cardinal, l’Espagnol Angel Fernandez Artime.

« Ne perds pas de vue le but »

SEPTEMBRE 2024 – « Faites tout ce qu’Il vous dira » (Jn 2-5)

Dimanche 8 septembre, nativité de la Vierge Marie. Au mois de septembre, en semaine, la liturgie de l’Église célèbre Marie à trois reprises, la naissance de Marie (le 8), le nom de Marie (le 12) et les douleurs de Marie (le 15).

Dimanche 29 septembre, le matin à 10 heures, le Pape François présidera l’Eucharistie au stade Roi Baudouin. Au cours de cette célébration, il béatifiera également la carmélite Anne de Jésus, décédée à Bruxelles. La messe sera retransmise en direct sur les chaînes de télévision du monde entier.

Durant tout le mois de septembre, récolte des dons destinés aux enfants d’Abidjan : Vêtements, chaussures, bottes en caoutchouc, matériel scolaire : cahiers, fardes, crayons, Bics, gommes… cartables, sac à dos…jeux et jouets en bon état sont les bienvenus… Nous récolterons vos dépôts jusque fin septembre afin de les envoyer dès octobre, qu’ils puissent être distribués pour Noël. Dites-le autour de vous. MERCI.

Distribution des dons 2023:

Sanctuaire de Beauraing – photo Stéphanie

Vidéo de la célébration de l’Assomption au Domaine marial de Sterpenich:

L’assemblée du 15 août

Eloge d’une femme tout terrain

C’est une fille comme toutes les filles :
elle a poussé entre les jupes de sa mère et la rumeur du seuil ;
elle a senti changer son corps, s’ébaucher formes et désirs ;
elle a perçu l’appel de l’homme avant celui de l’ange ;
elle a dit oui,
elle a marché, intrépide, sous les regards étonnés ;
elle a porté l’Enfant dans l’émerveillement et la crainte,
la reconnaissance ;
elle L’a mis au monde sous de durs auspices,
réchauffée par l’éclat de l’étoile, le souffle des bêtes
familières, la flûte des bergers.

C’est une femme comme tant de femmes de ce temps :
en fuite, sur les routes de tous les exils,
petit et baluchon en guise de bagages ;
à refaire les gestes des commencements :
allaiter le nourrisson d’un sein maigre,
grappiller le bois, faire bouillir l’eau à l’heure de halte ;
à espérer, contre toute espérance ; au vif du mal et de
la violence, grain sous la meule ;
avant d’enfuir sa quête dans un village ordinaire,
entre la table et l’établi ;
à veiller sur la croissance de cet Enfant qui se devait
aux affaires de son Père,
à garder tous ces mystères en son cœur.

C’est une mère comme les mères d’aujourd’hui :
à tenter de comprendre le jeu de son fils,
à rallier son projet,
à l’escorter de loin, des yeux de l’âme et de la prière ;
à trembler tandis que s’accumulent menaces et
sombres nuées ;
à ne pas se dérober au calvaire,
à suivre son petit devenu homme jusqu’au sommet
de l’infamie ; larmes et sang ;
à poser sa détresse sur l’épaule amie ;
à croire au tombeau ouvert.

C’est une femme vieillissante dans l’ombre
et la ferveur :
une aînée sereine, attentive,
à ranimer la braise de mémoire, à transmettre
aux disciples ce qu’elle sait ;
à ouvrir les bras d’éternelle compassion.
C’est une présence de chaque instant,
une quotidienne,
une miséricorde sans fond, sans mesure et sans
limite ;
une clémence lumineuse après les désaveux,
les pires abandons,
une indulgence qui ne fera pas ses comptes.

C’est Marie.
Une fille de noces, une joie allègre
ricochant comme galet sur la surface polie,
bondissant par dessus les collines,
emplissant l’air d’échos en liesse ;
une source limpide entre les roches,
une flamme invincible,
un vif élan d’enfance à jamais réconciliée,
arche d’alliance. Celle qui nous tient la main à chaque heure
de notre vie.

Colette Nys-Mazure, Journal Dimanche du 15-08-2021 (n°27)

Photo Suzanne

Un grand merci à Suzanne qui donne beaucoup de ses magnifiques fleurs à l’église durant l’été ainsi qu’à Nelly pour ses hortensias !

JUILLET 2024 – Dieu se pose sur ton épaule comme une bulle de savon…

« Les bulles de savon se posent un peu n’importe où et parfois sur notre épaule… tout doucement comme le fait Dieu… »

les catéchistes lors de la messe de clôture de la catéchèse

« Laisse-toi donc aimer ! — Oh ! L’amour, c’est la vie.
C’est tout ce qu’on regrette et tout ce qu’on envie
Quand on voit sa jeunesse au couchant décliner.
Sans lui rien n’est complet, sans lui rien ne rayonne.
La beauté c’est le front, l’amour c’est la couronne :
Laisse-toi couronner ! »

Extrait de Hier, la nuit d’été, de Victor Hugo

Il y a sûrement mille manières de prier… D’abord, on peut regarder l’hostie présentée dans l’ostensoir et se mettre en présence de Dieu. On peut commencer par des paroles toutes simples : « Tu es là, je suis là. Tu m’aimes, je t’aime. » Il y a certainement un acte de foi à poser : je ne vois qu’un petit morceau de pain, mais la foi me dit que Dieu est présent dans ce morceau de pain. Nous nous appuyons sur la foi de l’Église qui croit que si Jésus a dit : « Ceci est mon corps », il est vraiment là.

Ensuite, chacun prie avec l’épaisseur de sa vie : le médecin avec ses malades, la maman avec ses enfants dans le cœur. Nous prions avec nos distractions, nos chagrins, nos peurs et nos angoisses que nous déposons devant le Seigneur. Combien de fois, lassée des disputes des enfants et de mes faiblesses innombrables, j’ai été ressourcée par l’adoration. J’en repartais reposée, beaucoup plus qu’après des vacances de mère de famille ! Certes, j’ai connu aussi des adorations sèches. Le roi des Belges, Baudouin disait : « Même si je ne sens rien, je sais que ton amour me transforme, me purifie, me rend sage, plus patient, plus aimant. » (…)

Photo Martine

« J’ai été éblouie il y a peu par le témoignage d’un jeune catéchumène. Alors qu’il ne voulait pas devenir croyant, il a poussé la porte de l’aumônerie car « quelque chose de plus grand que lui l’a touché et poussé », m’a-t-il dit. Et en désignant l’ostensoir, il a ajouté : « Tu sais, dans ce point blanc, ce quelque chose de plus grand est là aussi. Il me touche, moi, et jusqu’aux extrémités de la terre. » L’adoration, ce n’est pas une lune de miel avec Jésus, mais c’est partager l’amour du Christ pour tous. Toute sa vie est contenue dans cette parole : « Ceci est mon corps livré pour vous. » Donner sa vie en nourriture est la vocation de tout être humain. Je crois que c’est en regardant longtemps Jésus que l’on désire entrer dans ce dynamisme d’amour. »

Extrait de l’interview de la théologienne Bénédicte Delelis, autrice et mère de famille, Recueilli par Florence Chatel, le 29/02/2024 Site Croire.com

Bonnes vacances aux étudiants et bel été à tous !

Photo Stéphanie