17 MAI 2020 – 5ème dimanche après Pâques

Le pape François annonce une semaine « Laudato si’ » du 16 au 24 mai prochain

Pour le cinquième anniversaire de l’encyclique Laudato si’ dédiée à la « sauvegarde de la maison commune », le Vatican encourage une semaine d’initiatives en faveur du climat. À cette occasion, le pape François se rendra dans une région italienne dévastée par la pollution illégale. (Xavier Le Normand, avec Vatican News). Maintenant à voir en fonction du déconfinement progressif en Italie ; toutefois l’appel reste lancé.

« Quel monde voulons-nous laisser à ceux qui viennent après nous, aux enfants qui grandissent aujourd’hui ? » C’est sur cette interrogation que le pape François ouvre une vidéo publiée le 3 mars par le Vatican et dédiée à l’annonce de la célébration d’une semaine Laudato si’, organisée du 16 au 24 mai prochain, à l’occasion du cinquième anniversaire de l’encyclique éponyme et dédiée à l’environnement. (…)

« Je renouvelle mon appel pressant à répondre à la crise écologique », poursuit le pape dans son message vidéo (…). « La clameur de la terre et la clameur des pauvres ne peuvent pas durer plus longtemps. Prenons soin de la création, don de notre Dieu bon et créateur », exhorte encore le pape François… (…)  
(Extraits du site croire.la-croix.com)

Cette semaine veut faire réfléchir, imaginer, mettre en œuvre, dans la mesure du possible, des actions plus ambitieuses que jamais en faveur de la protection de la création. Notre unité pastorale invite ses paroissiens à promouvoir les initiatives organisées dans ce cadre.

Lien vers le message du pape : (cliquez ici)

En adéquation avec le message du pape François, le texte de Yannick D. paru dans Carillons de Lorraine n°6 de mars 2020, prémonitoire ???

Colère terrestre

Hé, ho, ouille, aïe aïe aïe !  Aidez-moi ! Aidez-moi ! Les humains m’assaillent !

Help me, help me, SOS !  Aidez-moi ! Aidez-moi ! Les humains m’agressent !

Qui donc entendra mon chant de détresse ?  Si ça continue comme ça, c’est à coups de hurlements et de sanglots que je vais les réveiller.  Pourtant, je fais ce que je peux pour les déstabiliser : tempêtes par- ci, tremblements par-là, tsunamis ici, canicules là-bas.  Pensez-vous qu’ils réagissent ?  Oh ! Ils ont bien la larme à l’œil lorsque leurs écrans plats leur font voir en boucle l’une ou l’autre victime.  Mais très vite, comme ils savent si bien le faire, ils passent à autre chose.  Les glaciers fondent, la banquise s’effrite, les incendies font rage et les abeilles perdent le nord : qui s’en soucie ?  Ils continuent de plus belle leur consommation effrénée qui flatte leur ego.

Mais moi, je n’en peux plus : je suis au bord du gouffre.  Il me semble que j’agonise … et je me sens si seule !!

Toi, là-haut, Toi qui dis avoir façonné ce bipède à ton image : ce n’est pas terrible comme résultat !! Permets-moi de douter de Tes compétences ! Tes plans avaient pourtant l’air bien étudiés, mais il me semble que la machine s’est emballée et que Tu en as perdu le contrôle. Laisse-moi Te dire que les hommes sont de sacrés égoïstes. Savent-ils seulement qu’ils ne constituent que 0.01% du vivant sur terre ? Mais que fais-tu donc : une sieste prolongée ?? Toi l’artiste, voilà que Ton œuvre T’échappe, qu’elle part à vau-l’eau. Ton fils, ils l’ont crucifié, sans aucune arrière-pensée : une passion de quatorze stations !! Excusez du peu ! Et pour moi, ils en ont prévu combien d’étapes ? N’ai-je pas déjà franchi la limite du supportable ? Le mort est une chose ; la souffrance en est une autre. Tu sais quoi ? Je préfère penser que je ressemble à Job sur son tas de fumier, percluse de douleurs multiples, torturée de toutes parts, mutilée injustement par ceux qui se prennent pour les rois du monde. Ma colère ressemble à celle de Job. Je l’exprime et je la crie avec la sensation de n’être ni entendue ni écoutée. Mais au moins, avec Job, je tiens là un récit où tout est bien qui finit bien. Alors que du côté de Ton fils, Tu avoueras que la résurrection est tout de même un concept nébuleux, surtout me concernant. Pour cela, il faudrait avoir la foi et là, en ce moment, je T’avoue qu’il y a de l’eau dans le gaz. Comment pourrait-il en être autrement ? Tu me confies à ces êtres soi-disant dotés d’intelligence. Mais s’ils l’étaient vraiment, cela se saurait, cela se verrait et je ne serais pas dans cet état de délabrement. J’ai l’impression d’être devenue une poubelle trouée à la dérive. Je Te le dis comme je le pense : ils sont arrogants à s’imaginer qu’ils peuvent tout maîtriser. S’ils savaient !! Finalement, ce ne sont que de pauvres âmes errantes qui ne savent ni d’où elles viennent, ni où elles vont. L’homme moderne est mort de trouille, alors il consomme encore et encore pour conjurer sa peur et remplir ses manques. Résultat des courses : c’est moi qu’ils assassinent, qu’ils clouent au pilori.

Allô le Ciel, ici la Terre !! Entends-tu ma plainte … mes gémissements … mon râle ?

Yannick D.

3600 scientifiques interpellent la politique agricole européenne

Des scientifiques d’Europe et au-delà demandent aux institutions européennes d’améliorer « drastiquement » la proposition pour la Politique Agricole Commune post-2020, afin qu’elle cesse de nuire à l’environnement. Ils proposent dix actions urgentes pour la protection de la biodiversité, l’atténuation du changement climatique et la sécurité alimentaire. Newsletter (extrait) de Natagora du 20 mars 2020.

Youtube – Psaume de la création : « Mon Dieu, tu es beau, tu es grand… » avec Grégory Turpin

Invitation du pape à tous les chrétiens

Le pape François invite tous les chrétiens à réciter le Notre Père « tous ensemble », mercredi 25 mars 2020 à midi, en « prière unanime » face à la pandémie du Coronavirus.

« En ces journées d’épreuve, a-t-il dit lors de l’angélus qu’il présidait ce 22 mars dans la bibliothèque du palais apostolique, tandis que l’humanité tremble de la menace de la pandémie, je voudrais proposer à tous les chrétiens d’unir leurs voix vers le Ciel. »

« J’invite tous les chefs des Eglises et les leaders de toutes les communautés chrétiennes, avec tous les chrétiens des diverses confessions, à invoquer le Très-Haut, Dieu tout-puissant, en récitant en même temps la prière que Jésus Notre Seigneur nous a enseignée », a-t-il ajouté.

Et le pape de souhaiter : « Au jour où de nombreux chrétiens font mémoire de l’annonce de l’Incarnation du Verbe à la Vierge Marie, que le Seigneur écoute les prières unanimes de tous ses disciples qui se préparent à célébrer la victoire du Christ ressuscité. »

Le pape dans les rues de Rome pour implorer la fin de l’épidémie de coronavirus

Nicolas Senèze (@NicolasSeneze) March 15, 2020

Photo : VaticanMedia, pic.twitter.com/jQ0QGgzP53

Le pape a quitté le Vatican cet après-midi [15 mars], peu après 16 heures, pour effectuer un pèlerinage dans Rome afin de demander devant deux icônes très vénérées de la ville la fin de la pandémie de Covid-19 qui touche l’Italie et le monde, a annoncé la Salle de presse du Saint-Siège dans un communiqué.

Dans une première étape, le pape s’est arrêté à la basilique Sainte-Marie-Majeure pour adresser « une intense prière » à la vierge Salut du Peuple romain, icône très prisée des Romains pour laquelle le pape aussi une grande dévotion.

Il était notamment venu prier devant elle le lendemain de son élection, il y a sept ans, et s’y arrête systématiquement dès qu’il part en voyage et à son retour.

En 593, le pape Grégoire Ier l’avait emmenée en procession contre la peste, et en 1837, Grégoire XVI l’avait invoquée contre une épidémie de choléra.

De manière plus inhabituelle, François a ensuite rejoint la via del Corso, dans le centre historique de Rome, parcourant à pied une partie de cette artère vidée de la foule qui y grouille normalement par le confinement imposé aux Italiens.

Une marche, pourtant difficile pour le pape qui souffre de la hanche, que François a tenu à faire « comme en pèlerinage », a précisé le Saint-Siège.

Dans l’église Saint-Marcel-au-Corso, le pape s’est ensuite recueilli devant le crucifix miraculeux qui, en 1522, avait été porté en procession dans Rome pour mettre fin à l’épidémie de peste qui ravageait alors la ville. Une procession qui s’était tenue malgré l’interdiction des autorités soucieuses d’éviter la contagion.

« La procession dura seize jours. Au fur et à mesure de la procession, la peste donnait des signes de régression, et chaque quartier essayait de conserver le crucifix le plus longtemps possible, raconte VaticanNews. À la fin, lorsqu’il fut ramené à l’église, la peste avait complètement cessé. »

Une heure trente de pèlerinage dans Rome

« Dans sa prière, le Saint-Père a invoqué la fin de la pandémie qui frappe l’Italie et le monde, a imploré la guérison des nombreux malades, s’est souvenu des nombreuses victimes de ces derniers jours et a demandé que leurs familles et leurs proches trouvent consolation et réconfort », a expliqué le Vatican.

« Son intention s’adressait également aux travailleurs de la santé, aux médecins, aux infirmières et à ceux qui, en ces jours, par leur travail, garantissent le fonctionnement de la société », a-t-il ajouté.

Le pape François a regagné le Vatican aux alentours de 17 h 30.

Signe éloquent du respect par les Italiens du confinement qui leur est imposé, aucune image du pape dans les rues de Rome n’a été diffusée sur les réseaux sociaux.

Coronavirus : en Alsace, les paroissiens font preuve d’imagination pour garder des liens

Saint-Martin de Colmar.
FRÉDÉRIC CIROU /ALTOPRESS / MAXPPP

Messes diffusées sur YouTube, chaînes de prière, permanences téléphoniques d’écoute : quand l’épidémie de Covid-19 oblige à limiter les rassemblements, les idées fourmillent.

Depuis deux dimanches, Paulette Ruetsch, 78 ans, est privée de messe. Dans sa paroisse des Coteaux de l’Illberg, à Mulhouse (Haut-Rhin), seuls quelques offices de semaines étaient maintenus jusqu’au passage au stade 3 dans la crise du coronavirus, samedi 14 mars : ceux accueillant d’ordinaire moins de 50 personnes. « Avec mon mari, nous regardons la messe à la télévision, explique-t-elle. La communion me manque, car quand on communie, on est uni au Christ. Mais les contacts avec les fidèles à la sortie manquent aussi beaucoup, cela permet d’habitude de bien redémarrer la semaine. Je passe un peu plus de coups de fil pour garder le contact. »

Faisant partie des bénévoles qui assurent l’accueil pour la paroisse, elle continue toutefois de recevoir les personnes venant demander des messes pour leurs défunts ou se renseigner pour les baptêmes. Mais elle prend ses précautions : « J’emporte un masque, du gel hydroalcoolique, je désinfecte le téléphone. Si quelqu’un tousse, je recule ».

« L’obéissance aux autorités publiques n’est pas optionnelle pour un chrétien »

En tant que cluster, le Haut-Rhin fait partie des départements ayant appris dès le 6 mars l’interdiction de rassemblements de plus de 50 personnes. Depuis, l’archevêque Mgr Luc Ravel s’est adressé plusieurs fois aux diocésains. Rappelant que « l’obéissance aux consignes données par les autorités publiques n’est pas optionnelle pour un chrétien », il avait laissé le choix entre annuler les messes et en limiter la participation à 50 personnes. Mais Mgr Ravel a aussi invité à faire preuve d’inventivité pour maintenir la vie ecclésiale.

À Hirsingue, dans le Sundgau, secteur rural le plus au sud de l’Alsace, où l’équipe d’animation pastorale avait choisi de maintenir les trois messes, le 8 mars les fidèles se sont autorégulés. « Nous nous sommes retrouvés en général à 46-47 personnes par office. J’insiste pour que chacun ne le vive pas avec frustration, mais il est vrai que le contexte est difficile », raconte le curé, le père Vincent Fréchin. Anticipant les mesures de confinement strictes, l’équipe d’animation pastorale a aussi décidé de mettre en place une permanence d’écoute téléphonique pour les personnes isolées.

Messe filmée à huis clos postée sur YouTube

À la collégiale Saint-Martin de Colmar, le père Christian Kamenisch a célébré en avance et à huis clos la messe de ce dimanche 15 mars en se faisant filmer par téléphone, et a posté la vidéo de la messe sur YouTube. Le lien de consultation a été envoyé aux fidèles, qui recevaient déjà la lettre d’information paroissiale par courriel.

À l’hôpital Albert-Schweitzer de Colmar, la messe célébrée tous les samedis à la chapelle de l’établissement est déjà en temps normal filmée et retransmise sur les téléviseurs dans les chambres. Le dispositif se poursuit, avec pour différence un prêtre célébrant dans une chapelle vide. Autre initiative encore : la communauté de paroisses En pays de Brisach a mis en place une chaîne de prière, en envoyant par mail un livret comportant des liens vers des chants à consulter sur YouTube, et déposant des exemplaires papiers dans les églises.

« Quand on pense que les personnes derrière leurs ordinateurs, prêtes à envoyer des fichiers MP3 et à servir de hotlines pour les autres, ont en général autour de 75-80 ans, c’est admirable ! », se réjouit Mathieu Rohrbach, animateur de la zone pastorale Colmar-Plaine.

Site : www.croire.la-croix.com