Carême – la prière

Je suis le Seigneur ton Dieu, je te donne un enseignement utile, je te guide sur le chemin où tu marches. » (Is. 48-17)

Prière de Jésus : « Je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour tous ceux que tu m’as donnés : ils sont à toi » (Jean 17,9). « Je ne te prie pas de les enlever au monde, mais de les préserver du mal » (Jean 17,15) Jésus ne prie pas pour le monde matériel, pour l’argent, le pouvoir et tout ce qui revêt tant d’importance lorsque nous nous détournons de Dieu. Nous seuls avons de l’importance à ses yeux, tout le reste n’est qu’accessoire.

Photo Kizoa

Prière d’un bagnard

Je n’en finis plus, Seigneur, d’essayer de m’en sortir. Un malheur n’attend pas l’autre. Je n’arrête pas de me décourager ; je suis comme un nageur qui prend sans cesse des tourbillons (…) Ah ! Si tu déchirais ma nuit, Seigneur, si tu brisais mes chaînes, si tu me faisais sauter le mur… Tu sais, je ne vois plus de lumière au bout de mon tunnel. J’ai toujours ce boulet accablant à ma cheville. (…) J’ai du mal à vivre ! Je suis si petit, si faible, et je ne vois pas le jour où tout cela va finir. Je suis malheureux, je n’en peux plus! Ah Seigneur ! Desserre mes liens, rafraîchis mon front. Prends ma main, renforce mon pas, je n’ai plus que toi ; ne me déçois pas ; tu es ma dernière chance, mon dernier Feu, ma dernière Main. Ne me laisse pas tomber, j’ai tant besoin de Toi.

Bagnard de la colonie pénitentiaire de Nouméa, Nouvelle Calédonie, au large de l’Australie, où était érigé au 19ième siècle un bagne accueillant les grands criminels et des personnes que l’empereur des Français voulait éloigner (opposants politiques…) Site La Croix.com

Mireille MATHIEU

« Je prie et je parle à ma mère défunte, ma petite maman. Je lui parle comme à la Vierge Marie pour qu’elle nous protège. Prier est très important. Je songe à Louis Pasteur qui disait : ‘’ Quelles que soient ta religion ou la couleur de ta peau, dis-moi quelle est ta souffrance.’’ Chacun a besoin de se recueillir, de s’exprimer de façon personnelle. Chacun a besoin d’aide intérieure ou extérieure, dans la vie. »

Extrait de l’interview de Mireille Mathieu, propos recueillis par Bernard Meeus, Soir Mag du 13-01-2021.

Photo : Marie-Claire

Fathi BALADI, étudiant

Ce jeune homme avait ouvert son esprit au monde entier et transformé ses rêves d’adolescent en un geste d’offrande à Jésus-Christ. Il est mort, les bras en croix, victime à 19 ans du mitraillage de sa voiture alors qu’il se rendait chez un ami pour revoir ses cours. Rien ne permettait d’expliquer cet assassinat puisque Fathi Baladi (1961-1981) étudiait à l’école des Beaux-Arts de Beyrouth ; il n’était ni militaire ni milicien mais tout simplement un chrétien libanais, comme tant d’autres tués sous les bombardements, ou au coin de la rue. C’est en rangeant ses affaires personnelles après sa mort, que sa mère découvrit des dessins pieux, des prières et un journal que l’on pourrait qualifier de spirituel. » Reconnu comme martyr, son procès en béatification est en cours.

« Il voyait la vie au-delà des ruines fumantes. ‘’La vie est parfois cachée, mais elle ne disparaît jamais complètement’’. Les larmes dans les yeux, il écrivait : ‘’Ne cherchez pas la vie dans des merveilles lointaines, elle est proche de vous : il suffit de regarder. Elle vous attend les bras tendus, souriante, portant la gerbe de blé et la bruyère en fleur’’. Encore une fois, au milieu des blessés qui criaient et des mères qui pleuraient, il adressait à Dieu cette petite prière : ‘’Seigneur, entends cette mélodie qui est chantée, ne nous laisse pas comme ça’’. Il laissa éclater cet appel qui jaillissait du plusprofond de son cœur. ‘’Je crois en un seul Dieu que j’aime. L’unique et le seul Dieu en qui chacun doit croire. A ceux qui ne sont plus, je pense. Pour ceux pour qui la vie n’est plus joie, je prie.  Pour ceux qui souffrent, qui sont affamés, qui meurent, je pleure. Enfants du monde, je vous aime. Ô mon Dieu, je vous aime ! Vous êtes le plus grand !’’

Extrait de l’article de Philippe Henne dans le journal Dimanche du 17-01-2021 qui se base sur les sources suivantes : Asianewq.it, Aleteia.org, diocèse d’Avignon, L’Orient-le-Jour.

Photo : Denny Muller-Unsplash

Anne QUEFFELEC, pianiste, concertiste

« Je crois que j’ai toujours eu la foi. Mais je l’avais peut-être de façon plus sûre lorsque j’étais jeune. Aujourd’hui, c’est à travers la musique que je la vis. J’ai foi en la transcendance. Il y a en l’homme une ouverture à l’infini. Nous sentir dépassés face à la beauté de la nature ou d’une œuvre est le signe que nous sommes appelés par quelque chose de plus grand. Blaise Pascal écrit : ‘’Incompréhensible que soit Dieu, et incompréhensible qu’il ne soit pas’’. Je penche pour la seconde option. Et j’aime l’idée qu’il y a en nous cette part de divin qu’il nous appartient de faire vivre. Nous avons sans doute à contribuer à l’existence de Dieu. Je me dis aussi que Dieu doit être parfois sidéré par la façon dont l’homme vit sa divinité. Il a dû être bluffé par Bach, sa créature ».

Extrait de l’interview de Anne-Laure Filhol, dans La Vie du 20-02-2020

Georg Friedrich Haendel : Menuet en sol mineur (Anne Queffélec) – YouTube

Carême – le jeûne et la pénitence

Nous voici donc dans le temps du carême ; lorsque j’aborde ce thème, on me rétorque souvent que l’année 2020 était toute une année de carême et c’est sans doute juste. Nous avons été privés de beaucoup de choses…mais qu’est-ce que faire jeûne, un des piliers du carême ? Le jeûne est physiologiquement bon pour la santé ; on trouve sur internet pas mal de vidéos et tutos vantant les bienfaits du jeûne…

« Faites pénitence, convertissez-vous ». Telle est la parole, qu’avant toute autre, Jésus adresse aux Juifs et, par eux, aux Hommes. Elle avait déjà retenti à travers les invectives des Prophètes et la prédication du Baptiste. Le Christ, inaugurant son enseignement, la prononce à son tour avec une exigence et une autorité que personne jusque-là n’avait pu lui conférer.

Revenez à moi de tout votre cœur – YouTube
Photo Sylvianne

Vous souvenez-vous du texte de Jonas, lu le 3ème dimanche après la fête de Noël ?

 La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas :

 « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. »

 (..)Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »

Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac.

La chose arriva jusqu’au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre.

Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront pas et ne boiront pas. Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence.

(…) En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés. (Jon 3,1-10)

Et ne croyons pas que le jeûne est d’une autre époque car en Irak, trois jours de jeûne pour la fin du Covid-19 et la venue du pape ont été décrétés à l’initiative du cardinal Louis Raphaël Ier Sako, patriarche de l’Église catholique chaldéenne locale. Demander à Dieu d’intercéder pour la « Résurrection de Ninive ».Du lundi 25 au mercredi 27 janvier, les chrétiens d’Irak sont invités à prier quotidiennement et à jeûner – au moins jusqu’à midi, et toute la journée pour ceux qui le peuvent – pour la fin de la pandémie de Covid-19, et afin que les conditions de la venue dans le pays du pape François, prévue du 5 au 8 mars prochains, soient bien réunies.

Site Croire.com du 26-01-21

Photo Kizoa

Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.  (Luc 4, 1 et 2)

Le carême est un temps de pénitence et de conversion. L’abstinence n’est pas une réelle pénitence. Cette prescription a un caractère symbolique. Elle rappelle qu’il faut se priver de quelque chose. On peut réduire sa consommation d’alcool, de tabac ou de chocolat !

Le pape Jean Paul II a proposé aussi un usage plus modéré de la télévision pour faire pénitence pendant le carême. Certes, l’Église a assoupli les règles et pratiques pénitentielles du Carême catholique : depuis 1949, le jeûne est limité à deux jours, le mercredi des cendres et le vendredi saint ; ce qui est fort peu et sont dispensés de jeûner les personnes de plus de 60 ans, les jeunes de moins de 18 ans accomplis et les femmes enceintes.

En quoi consiste le jeune du carême ? Le jeûne consiste à faire un seul repas pendant la journée, avec une alimentation frugale le matin et le soir. On ne doit rien manger entre les repas. Si on prend un repas à midi, on ne prend qu’une légère collation le soir.

La signification du jeûne de carême : jeûner a pour but de donner soif et faim de Dieu et de sa parole. De plus, jeûner pendant le carême n’est pas seulement un geste de pénitence, mais aussi un geste de solidarité avec les pauvres et une invitation au partage (…)

Source : site internet : https://cybercure.fr/

Photo Annie (déjà la renaissance…)

Frère Nicolas Morin, franciscain, attend le carême avec joie, car c’est un temps plus particulier de retrouvailles avec Dieu et de croissance spirituelle. C’est une chance qui nous est offerte pour nous tourner vers Dieu, vers nous et vers les autres. C’est un temps pour renaître, renaître à soi-même !

Donc finalement c’est bien plus qu’un temps de pénitence, c’est un temps de retournement sur soi, de relecture de vie, qui nous est proposé tous les ans ?

N. M : Oui, c’est la pédagogie de l’Église, elle nous propose de vivre avec beaucoup plus d’intensité pendant un temps limité ce que nous sommes appelés à vivre tout au long de notre vie chrétienne.

Le carême, c’est toute la vie chrétienne ?

N. M. : Bien sûr, cette démarche de conversion s’étend sur toute notre vie. (…)

Ce chemin passe quand même par un temps de jeûne, de partage, de prière… Le jeûne, ce n’est pas très drôle, il faut faire des efforts. Comment faut-il le pratiquer ?

N. M. : Je l’entends ainsi : « creuser, élargir l’espace de ma tente ». Si je suis plein, plein de moi-même, de mes activités, il n’y a plus de place pour accueillir l’autre, pour accueillir Dieu et finalement pour accueillir la profondeur de ce que je suis. Le carême veut nous aider à ouvrir un espace et le jeûne, très concrètement, l’exprime physiquement. Alors qu’habituellement, quand j’ai faim, je comble immédiatement ma faim, je vais accepter de manquer, non pas pour manquer, mais pour m’ouvrir à un bien plus grand encore, Dieu, qui est capable de me combler. C’est cela, le sens du jeûne. En même temps, la faim me fait prendre conscience de ceux qui ne choisissent pas la faim, et donc elle m’ouvre les yeux pour une solidarité très concrète elle aussi.

Vous vous privez de certains aliments, vous mangez moins que d’habitude ?

N. M. : Il y a différents types de jeûne, mais pour moi, je ne mange pas le vendredi soir. Je passe l’heure du repas à la chapelle en oraison. Du coup, un jour des chrétiens se sont joints à moi, car ils ne savaient pas trop comment vivre le carême, et depuis cela continue, et cela s’étend même maintenant sur toute l’année. C’est une manière très concrète de vivre le jeûne et de lui donner du sens. (…)

Vous dites que le carême est un temps de transformation. Vous vous sentez transformé, vous, après ces quarante jours, chaque année un peu plus ?

N. M. : Ce serait présomptueux de ma part de le dire ! C’est dans le cœur de Dieu. Mais oui, je crois que c’est un chemin spirituel qui nous aide à grandir tous les jours. Ce chemin-là, nous ne le construisons pas à la force du poignet, il nous est donné. Je crois que le Seigneur ne nous demande qu’une chose : nous rendre disponibles, avoir le désir de l’aimer davantage, et pour le reste, c’est lui qui fait le travail.

Donc il n’y a pas d’effort de notre part ?

N. M. : Si. Nous rendre disponibles demande un vrai effort, très concret.

Cela veut dire se donner du temps tous les jours ?

N. M. : Chacun a son rite. Certains vont marquer le mercredi des Cendres de manière particulière, et prennent le temps de prier, de lire l’Évangile, de célébrer en communauté. Dans ma communauté, chaque repas que l’on ne prend pas est noté, de sorte que l’argent qu’on n’a pas dépensé soit partagé.

Si j’ai bien compris, le carême n’est pas triste, il mène à la joie ?

N. M. : Oui, à la joie de la Résurrection.

Extraits de l’Interview réalisée par Sophie de Villeneuve pour Radio Notre-Dame pour l’émission « Mille questions à la foi » – site internet Croire.com

17 février 2021 – Mercredi des cendres

Photo Vincent Ledvina /Unsplash

Comme à ses premiers disciples, Jésus nous demande aussi : « Que cherchez-vous ? »

Que cherchons-nous à travers le Carême, temps de pénitence mais aussi de conversion.

Habituellement, le Carême est présenté comme un temps de privations personnelles et d’exigences morales alors qu’il est aussi un temps privilégié, à l’instar de l’Avent, de conversion. Temps où les baptisés vont à la rencontre du Vivant, en se reconnaissant pécheurs mais avec un but bien précis : raviver en leur cœur l’esprit du baptême.

Le Carême, quarante jours de retour vers Dieu.

Le premier pas du chemin est le mercredi des Cendres avec la proclamation inaugurale du livre de Joël : « Revenez à moi de tout votre cœur dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu ! »

Nous entrons en carême, et nous allons une fois de plus nous demander comment utiliser au mieux ce temps qui nous mène à Pâques. L’Église nous recommande le jeûne, la prière et le partage. Certains trouveront cela sans doute austère, et poseront la question : le carême doit-il être triste ?

« Frère Nicolas Morin, franciscain, attend le carême avec joie, car c’est un temps plus particulier de retrouvailles avec Dieu et de croissance spirituelle. C’est une chance qui nous est offerte pour nous tourner vers Dieu, vers nous et vers les autres. C’est un temps pour renaître, renaître à soi-même ! »

Ce chemin du Carême est un temps de maîtrise des désirs de notre corps (le jeûne), d’attention à nos frères dans le besoin (le partage) et de relation approfondie avec le Seigneur (la prière), trois domaines décisifs de la vie du baptisé.

Jeûne, partage, et par-dessus tout prière avec ces instants de cœur à cœur avec le Seigneur où nous reprenons les mots du psalmiste : « Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Rends-moi la joie d’être sauvé » (Psaume 50).

A l’heure où beaucoup croient qu’un tel langage est dépassé, enracinons dans la Parole notre fidélité au Seigneur. N’est-ce pas elle qui est la vérité de l’amour ?

Et puis ne tombons pas dans la tentation de faire semblant, de vivre un Carême de surface. Le baptême est un engagement : « Le baptême ne purifie pas de souillures extérieures, mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite et il sauve par la résurrection de Jésus Christ » (1 P 3,21).

Si le Seigneur exige de nous ‘’une conscience droite’’, c’est qu’il compte sur nous et nous croit dignes de son amour.

Sylvianne : texte inspiré par le Missel du dimanche 2021, éd. Artège, de la méditation (Une conscience droite) de Sœur Emmanuelle Billoteau et d’un extrait de « Mille questions à la foi » (Frère N.Morin), Site Croire.com

Semaine Sainte 2021 – prévision des offices

samedi27 marsAutelhaut18h30présentiel / vidéo
Dimanche des Rameaux28 marsWeyler09h45présentiel
Barnich10h45présentiel
Toernich11h00présentiel
Jeudi Saint1er avrilToernich19h30présentiel / vidéo
Vendredi Saint2 avrilBarnich19h30présentiel / vidéo
Samedi Saint3 avrilWeyler19h30présentiel / vidéo
Pâques4 avrilAutelhaut09h45présentiel
Sterpenich10h45présentiel / vidéo
Udange11h00présentiel

Planning prévisionnel, confirmation dans la prochaine édition du « Trait d’union ».

29 mars 2020 – 5e dimanche du Carême A

Jésus est la résurrection et la vie.

Par lui, nous sommes promis à une vie en abondance qui commence dès le moment où nous accueillons en nous son Esprit. Lui seul garde le pouvoir de nous sortir aujourd’hui du tombeau de nos péchés et, demain, du gouffre de la mort.

On peut dire qu’Il vient ouvrir nos tombeaux et nous en faire sortir. Il vient nous tirer de notre sommeil. Il vient nous redonner vie…

Oui, la soif et l’eau vive… les ténèbres et la lumière… la mort et la vie… Voilà les enjeux du baptême. Voilà où nous conduit ce carême. Nous suivons un homme qui nous demande de croire l’incroyable. Un homme qui ose proclamer : « moi, je suis la résurrection et la vie ».

Cette parole, Jésus ne cesse de la dire à chacune et chacun de nous. Prenons-le au mot, et croyons en lui avec la force de l’Esprit.

Quand je te vois pleurer ton ami,
je sais que tu es vraiment
un homme comme nous.

Mais avec une parole
tu deviens soudain
celui qui possède la puissance divine :
« Lazare, viens dehors ! »

Tu dépasses même immensément
cette victoire provisoire sur la pourriture.
« Marthe, je suis la Résurrection !
Est-ce que tu le crois, Marthe ? »
Je le crois.

Même si personne ne peut m’expliquer
ce que sera cette résurrection,
je crois que derrière toi nous allons entrer
dans une vie éternelle de ressuscité.
Et déjà nous pouvons essayer cette vie
en triomphant de toute mort
par des actes d’amour.

Textes : Père Ladis
Photos : Marie-Claire/Kizoa

22 mars 2020 – 4e dimanche du Carême A

Continuons notre marche vers Pâques…

Il nous arrive quelque fois de ne pas très bien savoir où nous allons, ou bien de rester sur le bord du chemin, ne sachant pas comment avancer. Oui, croire au Christ, c’est s’engager dans un parcours exigeant, mais qui conduit à la demeure de Dieu.

La lumière est venue dans le monde. La lumière de Dieu, qui est celle de l’amour, celle de la fraternité, celle de l’Evangile. La lumière est venue dans le monde et son nom est « Jésus-Christ ». Si notre route nous semble obscure, si nous nous débattons dans les ténèbres du doute, du péché, d’une souffrance sans espérance, n’ayons pas peur. Allons avec une immense confiance vers celui qui nous guérit et qui veut illuminer les yeux de notre cœur. Sa grâce, lumière de pardon et de miséricorde est là, tout près de nous…

Quelque part, chacun de nous est né aveugle ou boiteux ou lépreux…

Chacun porte en lui la marque d’un monde imparfait,
Un monde pas encore terminé qui attend la joie de Dieu.

Seigneur, fais que cette faille en moi
Devienne une belle ouverture
pour l’amour.

Aide-moi à ne pas fuir ni vouloir cacher
Ce qui est pour toi
une porte.

Une porte pour venir chez moi.

Viens habiter, Seigneur, de ta douce présence
Ce qui en moi reste infirme.

Textes : Père Ladis
Photos : Sylvianne/Kizoa

Carême de partage les 22 mars et 5 avril 2020

ATTENTION: En raison de l'épidémie du coronavirus, la première collecte du Carême de Partage n'aura pas lieu dans nos églises. Voir communiqué de l'évêque.

Un des piliers du carême est le partage.

« Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Eternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. »

Jérémie, 29 :11

Les collectes du 22 mars et 5 avril soutiendront les projets d’Entraide & Fraternité, plus particulièrement les femmes haïtiennes afin qu’elles se forment pour lutter contre la faim.

Dans les campagnes haïtiennes, les femmes sont les chevilles ouvrières de près de 40% des familles alors qu’elles n’ont bénéficié d’aucune formation aux techniques agricoles et n’ont pas accès aux programmes de prêts et de financement pour développer leur production.

Soutenir ces femmes, c’est soutenir leurs familles, leurs enfants et toute une communauté.

Pole tekstowe: Photo : Kizoa
Photo : Kizoa

 « Malgré le sort, le peuple haïtien se tient debout ! Il nous donne un formidable témoignage de courage à travers les situations si extrêmes de tant de familles. A travers les projets des partenaires d’Entraide & Fraternité, nous exprimons notre amour et notre solidarité avec vous, sœurs et frères haïtiens. Pour que résonne concrètement ce cri de plus en plus pressant : justice sociale et écologie intégrale. »

Mgr Jean Kockerols, évêque auxiliaire de Bruxelles

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