
Pour comprendre la signification de l’icône, il faut tout d’abord reconnaître en celle-ci une expression artistique assez particulière. On pourrait appeler peinture réaliste celle qui prétend reproduire la nature de telle sorte qu’en voyant le portrait d’une personne par exemple, on croie la voir réellement. A l’opposé, la peinture dite idéaliste vise à provoquer une impression déterminée, par exemple joie, pitié…L’art du peintre d’icône se rattache à ce dernier type, mais cherche en plus à introduire le spectateur à la prière. L’icône n’est donc ni un portrait, ni une œuvre d’art conçue selon les règles de l’art profane. La plupart des icônes ont été peintes dans des monastères ou ermitages. Les moines préparaient d’abord une planche de bouleau ou de pin suffisamment épaisse qu’ils creusaient légèrement à l’endroit choisi pour l’image, l’espace environnant formant le cadre. Ils couvraient alors le tableau de colle épaisse mêlée de plâtre et de poussière d’albâtre.
Ensuite, après avoir jeûné et prié, l’artiste recevait une bénédiction spéciale. Les pinceaux et les matériaux étaient bénis également. Puis le peintre traçait l’esquisse de son sujet en s’inspirant des règles et modèles établis par l’Eglise byzantine. Son icône devait être, en effet, une sorte de catéchisme vrai et expressif pour les nombreux chrétiens illettrés (les icônes sont apparues vers le 12ième siècle). L’icône était alors bénite selon le rituel de l’Eglise byzantine ; elle devenait l’objet d’une vénération spéciale ; elle jouissait désormais d’un respect comparable à celui des reliques de saints…
Basé sur le petit fascicule ’’La mère de Dieu de Vladimir’’ et le Culte des Icônes de J.Annez de Taboada, sj
« Ma prière, c’est mon icône. Elle est ma lucarne sur Dieu, ma rosace, ma verrière sur laquelle, lui et moi posons nos couleurs. Elle est mon hublot sur Dieu.
Ma prière, c’est mon icône. Dans l’encombrement de mes habitudes, elle ménage un espace ; dans l’entremêlement de mes habitudes, elle dégage un orifice ; dans l’entrecroisement de mes joies, elle me conduit plus loin.
Ma prière, c’est mon icône. Elle est le lieu où je suis en attente ; elle est le moment où je prends conscience du passage de Dieu et où je décide en pleine connaissance de cause de me laisser éblouir par sa présence. »
Charles Singer


Bien sûr les icônes écrites par Albert Warnon, décédé, sont plus simples mais ont demandé beaucoup de patience, de doigté (avec parfois application d’une fine couche d’or) et aussi de spiritualité ; elles sont donc un excellent support à notre prière et c’est une vraie grâce qu’elles soient parvenues dans nos paroisses et nous remercions chaleureusement sa famille.
A regarder sur la chaine YouTube de l’UP des Eaux-vives
Premières communions à l’église de Barnich :
Confirmations à l’église d’Udange :
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Commentaire basé sur La Croix.com du 25-05-2026
Consultez le texte complet de l’encyclique sur le site du Vatican.















