SEPTEMBRE 2026 – « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force »

(livre du Deutéronome 6-05)

Photo Anne G.

« N’est-ce pas moi qui t’envoie ? »

Chacun d’entre nous a suffisamment de force pour accomplir ce qu’il a à faire.

Cette question de Dieu, adressée à Gédéon dans le livre des Juges, peut nous aider à saisir cette force.

Après avoir conquis la Terre promise avec Josué, les nouvelles générations du peuple d’Israël en viennent à oublier le Seigneur. Le livre des Juges raconte comment l’histoire du peuple comme chacune de nos vies, est traversée par ces moments d’oubli pendant lesquels le peuple se met à adorer d’autres dieux, et les moments où dans l’épreuve, il se retourne vers le Seigneur qui, alors, lui donne des juges pour le guider. L’un des juges donné au peuple est Gédéon. Alors qu’il est tout jeune, le peuple d’Israël est dominé par les habitants de Madian et s’est mis à adorer leurs dieux. Alors qu’il bat le blé discrètement à l’ombre d’un pressoir, l’ange du Seigneur vient s’asseoir près de Gédéon et le salue comme, plus tard, Gabriel saluera Marie : « Le Seigneur est avec toi, vaillant guerrier. » Gédéon ne se laisse pas impressionner par le salut de l’ange. Du tac au tac, il lui répond qu’il est bien gentil, mais que si le Seigneur était avec Israël, cela se saurait et le peuple ne serait pas opprimé comme il est !

Encore une fois, la Bible nous montre que s’adresser à Dieu peut se faire dans des formes musclées. Il se pourrait même qu’il apprécie la franchise et justement l’ange du Seigneur, cette fois, se tourne vers Gédéon et lui dit cette parole incroyable : « Avec la force qui est en toi, va sauver Israël du pouvoir de Madian. N’est-ce pas moi qui t’envoie ? » (Juge 6,14). Gédéon n’est pas convaincu et il va demander à plusieurs reprises des signes à cet inconnu pour vérifier que c’est bien le Seigneur qui l’envoie. Sans doute, en effet, le jeune Gédéon n’est-il pas rassuré. Dieu ne lui donne aucune force supplémentaire, pas de pouvoir surnaturel, mais il lui dit que la force qu’il a suffit. Voilà de quoi méditer. La force qui est en chacun de nous suffit pour que nous fassions ce que nous avons à faire. Ou plutôt non, elle ne suffit pas. Elle est accompagnée d’une question : « N’est-ce pas moi qui t’envoie ? » Qui n’a pas, aujourd’hui pensé que le chantier qui est devant nous est immense, que faire vivre l’Eglise est chose impossible ? Qui n’a pas éprouvé que le monde ne tournait pas rond et que nous n’y pouvions rien ? L’ange de Gédéon nous redit à tous ce que nous ne savons pas toujours entendre : « Le Seigneur est avec toi » ; « Va avec la force qui est en toi ! » ; « N’est-ce pas moi qui t’envoie ? » Paroles d’encouragement s’il en est, que le Christ lui-même a sans nul doute reconnues comme lui étant adressées, y compris quand l’ange du Seigneur prend les traits inattendus comme celui d’un ami, d’une sœur, d’une mère ?

Sœur Anne LECU, dominicaine (texte sur le feuillet du 18-10-2020 distribué à l’église d’Hondelange)

Photo Stéphanie I.

Temps pour la Création

Chaque année, du 1er septembre au 4 octobre, la famille chrétienne s’unit pour la célébration mondiale et œcuménique de prière et d’action afin de protéger notre maison commune. C’est un temps spécial où nous célébrons Dieu comme Créateur et reconnaissons la Création comme l’acte divin permanent qui nous convoque comme collaborateurs de l’amour et gardiens du don de tout ce qui est créé. En tant que disciples du Christ, nous partageons cet appel commun à prendre soin de la Création.

Plusieurs thèmes sont abordés dans l’UP Notre Dame d’Arlon, voir sur le site internet ou YouTube.

Lundi 7 septembre : Veillée de Prière thématique animée par Boguifra, à 20h en l’église de Frassem

Week-end du 12-13 septembre : Collecte de produits d’hygiène & sacs de couchage, couvertures, bonnets, gants …lors des messes dans toute l’Unité pastorale d’ArlonAu profit de la ST- Vincent de Paul & de l’Abri de nuit

Samedi 19 septembre : Marche des vides : courte balade dans le centre d’Arlon avec animations et témoignages sur l’accès au logement, les commerces de proximité et le lien avec la nature en ville. Rendez-vous à 14h sur la Place des Chasseurs ardennais. Clôture vers 16h30 Chez René.e (rue du Marché au beurre, 22), par un moment convivial. En partenariat avec Natagora et Action Vivre Ensemble. Voir : https://vivre-ensemble.be/events/event/marche-des-vides/

Samedi 26 septembre : Fleurir nos églises localement, à15h au Jardin des fleurs du presbytère de Waltzing : Présentation, jardinage, temps convivial

Dimanche 27 septembre : Bénédiction de la Forêt : entre autres à 10h30 : Messe à la Chapelle Notre-Dame de Grâces à Habay : intentions et geste symbolique liés à « l’Eau vive » ; bénédiction des animaux et des petits pains, …

Week-end du 3-4 octobre : Messes pour la création dans l’Unité pastorale d’Arlon

Dimanche 11 octobre : Temps de prière à Bruxelles suivie de la MARCHE POUR LE CLIMAT

AOUT 2026 – Saluez Marie, qui s’est donné beaucoup de peine pour vous

(Rm 16.06)

Chapelle de Langlire – photo Sylvianne

« La religieuse dominicaine et théologienne Catherine Aubin explique comment prier avec la Vierge Marie, la recentre sur sa vie intérieure en lui apportant paix, douceur, sécurité. Et comment elle peut changer nos vies, très concrètement.

J’enseigne à Montréal depuis 2020. Dès que je m’y suis installée, j’ai commencé à dire un Je Vous salue Marie en début de cours avec mes étudiants, alors qu’à Rome je débutais toujours par un Notre Père. Pourquoi ce changement ? J’ai appris que Montréal, au moment de sa fondation il y a trois cent cinquante ans, s’appelait Ville-Marie. Un signe ? J’ai le sentiment que Marie m’aide à assembler les morceaux du puzzle de ma vie, elle qui, nous disent les Évangiles, gardait et veillait ce qu’elle vivait dans son cœur. Elle nous invite à relier les événements de notre quotidien pour y discerner la trace de l’Esprit Saint et de la parole de Dieu (…)

J’ai retrouvé le goût et la saveur d’une vie spirituelle et intérieure caractérisée par la simplicité. Mettre en relief la vie de Marie dans sa vie spirituelle, c’est faire place à l’essentiel, à l’intériorité, plutôt qu’à la dispersion. Je redécouvre la puissance, la valeur, la douceur de l’intériorité, le calme, la paix, la sécurité du cœur profond. Et c’est plus facile à faire en compagnie de Marie.

Dans les Évangiles, je suis très sensible aux questions qu’elle pose. À l’ange qui vient la trouver, elle demande : « Comment cela se fera-t-il ? » Prier avec Marie, c’est entrer dans un espace d’intelligence du cœur et de confiance radicale, comme elle et avec elle. Aux noces de Cana, c’est elle qui indique à Jésus que les convives vont manquer de vin et lui demande d’agir. Elle a une attitude de questionnement et de collaboration dans la foi et dans l’espérance, qui m’apprend à voir les besoins des autres et à m’adresser à Jésus. Dieu ne fait rien sans nous, mais il emprunte parfois des chemins inattendus et déconcertants. Marie a la souplesse de l’argile dans les mains du potier. Elle nous aide à entrer dans le projet de Dieu, même quand nous résistons. Jusqu’au pied de la croix, elle est restée debout, face à des événements extrêmement douloureux et incompréhensibles. Toujours prête à avancer. »

Recueilli par Christel Juquois, le 14/03/2024, site La Croix.com

Les baptêmes ne sont pas très nombreux dans nos paroisses mais certains éveillent notre attention : celui de ces enfants, par exemple, Eve et Ulysse, qui souhaitaient vraiment être baptisés, être disciples, amis de Jésus ; qu’ils en soient remerciés ainsi que leurs parents et famille, ils soutiennent notre espérance. Puissent-ils trouver au sein de la communauté l’accueil qu’ils méritent.

Êve et Ulysse Gangloff – photo Arlette

Envie de lire : « Nous avons bien connu Jésus ! Les animaux de l’Evangile nous parlent de lui » par Edith JACQUES et illustrations de Marie-Marthe HAUFERLIN, sœur à l’abbaye de Cordemois.

N’hésitez pas à consulter la page Facebook ou le site internet de l’abbaye : des retraites, des concerts, des visites guidées y sont proposées…soutenue par de nombreux bénévoles, l’abbaye connaît une nouvelle jeunesse…

Découvrir quelque peu l’Abbaye de Cordemois :

JUILLET 2026 – « Dieu est pour nous refuge et force, secours dans la détresse, toujours offert » (psaume 45)

Image Pixabay

Pour juillet, en partage, ce témoignage rare, d’une chrétienne russe :

« Je souhaitais depuis longtemps écrire une lettre ouverte à mes frères et sœurs en Christ. D’une part, je pense que les catholiques du monde entier doivent savoir ce que vivent leurs coreligionnaires en Russie et, d’autre part, ne pouvant parler ouvertement dans mon pays et même dans ma paroisse, je ressens un besoin profond et irrésistible d’exprimer enfin tout ce que j’ai porté en moi pendant toutes les années de la guerre. Cette lettre ouverte est une initiative personnelle. Je suis contrainte de rester anonyme pour ma propre sécurité et pour celle des autres catholiques de Russie, qui ne doivent en aucun cas être compromis par mes propos.

Dans ma paroisse, de nombreux paroissiens soutiennent activement la guerre. Dans les premiers mois, après les images des immeubles détruits à Kiev, après l’horrible massacre de Boutcha, je n’ai pas trouvé la force de leur dire bonjour ou de leur donner la paix du Christ à la messe. Je ne les déteste pas, mais j’ai du mal à les voir comme des frères et sœurs dans le Christ. Ce merveilleux sentiment d’unité et de proximité qui m’enveloppait lors des messes de Noël ou de Pâques dans ma jeunesse a disparu et je ne sais si je le retrouverai un jour. Franchement, j’ai peur de ces gens, je me tiens à l’écart et j’évite les conversations qui pourraient leur faire connaître mes opinions sur la guerre et la politique. Je ne peux prétendre qu’ils me dénonceront, mais je veux éviter les situations potentiellement dangereuses. (…)

La grande et amère leçon des catastrophes du XXe siècle semble n’avoir rien appris à l’humanité. L’Holocauste et les camps de la mort ne nous ont pas “vaccinés” contre de nouveaux crimes. Nous, les hommes du XXIe siècle, devons encore et toujours choisir entre le bien et le mal. Au plus profond de nos cœurs, nous devons nous rappeler sans cesse pourquoi nous sommes chrétiens et ce à quoi nous sommes appelés. Être une lumière pour le monde, des témoins de l’amour et du pardon, et non de la guerre et de la haine.

Cette lettre peut sembler trop émotive et chaotique, mais croyez-moi, vous avez devant vous le cri de mon âme, l’appel de votre sœur en Christ, qui demande vos prières et qui est prête à prier pour vous. Pour notre Église, afin que les portes de l’enfer ne prévalent pas contre elle en ce temps, comme elles n’ont pas prévalu contre elle dans les temps passés. » Lettre d’une dissidente catholique russe en sursis : « Tout ce qui nous reste, c’est notre vie intérieure ».

Recueilli par Malo Tresca, publié le 17 avril 2026 sur La Croix.com

Photo Sylvianne

« Seigneur de la Vie, toi qui as façonné chaque être humain à ton image et ressemblance, nous croyons que tu nous as créés pour la communion, non pour la guerre, pour la fraternité, non pour la destruction.

Désarme nos cœurs de la haine, du ressentiment et de l’indifférence, afin que nous devenions des instruments de réconciliation.

Que chaque parole bienveillante, chaque geste de réconciliation et chaque choix de dialogue soient les semences d’un monde nouveau. Amen. »

Extraits de la prière du pape Léon XIV

JUIN 2026 – « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé,  moi aussi, je vous envoie. » (Evangile de Jean, 20-21)

Les disciples d’Emmaüs (église de Weyler) photo Jean-Louis

Ecrire une icône est un chemin comportant de nombreuses étapes. Tout, dans l’icône, est symbolique, et donc porteur d’un sens profond.

Pour comprendre la signification de l’icône, il faut tout d’abord reconnaître en celle-ci une expression artistique assez particulière. On pourrait appeler peinture réaliste celle qui prétend reproduire la nature de telle sorte qu’en voyant le portrait d’une personne par exemple, on croie la voir réellement. A l’opposé, la peinture dite idéaliste vise à provoquer une impression déterminée, par exemple joie, pitié…L’art du peintre d’icône se rattache à ce dernier type, mais cherche en plus à introduire le spectateur à la prière. L’icône n’est donc ni un portrait, ni une œuvre d’art conçue selon les règles de l’art profane. La plupart des icônes ont été peintes dans des monastères ou ermitages. Les moines préparaient d’abord une planche de bouleau ou de pin suffisamment épaisse qu’ils creusaient légèrement à l’endroit choisi pour l’image, l’espace environnant formant le cadre. Ils couvraient alors le tableau de colle épaisse mêlée de plâtre et de poussière d’albâtre.

Ensuite, après avoir jeûné et prié, l’artiste recevait une bénédiction spéciale. Les pinceaux et les matériaux étaient bénis également. Puis le peintre traçait l’esquisse de son sujet en s’inspirant des règles et modèles établis par l’Eglise byzantine. Son icône devait être, en effet, une sorte de catéchisme vrai et expressif pour les nombreux chrétiens illettrés (les icônes sont apparues vers le 12ième siècle). L’icône était alors bénite selon le rituel de l’Eglise byzantine ; elle devenait l’objet d’une vénération spéciale ; elle jouissait désormais d’un respect comparable à celui des reliques de saints…

Basé sur le petit fascicule ’’La mère de Dieu de Vladimir’’ et le Culte des Icônes de J.Annez de Taboada, sj

« Ma prière, c’est mon icône. Elle est ma lucarne sur Dieu, ma rosace, ma verrière sur laquelle, lui et moi posons nos couleurs. Elle est mon hublot sur Dieu.

Ma prière, c’est mon icône. Dans l’encombrement de mes habitudes, elle ménage un espace ; dans l’entremêlement de mes habitudes, elle dégage un orifice ; dans l’entrecroisement de mes joies, elle me conduit plus loin.
Ma prière, c’est mon icône. Elle est le lieu où je suis en attente ; elle est le moment où je prends conscience du passage de Dieu et où je décide en pleine connaissance de cause de me laisser éblouir par sa présence. »

Charles Singer

L’Ascension (église de Sterpenich) photo Arlette
La Trinité (église de Barnich) photo Sylvianne

Bien sûr les icônes écrites par Albert Warnon, décédé, sont plus simples mais ont demandé beaucoup de patience, de doigté (avec parfois application d’une fine couche d’or) et aussi de spiritualité ; elles sont donc un excellent support à notre prière et c’est une vraie grâce qu’elles soient parvenues dans nos paroisses et nous remercions chaleureusement sa famille.

A regarder sur la chaine YouTube de l’UP des Eaux-vives

Premières communions à l’église de Barnich :

Confirmations à l’église d’Udange :


À lire aussi

cDuBBy de Pixabay

« Magnifica humanitas » : le pape Léon XIV lance un grand appel à « désarmer l’IA » dans sa première encyclique

« Appeler à la prudence, à des contrôles rigoureux et parfois même à un ralentissement dans l’adoption de l’IA ne signifie pas être contre le progrès, mais faire preuve d’une attention responsable envers la famille humaine », écrit notamment le pape. Tout le texte est finalement traversé par cette question : comment préserver la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle ?

L’encyclique arrive à un moment de vérité. Nous sortons d’un cycle où la fascination pour la technologie a trop souvent tenu lieu de pensée, y compris en politique. Magnifica humanitas brise cette complaisance : elle dit clairement que l’IA n’est pas un gadget, ni un simple marché, mais un lieu où se joue le visage même de l’humanité. Le pape ne parle pas d’abord de machines, il parle de l’homme, de sa fragilité, de sa liberté, de sa vocation à la relation.

Commentaire basé sur La Croix.com du 25-05-2026

Consultez le texte complet de l’encyclique sur le site du Vatican.

MAI 2026 – « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui ont été adressées de la part du Seigneur » (Lc 1,45)

Capture d’écran de Vatican news, voyage du pape en Afrique-Guinée équatoriale 22-04-26

Quelle magnifique représentation de la vierge et l’enfant, quelle tendresse…

et cette belle prière du pape Léon XIV

« Ce matin, que la paix de Dieu devance chacun de tes pas.

Que là où tu portes encore des inquiétudes, le Ciel dépose une assurance nouvelle.

Que ce qui te semblait bloqué commence doucement à s’ouvrir, non par ta seule force, mais par la grâce. N’entre pas dans cette journée avec la peur de ce qui pourrait mal tourner. Entre avec la foi que Dieu agit déjà, même dans l’invisible.

Et surtout, ne néglige pas la messe.

Là où beaucoup cherchent des solutions humaines, Dieu te donne Sa présence réelle.

Dans l’Eucharistie, tu ne reçois pas seulement une bénédiction… tu reçois le Christ Lui-même, force pour ta journée, lumière pour tes décisions, paix pour ton cœur.

Que le Seigneur bénisse ton travail, éclaire tes décisions, protège ta famille et fortifie ton cœur. Et si la fatigue est là, souviens-toi : Dieu ne demande pas que tu sois parfait, mais que tu restes fidèle.

Aujourd’hui, avance avec confiance. Dieu marche devant toi. »   

Pape Léon XIV

Et celle du Père Charles Delhez, jésuite né en 1951, impliqué dans une multitude de mouvements, ancien directeur du journal Dimanche, décédé en avril 2026

« Ralentis mes pas, Seigneur.

Calme les battements de mon cœur en tranquillisant mon esprit.
Freine ma marche par la vision de l’infini du temps.
Accorde-moi, dans la confusion de ma journée, le calme des collines éternelles.
Brise la tension de mes nerfs avec la musique apaisante des rivières qui chantent dans mon souvenir.

Aide-moi à découvrir le pouvoir guérisseur du sommeil.
Apprends-moi l’art de prendre des vacances-minutes
pour admirer une fleur, bavarder avec un ancien ami,
ou en faire un nouveau, caresser un chien égaré,
regarder une araignée tisser sa toile,
sourire à un enfant,
lire quelques pages d’un bon livre.

Rappelle-moi chaque jour que la course
n’est pas toujours au plus pressé
et que vivre mieux n’est pas vivre plus vite.

Encourage-moi à regarder vers les hautes branches du grand chêne
et à me rappeler qu’il a grandi lentement.

Ralentis mes pas, Seigneur,
et enseigne-moi à plonger mes racines profondément
dans le sol des valeurs les plus durables de la vie.
afin que je grandisse vers les étoiles de mon plus haut destin. »

Image par Maks, Pixabay

Lien vers le clip de Jonathan Paton à Clairefontaine avec les enfants de la catéchèse de l’UP :

AVRIL 2026 – «Tu m’apprends, Seigneur, le chemin de la vie »

(Psaume 15)

« Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
Ma chair elle-même repose en confiance :
Tu ne peux m’abandonner à la mort
Ni laisser ton ami voir la corruption. »

Extrait du psaume 15, dédié à notre ami et collègue Philippe, parti trop tôt rejoindre le Seigneur.

De belles choses se passent dans nos villages.

Le groupe des 3×20 a reçu Nadine Rollin, bénévole de Barnich et Jennifer Leroy, responsable de l’accueil des réfugiés, au centre  » les hirondelles » d’Autelbas-Barnich.

Ensemble nous avons visionné un film tourné auprès des réfugiés et ainsi pris connaissance de leur détresse. Puis nous avons dégusté de délicieuses crêpes confectionnées par Martine. L’ASBL de l’unité des Eaux-Vives n’est pas restée insensible à ce témoignage et a versé une aide au centre.              

Thérèse, 8-03-2026

Jonathan Paton et Aurélien Laurencin, lors du tournage du clip, le 7 mars dernier, à Clairefontaine

Et le clip ‘’ Mon être entier ‘’ avec les enfants et jeunes de notre UP des Eaux-vives  (disponible sur toutes les plateformes habituelles):


« Laissons Dieu habiter en nous. Laissons le corps et le sang de Jésus nous nourrir. Dieu nous donne les forces nécessaires pour accomplir la mission qu’il nous confie. Décentrons-nous. Faisons un pas de côté pour laisser le Seigneur se mettre au centre de notre vie, le laisser agir en nous. Laissons le Seigneur nous centrer sur Lui. Dieu est la source de toute vie, qui dilate notre cœur. Aimons ce monde comme le Seigneur l’a aimé. Adoptons le regard de Dieu pour rendre le monde plus juste, plus aimable. Seigneur, nourris notre prière, aussi par ton corps et ton sang. Prends la place centrale dans notre vie. Viens en nos cœurs pour que nous puissions avoir ton regard et aimer le monde comme toi-même l’as aimé. »

Extrait de l’homélie de Mgr Lejeusne au Sanctuaire de Sainte Julienne de Cornillon, monastère des sœurs Clarisses, béguinage contemporain, lors de la messe célébrée le 14 mars 2026

MARS 2026 – « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de de Dieu »

Photo Pixabay

Message du Saint-Père Léon XIV pour le Carême 2026

(…)« Je voudrais donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les moyens de communication, dans les communautés chrétiennes. Alors, nombre de paroles de haine laisseront place à des paroles d’espoir et de paix. » (…)

Biens aimés, demandons la grâce d’un Carême qui rende notre oreille plus attentive à Dieu et aux plus démunis. Demandons la force d’un jeûne qui passe aussi par la langue, afin que diminuent les paroles qui blessent et que grandisse l’espace pour la voix de l’autre. Et faisons en sorte que nos communautés deviennent des lieux où le cri de ceux qui souffrent soit accueilli et où l’écoute engendre des chemins de libération, nous rendant plus prompts et plus diligents à contribuer à l’édification de la civilisation de l’amour.

Je vous bénis de tout cœur ainsi que votre cheminement de Carême.

Du Vatican, le 5 février 2026.


«Si tu veux progresser dans ta vie spirituelle, résume Bertrand Vergely, garde ton ventre et ta langue dans la sobriété. Cette retenue produit un rassemblement intérieur fabuleux : elle mène à une simplicité et à une légèreté fine, délicates et divinement savoureuses.»

Extrait de la Philocalie.

Petit flash back

Le 7 février dernier, des enfants et jeunes de la catéchèse ont repris la chanson de Jonathan Paton ‘’Mon être entier ‘’dans son intégralité ! Merci à l’Asbl Vivre à Barnich d’avoir mis à disposition le local de la bibliothèque ! Vivement le clip de Jonathan avec les jeunes. Tous sont invités à cette expérience enthousiasmante le 7 mars au Domaine de Clairefontaine, Chalet de l’Alcazar (voir Trait d’Union)

Photos Sylvianne

15 février, messe de l’unité pastorale Des Eaux-Vives du Pays d’Arlon au centre spirituel des Prêtres du Sacré-Cœur à Clairefontaine. Célébration suivie par un repas convivial pour les bénévoles œuvrant au sein de l’UP https://www.youtube.com/watch?v=FAXtSLXyUrQ&t=9s

FEVRIER 2026  – « Il étale une toison de neige, il sème une poussière de givre »

(Psaume 147)

Photo Sylvianne V.

Il neigeait…

Du blanc s’étendait doucement
Sur la terre rouge, ocre et poussiéreuse
Elle tombait lentement en tourbillonnant
Pas par grandes rafales ni avec violence,
Non, doucement, comme en se promenant dans les airs,
Elle recouvrait tendrement la terre.

Mais la terre avait changé de couleur
La vie avait changé de couleur.
De la neige en Haïti !
C’était aussi doux et aussi étonnant
Qu’un printemps des peuples esclaves
Où ceux-ci auraient cessé de se soumettre
Et secoueraient enfin l’ordre établi.
« il n’y a pas de neige en Haïti »,
Disaient les anciens,
D’une manière aussi sentencieuse que fataliste
Comme ils disaient :  
« Il n’y aura pas de liberté pour les esclaves d’Haïti »

Mais il neigeait…
La neige recouvrait tout.
Il neigeait.
La neige changeait tout.
Il neigeait dans le cœur des esclaves.
Il neigeait dans l’intelligence des esclaves.
Il neigeait dans la pensée des esclaves.
Il neigeait et la neige leur faisait oublier qu’ils n’étaient que des esclaves.
Il neigeait et tous ceux qui riaient, qui pleuraient, qui souffraient,
Mais qui croyaient qu’ils seraient toujours esclaves,
S’apercevaient qu’ils se mentaient, se trompaient, s’enchaînaient eux-mêmes.
Car il neigeait en Haïti !

Poète haïtien anonyme, repris de la revue d’Entraide & Fraternité, carême de partage 2026.


3 février : neuvaine à Notre Dame de Lourdes à Arlon : https://unite-pastorale-arlon.com/agenda/ 

Deux membres de notre unité pastorale témoignent le jeudi 5 février à la chapelle St Bernard sur la vocation du mariage.

18 février : mercredi des cendres à Toernich (voir Trait d’Union) et début du carême.

14/15 mars ainsi que 28/29 mars : collectes du carême de partage. Cette année, elles sont plus particulièrement dédiées à renforcer la justice sociale, la solidarité et les capacités locales d’Haïti.

Un pays où face aux crises politiques, climatiques et sanitaires, les communautés rurales cultivent l’espoir et construisent des alternatives solidaires.

Chaque 3ième dimanche du mois, méditation suivie des vêpres au centre spirituel de Clairefontaine : poursuite du chemin d’espérance initié lors de l’année jubilaire 2025.

Photo Anne G.

JANVIER 2026

Ô ma joie et mon espérance, le Seigneur est mon chant.
C’est de lui que vient le pardon ;
En lui j’espère, je ne crains rien

(chant communauté de Taizé)

Image Pixabay

« L’agenda marque les rendez-vous, date et lieu, où il va se passer quelque chose. Chaque point de l’agenda pourra être un moment de grâce, de conversion, d’appel. L’agenda a quelque chose de sacramentel : on lui livre un espace de notre vie et il en deviendra ce que la Providence en fera. Comme l’eau d’une vasque peut devenir le Jourdain d’un baptême, comme les espèces du pain et du vin deviennent le repas du Seigneur, etc. On le sait bien, il peut s’en passer des choses dans « ces moments-là ».

Le planning met devant mes yeux l’épopée de l’année à venir. Il raconte à l’avance l’histoire sainte qui pourra être la mienne, celle de ma paroisse, de mon équipe de travail, bref de la communauté humaine dans laquelle je m’engagerai. Le planning est un acte de foi dans la présence de Dieu et son action, à la fois déterminé et peu précis : « avec tout ça, Dieu fera bien quelque chose », s’autorise-t-on à penser… « Tout homme est une histoire sacrée », dit le cantique.

(…). De quelles disponibilités vais-je faire preuve, le pluriel n’étant pas ici une erreur ?

La disponibilité affective d’abord, pour honorer les relations qui me construisent et permettent aux autres d’en faire autant. La disponibilité intérieure aussi, pour accueillir l’invisible et l’infini qui n’ont de cesse de quémander un peu de place dans la vie. Puisque Dieu ne s’impose pas, il nous faut nous imposer cette discipline de lui ouvrir la porte et lui offrir une place où demeurer. La disponibilité de service enfin, pour répondre aux besoins qui surgissent. Croyons-nous que nos frères espagnols de Galice ou d’Estrémadure avaient prévu de passer leur été à éteindre les incendies qui ravagent encore aujourd’hui leur région ? Combien de feux s’allumeront à l’improviste, dans notre année à venir ? (…)

Une nouvelle année se profile avec son lot d’habitudes et de régularités, inutiles à combattre car la vie est ainsi faite. Elle pourra être une année nouvelle, si nous ne la saturons pas à l’avance, en laissant nos agendas et tous nos plannings être les complices des surprises de la vie et des clins d’œil divins de chaque jour. »

Chronique d’Arnaud Alibert, prêtre assomptionniste, rédacteur en chef à La Croix


A nos agendas, nous pourrions inscrire la méditation qui se poursuit à la Communauté des Prêtres du Sacré-Cœur de Clairefontaine ; celle-ci s’était inscrite dans le cours de l’année sainte 2025 mais se poursuivrait cette année 2026 encore car, selon le supérieur Jean-Jacques Flamang, l’espérance doit continuer à nous guider : l’espérance nous invite à mettre notre confiance en Dieu ; à croire qu’il est toujours à nos côtés, même au cœur de nos épreuves, à ne pas nous appuyer sur nos seules forces.

« Ô Père, dans ta miséricorde, tu as écouté les supplications de tes enfants.
Sur le chemin, qui nous a conduit dans l’Année sainte, tu as renouvelé notre foi et fait grandir en nous l’espérance et la charité, en nous aidant à être des témoins de ton amour dans le monde.
Merci Seigneur ! Continue à nous guider sur les chemins »

(extrait du livret de la méditation du 21-12-2025)

BONNE ANNEE 2026!

Octobre 2025 – «On n’enchaîne pas la parole de Dieu » (St Paul, 2ème lettre à Timothée)

Image NickyPe sur Pixabay

 « Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas » (Mc 13-31)

« (…) Depuis que Jésus est venu sur Terre nous sommes toujours dans « la fin des temps », c’est-à-dire dans un temps linéaire orienté vers une fin spirituelle qui donne une direction à notre existence. Et pourtant, chaque nouvelle année liturgique nous rappelle également que notre temps humain est cyclique, et que nous avons besoin de ce perpétuel retour pour approfondir dans notre chair la compréhension de la venue du Christ dans nos vies.(…)

Tout disparaîtra de ce monde, promet Jésus, mais nous n’avons pas à nous inquiéter du jour et de l’heure de cette disparition car il nous assure que le secret de la fin des temps n’appartient pas à l’homme mais au Père seulement. Notre préoccupation doit donc demeurer dans la seule chose qui tienne : sa Parole. Quand Jésus dit « Mes paroles ne passeront pas » il nous rappelle à notre devoir de transmission de sa parole de génération en génération. Ainsi notre temps cyclique humain devient approfondissement du sens de son message à partir du moment où les hommes, d’un siècle à l’autre, méditent sa Parole de façon toujours nouvelle et lui donne vie dans leur histoire. »

Alexia Tisserand, professeure de français, site Croire.com, 14-11-2024


Un site intéressant sur YouTube « Mon expérience de Dieu » qui propose à toutes sortes de chrétiens, jeunes ou moins jeunes, laïcs, prêtres ou religieux, engagés ou non dans l’Église, de mettre en ligne une courte vidéo pour témoigner de leur expérience de Dieu.

Le site accueille deux nouveaux témoignages par semaine. Ses fondateurs sont heureux de constater qu’il suscite l’intérêt des acteurs de la pastorale auprès des jeunes. 


13 septembre dernier : en l’église de Sterpenich, concert du Chœur de la Charité de Paris précédé par une prestation de deux de nos organistes et la chorale de l’UP :

Photo : Anne
Photo Sylvianne

Le 21 septembre devait avoir lieu l’envoi de la nouvelle équipe pastorale mais il n’en fut rien…

Par contre l’assemblée a prié pour la poursuite de l’unité et a accueilli un nouveau prêtre, l’abbé Joseph Bandorayingwe (voir l’article dans le Trait d’Union) qui officiera le weekend uniquement avec l’appui ponctuel de l’abbé Jean-Marie Piron que tous remercient chaleureusement pour son dévouement.

Photo Sylvianne