Octave à Notre-Dame d’Arlon, Reine de la Paix

du 6 au 13 septembre 2020

Dimanche 6 septembre s’est ouvert un temps fort de prière dans lequel nous invoquons la Vierge Marie, Reine de la paix.

En semaine méditation à 18h suivie par la messe à 18h30’ ; dimanche prochain de clôture, méditation à 17h et messe à 17h30 ‘.

L’abbé Paul Hansen a demandé de relayer au maximum ce temps de prière auprès de nos communautés car nous en avons bien besoin… ne fut-ce que pour nous aider à faire face à la pandémie toujours bien présente et à changer nos comportements comme le rappelle encore actuellement le pape François.

Ce dimanche, le chef de chœur, François et l’organiste Jean-Marie nous ont gratifié d’un superbe Ave Maris Stella, qui a ému beaucoup de fidèles…

L’homélie du diacre Emmanuel n’a pas laissé indifférent non plus :  inspirée par le philosophe Sylvain Tesson, nous faisant passer de la mère de Rimbaud à la mère de Jésus, chacune avec leur fils atypique…, avait de quoi questionner…

Aussi si vous voulez ragaillardir votre foi, n’hésitez pas à passer un peu de temps à l’église de la Knippchen durant cette semaine.

Voici la prière de cette 366ième octave :

Sainte Vierge Marie,
Reine de la paix,

Aidez-nous à accueillir le sermon sur la montagne, ces béatitudes dont on parle tant et qu’on applique si peu parce qu’elles vont à contre-courant, comme si la Semois qui prend sa source dans notre cité remontait vers ses origines au lieu de se balader en Lorraine et en Gaume, avant de rejoindre d’autres fleuves, pour se jeter dans la mer…

Aidez-nous à devenir le peuple de la Parole,
le peuple de l’Eucharistie, le peuple du Message.

A quoi sert d’aller toujours plus vite, si on ne sait pas où l’on va ?

A quoi sert de produire toujours davantage, si on ne sait pas partager ?

A quoi sert aux pauvres de s’enrichir, et aux riches de s’appauvrir,
si les uns et les autres ne savent pas vivre comme le Christ ?

Sainte Vierge Marie,
A un monde dominé par l’argent, vous enseignez votre libéralité…
A un monde de clinquant et de mensonges,
Vous montrez votre transparence…
A un monde qui ricane et sui salit, vous offrez votre pureté…

Apprenez-nous à ne pas être une page achevée d’être imprimée,
mais une page chaque jour toute blanche,
où l’Esprit de Dieu pourra dessiner les merveilles qu’il fait en nous.

Notre-Dame d’Arlon, servante de la Paix,

Priez pour nous…

Priez pour nous…

Amen.

Abbé Paul Hansen, curé de Saint-Donat

Schola Mariacka, Basilique Notre-Dame, Cracovie

15 août 2020 – ASSOMPTION

Marie pensait…

« Faire confiance à Dieu ! J’ai l’impression que beaucoup de mes amies en sont incapables. Pourquoi ?

Il me paraît si simple, si humain, de s’abandonner entre les mains de Dieu. Je veux dire, d’espérer de chercher le bon côté des choses, de croire en l’amour. Les prophètes parlent d’un temps très triste où l’on sera sans cesse dans l’inquiétude du lendemain. J’ai du mal à comprendre ce qu’ils veulent dire. Pour moi, le lendemain est aussi sûr qu’aujourd’hui. Pourtant, je me demande si mon enfant ne naîtra pas cette nuit. Mais je suis très calme, tout à fait en paix avec Dieu et avec tous ceux que je connais. J’ai plein le cœur de tendresse pour cet enfant. Alors tout se passera bien.

Dieu m’a aimée. Dieu m’aime. Il me semble parfois qu’il m’a préférée, mais je n’ose pas trop penser à cela. Il me suffit de savoir que Dieu nous aime tous. L’amour de Joseph pour moi vient de Dieu. Il me l’a dit, un soir. Ce fut pour moi une joie formidable. Je suis sure aussi que mon amour pour lui et pour mon enfant est né de Dieu. Comme cet enfant lui-même…
Un fils m’a été donné. Mais qu’en sera-t-il de lui ?

Je voudrais qu’il ne souffre jamais, et quelque chose au fond de moi me dit que c’est impossible. Alors je souffrirai avec lui. Je m’en séparerai pour qu’il grandisse, mais intérieurement je ne m’en séparerai jamais. Je vivrai avec Lui, par Lui, moi qui vais le mettre au monde. Les prophètes ont dit qu’il serait l’homme de la paix. C’est déjà vrai pour Joseph. C’est à cet enfant que je dois d’avoir été épousée par un homme aussi pacifié, aussi pacifiant.

Quelle chance j’ai ! et je la dois à Dieu qui m’a aimée, qui m’aime.

Quand je pense à mon enfant (c’est presque en permanence), j’ai l’impression de penser à Dieu en même temps.

L’attente des hommes est comblée. « Je rêve de quelque chose d’autre », me disait Ruth l’autre jour en pleurant. Mais, à partir de maintenant il n’y a plus rien d’autre à rêver.

L’« autre » est venu. Il s’est glissé en moi, et par moi dans le monde. Et maintenant il y aura quelqu’un au milieu des hommes. Dès demain peut-être ! Je ne dis pas que les hommes n’auront plus rien à attendre. Mais quand ils auront découvert ce qu’ils attendent, ils comprendront que c’était déjà en eux, au plus profond d’eux-mêmes. Une lumière qui brillera dans les regards humains.

Lumière joyeuse qui inonde déjà le visage de Joseph. Quand il me regarde, je sens que l’Amour pénètre en lui.

Comme un jour, l’amour pénètrera en tous. Et tous seront comme moi, invités à mettre au monde l’amour. »

Extrait de La Foi quotidienne de René Berthier
(repris par l’abbé G.Balthazard dans ‘Rencontre avec lui’)

Poème de Paul Claudel

Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.
Je n’ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.
Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.
Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête.

Midi !
Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.
Ne rien dire, mais seulement chanter
Parce qu’on a le cœur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée
En ces espèces de couplets soudains.

Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
La femme dans la Grâce enfin restituée,
La créature dans son honneur premier
Et dans son épanouissement final,
Telle qu’elle est sortie de Dieu au matin
De sa splendeur originale.
Intacte ineffablement parce que vous êtes
La Mère de Jésus-Christ,
Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance
Et le seul fruit.
Parce que vous êtes la femme,
L’Eden de l’ancienne tendresse oubliée,
Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir
Les larmes accumulées,

Parce qu’il est midi,
Parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui,
Parce que vous êtes là pour toujours,
Simplement parce que vous êtes Marie,
Simplement parce que vous existez,
Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

(Repris du site Croire.com)

Petit flash historique transmis par Thérèse

Le 15 août est un temps fort chez les chrétiens. Dans notre pays ce jour est férié.  Nousfêtons Marie comme Mère de Jésus, notre mère et mère de l’Eglise. 

Les orthodoxes, qui ont aussi une grande confiance en Marie, fêtent ce même jour sa « Dormition ». 

La plus ancienne prière connue à Marie fut retrouvée sur un papyrus grec datant du 3ième siècle :  « Sous ta garde, nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu.  Ne rejette pas nos prières, mais de tout dangers délivre-nous. Vierge Glorieuse et bénie. » 

C’est au Moyen Age que la dévotion à Marie devint vraiment populaire, avec de nouvelles prières. Le Salve Regina (11ième siècle) et l’Angélus (13ième siècle) d’abord  sonné le soir, puis le matin et le midi ; ainsi, il rythmait la vie du village ou du quartier. 

Le rosaire (15 dizaines de chapelet pendant lesquelles on médite les mystères) doit son nom à une couronne ou petit chapelet de roses que l’on offrait, en mai, à Marie. C’est à Saint Dominique et aux dominicains (16ième siècle), que l’on doit la diffusion de cette prière.

Extrait du semainier chrétien (2000)

Reprenons notre belle prière :

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Chantons et redécouvrons les merveilleuses paroles du chant liturgique : Toi, Notre Dame

Toi, Notre Dame (en karaoke)

7 juin 2020 – Dimanche de la sainte Trinité

Image transmise par frère Joseph (Communauté du Sacré-Cœur à Strasbourg)

Préparons nos cœurs, nos églises, à revivre, avec précaution certes, des célébrations eucharistiques en communauté et dans l’attente de la prochaine réouverture de nos lieux de culte, voici un lien qui explicite très bien cette sainte Trinité :

Du 22 au 30 mai, vivez la neuvaine à l’Esprit Saint et la vigile de Pentecôte

Article paru sur le site du diocèse de Namur

source: http://www.diocesedenamur.be

Il y a quelques semaines, la difficile décision était prise d’annuler la traditionnelle neuvaine de prière à l’Esprit Saint qui a lieu chaque année en la cathédrale entre l’Ascension et la Pentecôte. La pandémie de covid-19 nous empêche en effet de nous réunir physiquement. Avec notre évêque et les membres de son Conseil épiscopal, nous vous proposons néanmoins d’être en communion tous les soirs à 18h30 pour vivre une neuvaine à distance. Le thème retenu est « Viens, Esprit Saint ».

Du 22 au 29 mai

Chaque soir, du vendredi 22 au vendredi 29 mai, à 18h30, un membre du Conseil épiscopal vous proposera, sur la chaîne YouTube du Service de pastorale liturgique (cliquez ici), un texte biblique et une méditation.

Chaque soir, à 18h30 également, un temps de prière vous sera proposé sur les ondes de RCF Sud Belgique. Vous pourrez entendre le chant-thème choisi pour la neuvaine, la lecture biblique, la méditation d’un membre du Conseil épiscopal, la prière à l’Esprit Saint rédigée par l’abbé Haquin et la prière à la Vierge Marie récitée dans le diocèse depuis mars.

Pour l’occasion, un livret de neuvaine a été rédigé. Il est disponible en cliquant ici. Il contient l’entièreté des textes nécessaires pour vivre cette neuvaine. Des carnets imprimés ont d’ailleurs été mis à la disposition de personnes ne disposant pas d’un accès à l’internet.

30 mai

Le samedi 30 mai, à 18h30, Mgr Warin présidera en direct la messe de la veille de la Pentecôte depuis la cathédrale Saint-Aubain, dans sa forme déployée.

Vous pourrez suivre cette célébration en direct vidéo sur la chaîne YouTube du Service de pastorale liturgique (cliquez ici) et sur les pages Facebook de notre diocèse (www.facebook.com/catholique.namur) et du SPL (www.facebook.com/SPLNamur). RCF Sud Belgique diffusera l’office en différé à 20h30.

Si cette neuvaine s’inscrit dans la lignée des neuvaines vécues les autres années, elle répond aussi à un appel des évêques de Belgique lancé le 12 mai dernier « Prier avec Marie pour la venue du Saint-Esprit ». La prière à la Vierge Marie clôturera ainsi chaque soirée.

Service de pastorale liturgique

17 MAI 2020 – 5ème dimanche après Pâques

Le pape François annonce une semaine « Laudato si’ » du 16 au 24 mai prochain

Pour le cinquième anniversaire de l’encyclique Laudato si’ dédiée à la « sauvegarde de la maison commune », le Vatican encourage une semaine d’initiatives en faveur du climat. À cette occasion, le pape François se rendra dans une région italienne dévastée par la pollution illégale. (Xavier Le Normand, avec Vatican News). Maintenant à voir en fonction du déconfinement progressif en Italie ; toutefois l’appel reste lancé.

« Quel monde voulons-nous laisser à ceux qui viennent après nous, aux enfants qui grandissent aujourd’hui ? » C’est sur cette interrogation que le pape François ouvre une vidéo publiée le 3 mars par le Vatican et dédiée à l’annonce de la célébration d’une semaine Laudato si’, organisée du 16 au 24 mai prochain, à l’occasion du cinquième anniversaire de l’encyclique éponyme et dédiée à l’environnement. (…)

« Je renouvelle mon appel pressant à répondre à la crise écologique », poursuit le pape dans son message vidéo (…). « La clameur de la terre et la clameur des pauvres ne peuvent pas durer plus longtemps. Prenons soin de la création, don de notre Dieu bon et créateur », exhorte encore le pape François… (…)  
(Extraits du site croire.la-croix.com)

Cette semaine veut faire réfléchir, imaginer, mettre en œuvre, dans la mesure du possible, des actions plus ambitieuses que jamais en faveur de la protection de la création. Notre unité pastorale invite ses paroissiens à promouvoir les initiatives organisées dans ce cadre.

Lien vers le message du pape : (cliquez ici)

En adéquation avec le message du pape François, le texte de Yannick D. paru dans Carillons de Lorraine n°6 de mars 2020, prémonitoire ???

Colère terrestre

Hé, ho, ouille, aïe aïe aïe !  Aidez-moi ! Aidez-moi ! Les humains m’assaillent !

Help me, help me, SOS !  Aidez-moi ! Aidez-moi ! Les humains m’agressent !

Qui donc entendra mon chant de détresse ?  Si ça continue comme ça, c’est à coups de hurlements et de sanglots que je vais les réveiller.  Pourtant, je fais ce que je peux pour les déstabiliser : tempêtes par- ci, tremblements par-là, tsunamis ici, canicules là-bas.  Pensez-vous qu’ils réagissent ?  Oh ! Ils ont bien la larme à l’œil lorsque leurs écrans plats leur font voir en boucle l’une ou l’autre victime.  Mais très vite, comme ils savent si bien le faire, ils passent à autre chose.  Les glaciers fondent, la banquise s’effrite, les incendies font rage et les abeilles perdent le nord : qui s’en soucie ?  Ils continuent de plus belle leur consommation effrénée qui flatte leur ego.

Mais moi, je n’en peux plus : je suis au bord du gouffre.  Il me semble que j’agonise … et je me sens si seule !!

Toi, là-haut, Toi qui dis avoir façonné ce bipède à ton image : ce n’est pas terrible comme résultat !! Permets-moi de douter de Tes compétences ! Tes plans avaient pourtant l’air bien étudiés, mais il me semble que la machine s’est emballée et que Tu en as perdu le contrôle. Laisse-moi Te dire que les hommes sont de sacrés égoïstes. Savent-ils seulement qu’ils ne constituent que 0.01% du vivant sur terre ? Mais que fais-tu donc : une sieste prolongée ?? Toi l’artiste, voilà que Ton œuvre T’échappe, qu’elle part à vau-l’eau. Ton fils, ils l’ont crucifié, sans aucune arrière-pensée : une passion de quatorze stations !! Excusez du peu ! Et pour moi, ils en ont prévu combien d’étapes ? N’ai-je pas déjà franchi la limite du supportable ? Le mort est une chose ; la souffrance en est une autre. Tu sais quoi ? Je préfère penser que je ressemble à Job sur son tas de fumier, percluse de douleurs multiples, torturée de toutes parts, mutilée injustement par ceux qui se prennent pour les rois du monde. Ma colère ressemble à celle de Job. Je l’exprime et je la crie avec la sensation de n’être ni entendue ni écoutée. Mais au moins, avec Job, je tiens là un récit où tout est bien qui finit bien. Alors que du côté de Ton fils, Tu avoueras que la résurrection est tout de même un concept nébuleux, surtout me concernant. Pour cela, il faudrait avoir la foi et là, en ce moment, je T’avoue qu’il y a de l’eau dans le gaz. Comment pourrait-il en être autrement ? Tu me confies à ces êtres soi-disant dotés d’intelligence. Mais s’ils l’étaient vraiment, cela se saurait, cela se verrait et je ne serais pas dans cet état de délabrement. J’ai l’impression d’être devenue une poubelle trouée à la dérive. Je Te le dis comme je le pense : ils sont arrogants à s’imaginer qu’ils peuvent tout maîtriser. S’ils savaient !! Finalement, ce ne sont que de pauvres âmes errantes qui ne savent ni d’où elles viennent, ni où elles vont. L’homme moderne est mort de trouille, alors il consomme encore et encore pour conjurer sa peur et remplir ses manques. Résultat des courses : c’est moi qu’ils assassinent, qu’ils clouent au pilori.

Allô le Ciel, ici la Terre !! Entends-tu ma plainte … mes gémissements … mon râle ?

Yannick D.

3600 scientifiques interpellent la politique agricole européenne

Des scientifiques d’Europe et au-delà demandent aux institutions européennes d’améliorer « drastiquement » la proposition pour la Politique Agricole Commune post-2020, afin qu’elle cesse de nuire à l’environnement. Ils proposent dix actions urgentes pour la protection de la biodiversité, l’atténuation du changement climatique et la sécurité alimentaire. Newsletter (extrait) de Natagora du 20 mars 2020.

Youtube – Psaume de la création : « Mon Dieu, tu es beau, tu es grand… » avec Grégory Turpin

10 mai 2020 – 4ème dimanche après Pâques

Mois de mai, mois de Marie…

Souvenez-vous

Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé vos suffrages, ait été abandonné.

Animé(e) de cette confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je viens à vous et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Amen.

Fête des mamans, futures mamans, belle-mamans, grands-mamans, arrière-grands-mamans… les mamans endeuillées aussi, les femmes qui ne peuvent pas être mère et celles qui sont des mamans de remplacement… et qui ne se souvient de ce tendre poème de Maurice Carême :

Pour ma mère

Il y a plus de fleurs
Pour ma mère, en mon cœur,
Que dans tous les vergers ;

Plus de merles rieurs
Pour ma mère, en mon cœur,
Que dans le monde entier ;

Et bien plus de baisers
Pour ma mère, en mon cœur,
Qu’on en pourrait donner.

Maurice Carême dans Poèmes pour petits enfants

Pour notre Terre Mère

Réflexion d’Oren Lyons en prélude à la demande du pape laquelle sera publiée la semaine prochaine, afin d’agir concrètement en faveur de notre Terre Mère.

Dans notre mode de vie, dans notre gouvernement, chaque fois que nous prenons une décision, nous pensons toujours à la Septième Génération à venir.
Il est de notre devoir que notre futur peuple, les générations qui ne sont pas encore nées, connaissent un monde aussi bon que le nôtre – en gardant l’espoir qu’il puisse être meilleur.

Lorsque nous marchons sur la Terre Mère, nous posons toujours nos pieds avec soin car nous savons que les visages de nos générations futures nous regardent d’en bas.

Nous ne les oublions jamais.

Oren Lyons, prêtre Onondaga
Extrait du recueil d’Helen Exley « Dans la beauté, je marcherai » (paroles indiennes de sagesse et de paix)

Et notre mère du ciel

Marie, tendresse dans nos vies
Marie, chemin qui mène à Lui
Ton oui, fleurit dans notre vie
Merci pour ce cadeau béni

S’il te plaît Sainte Vierge, obtiens-nous de Jésus
De faire un beau silence pour habiter chez Lui

Marie, tendresse dans nos vies
Marie, chemin qui mène à Lui
Ton oui, fleurit dans notre vie
Merci pour ce cadeau béni

S’il te plaît Sainte Vierge, obtiens-nous de Jésus…

Jean-Claude Gianadda 
(voir sur Youtube)

Notre-Dame du Bel Amour à Clairefontaine

Photos : Kizoa et Sylvianne

26 avril 2020 – 2ième dimanche après Pâques

Notre Père,

Celui des cieux,
Celui de tous, révèle ton vrai visage,
Étends ton royaume d’amour
Et que le projet que tu as conçu
De toute éternité
Se réalise sur cette terre.
Donne-nous chaque jour
Ce qu’il nous faut pour vivre.
Accueille-nous
Tels que nous sommes
Et pardonne nos faux pas
Ainsi que nous-mêmes essayons
De pardonner
A ceux qui nous ont blessés.
Dans la tentation,
Apporte-nous ton soutien
Et libère-nous du Mal.

C. Delhez dans « Tu es né pour la joie »

Donner une seconde vie aux crucifix

Photo : Sylvianne

Amaury est étudiant en école de commerce. Il aime flâner sur les brocantes mais son cœur s’arrête à la vue des crucifix abandonnés au plus offrant. Il décide alors de les acheter et de leur donner une seconde vie en les restaurant. C’est ainsi qu’est né « Crucifix Constantin ».

« Ils n’ont pas leur place ici ». C’est la conviction d’Amaury, étudiant français qui a séjourné 8 mois à Bruxelles et se baladait chaque semaine sur les brocantes, notamment celle très réputée du quartier des Marolles. Sur un coup de tête, ce chrétien pratiquant en achète une dizaine et décide de donner une seconde vie à ces objets religieux.

« J’aime les choses concrètes et je suis manuel même si je n’ai pas suivi de formation artistique ». Amaury se lance donc dans le ‘relooking’ de ces crucifix, en leur apportant une touche moderne par des formes et des couleurs simples. Amaury espère qu’ainsi transformés, ils retrouveront un nouveau foyer ; car un crucifix, « c’est ce qui nous aide à prier. Je prie beaucoup avant et pendant que je restaure, je suis donc inspiré dans ma prière ». Amaury observe le type de bois, le matériau, la forme et choisit des formes et des couleurs « qui donnent du sens, transmettent un message ». Son intervention doit avant tout « ouvrir vers le ciel » et recentrer le regard sur le Christ. « Ce sont des objets devant lesquels on ne peut pas passer sans les voir ».

De retour à Lyon, Amaury, ainsi que trois de ses amis se sont investis dans la mise sur pied d’une petite entreprise à vocation missionnaire d’où le choix du nom Crucifix Constantin ; premier empereur romain à autoriser le culte chrétien et à se convertir.

« La providence a été généreuse avec ce projet. Les premiers échos dans la presse chrétienne ont donné une visibilité à mon entreprise ; j’ai alors très vite reçu des dons de crucifix à restaurer et à vendre, ou des demandes de particuliers pour relooker des crucifix ».

Amaury veut ainsi donner une image moderne de l’Eglise, déconstruire les clichés, casser les codes…il montre qu’on peut faire des choses originales, actuelles et qui plaisent universellement. « Mon envie est que ce projet missionnaire s’adresse non pas seulement aux chrétiens mais à tous ».

Amaury ne travaille que via son site : www.crucifix-constantin.com.

Texte repris partiellement et librement de l’article de Sophie DELHALLE paru dans le Journal Dimanche du 12 avril 2020.

19 avril 2020 – 1er dimanche après Pâques

« Il est vraiment ressuscité, pourquoi chercher parmi les morts ?
Il est vivant comme il l’a promis, alléluia… »

Nous sommes toujours dans le temps pascal mais aussi toujours en confinement, il vous est donc proposé de lire ou relire ce très beau texte de Mgr Giuseppe Giudice, évêque de Nocera (Italie) publié dans le Journal Dimanche du 29 mars 2020.

« Seigneur, je reste à la maison »

Je reste à la maison, Seigneur !
Et aujourd’hui, je m’en rends compte,
Tu m’as appris cela,
Demeurant obéissant au père,
Pendant trente ans dans la maison de Nazareth,
En attente de la grande mission.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et dans l’atelier de Joseph,
Ton gardien et le mien,
J’apprends à travailler, à obéir,
Pour arrondir les angles de ma vie
Et te préparer une œuvre d’art.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et je sais que je ne suis pas seul
Parce que Marie, comme toute mère,
Est dans la pièce à côté, en train
De faire des corvées et
De préparer le déjeuner
Pour nous tous, la famille de Dieu.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et je le fais de manière responsable
Pour mon propre bien,
Pour la santé de ma ville, de mes proches,
Et pour le bien de mon frère,
Que tu as mis à côté de moi,
Me demandant de m’en occuper
Dans le jardin de la vie.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et dans le silence de Nazareth,
Je m’engage à prier, à lire,
Etudier, méditer, être utile
Pour les petits travaux,
Afin de rendre notre maison plus belle et plus accueillante.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et le matin, je te remercie
Pour le nouveau jour que tu me donnes,
En essayant de ne pas le gâcher
Et l’accueillir avec émerveillement,
Comme un cadeau et une surprise de Pâques.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et à midi, je recevrai
La salutation de l’Ange,
Je me rendrai utile pour l’amour,
En communion avec toi
Qui t’es fait chair pour habiter parmi nous ;
Et fatigué par le voyage,
Assoiffé, je te rencontrerai
Au puits de Jacob,
Et assoiffé d’amour sur la Croix.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et si le soir me prend la mélancolie,
Je t’invoquerai comme les disciples d’Emmaüs :
Reste avec nous, le soir est arrivé
Et le soleil se couche.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et dans la nuit,
En communion de prière avec les nombreux malades
Et les personnes seules,
J’attendrai l’aurore
Pour chanter à nouveau ta miséricorde
Et dire à tout le monde que,
Dans les tempêtes, tu as été mon refuge.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et je ne me sens pas seul et abandonné,
Parce que Tu me l’as dit :
Je suis avec vous tous les jours.
Oui, et surtout en ces jours
De confusion, Ô Seigneur,
Dans lesquels, si ma présence n’est pas nécessaire,
Je vais atteindre chacun, uniquement avec les ailes de la prière. Amen

12 avril 2020 – Pâques

Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture.

Jean 7 : 38
PHOTO : STÉPHANIE IAGMENA

Interrogée sur cette «divine» rencontre qu’elle espérait tout en égrenant son chapelet, elle cherchait le mot juste pour dire le cœur de sa foi. « Mon espérance, c’est Pâques, c’est-à-dire que le calvaire, l’agonie à Gethsémani, toute la souffrance du Christ aboutissent à quelque chose », confiait-elle déjà en 2005. « Oui, je crois à l’éternité, je crois à la résurrection de la chair qui commence ici sur terre. La mort est une très grande bénédiction. Si Dieu a permis la mort, c’est qu’à travers cette épreuve redoutable, un bien se dégage. L’homme se purifie par la mort. Et nous marchons ainsi vers l’éternité où il n’y a plus que l’amour. Car l’amour est plus fort que tout, l’amour est plus fort que la mort. » Sœur Emmanuelle

(Extrait d’un article d’Élodie Maurot et Martine de Sauto paru sur le site de la-Croix.com en octobre 2008)

Dona nobis pacem

Photo : Sylvianne

« Je crois que la rencontre qui a eu le plus d’impact dans ma vie, c’est la découverte des Évangiles » Le philosophe Frédéric Lenoir, qui avait rejeté tout ce qui concernait la religion chrétienne reprend, à l’âge de 19 ans, une Bible et tombe par hasard, dans l’évangile de St Jean, sur l’épisode de la samaritaine avec cette phrase qui le touche particulièrement : « si tu savais ce don de Dieu et qui est celui qui te parle » A ce moment, d’un coup, il se sent aimé de Dieu ; cette phrase percute son cœur, sans la comprendre pleinement.

Il pleure pendant deux heures mais sait qu’il continuera à édifier sa vie avec cette rencontre, le Christ, avec celui qui avait prononcé ces mots.

(Source : RCF- podcast « réorienter sa vie » durant le temps du carême 2020)

Photo : Marie-Claire

Malgré tous les désagréments que nous subissons suite à la pandémie du coronavirus, remercions toutes les personnes qui luttent, cherchent, prennent les décisions, soignent, nous alimentent, vident nos poubelles, informent, nous apportent le journal…

Et suivant une formule bien connue de l’abbé Piron : « Que le ciel vous tienne en joie ».

Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée.

Mathieu 28,7
Photo : Kizoa
Je suis là, contemplez ce mystère, Communauté de l’Emmanuel

11 avril 2020 – Veillée pascale, samedi saint

Photo : Kizoa

Cette nuit où nous veillons dit que notre vie entière doit être comme veille : rester en tenue de travail, garder les lampes allumées, être comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces afin de lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera (Luc 12, 35-36) … La Veillée pascale, c’est le condensé de toute l’aventure du baptisé !

Texte : père Ladis

Suite aux mesures prises par les évêques de Belgique suspendant toutes les célébrations religieuses publiques jusqu’au 19 avril inclus, Romane, comme d’autres, attendra la cérémonie de son baptême …mais son témoignage mérite d’être relayé.

Romane :  »En recevant le baptême, je serai enfant de Dieu »

(…) Pour Romane, 25 ans, la préparation au baptême a démarré il y a un an. L’appel décisif est un pas de plus sur la longue route,pour les adultes,du baptême. Baptême qui, pour tous, aurait dû avoir lieu lors de la veillée pascale.

Photo: www.diocesedenamur.be

Romane Petit est maman de trois enfants : Leah, 7 ans, Théo, 5 ans et Noam, 2 ans et demi. Tous ont été baptisés. A chacun des baptêmes, Romane s’est fait la même réflexion : et si un jour ils me demandent pourquoi ils sont baptisés alors que moi, je ne le suis pas… Finalement, elle en a parlé avec l’abbé Lallemand, son curé. Non seulement le prêtre l’a encouragée mais il l’a aussi incitée à prendre contact avec Robert Sebisaho, diacre permanent très investi dans le baptême des adultes.

Depuis un an, les rencontres se multiplient à raison, au départ, d’une fois par mois. Des temps pour poser des questions et surtout obtenir des réponses. (…) Après avoir répondu à l’appel de son nom par un  »me voici » elle a signé le registre attestant de cette démarche.
Aujourd’hui, Romane est sereine par rapport à ces sacrements qu’elle va recevoir – les adultes reçoivent, lors d’une même célébration, les trois sacrements de l’initiation chrétienne – : le baptême mais aussi la confirmation et l’Eucharistie. Sérénité retrouvée après une période de doute.  »Je ne savais plus bien pourquoi je demandais le baptême, ce que cela allait finalement changer pour moi… » Robert Sebisaho l’a rassurée : le doute est normal.

(…) Tous les futurs baptisés étaient conviés, par l’évêque, à une après-midi de rencontre, pour faire connaissance, partager un moment de prière avant de terminer par un temps de convivialité. (…)

 »J’ai hâte »

 »J’ai hâte de recevoir le baptême et de pouvoir prendre l’hostie. Je décompte les jours. Je serai alors pleinement, comme mes enfants, enfant de Dieu. ». Lors de la veillée pascale, elle devait être baptisée avec pour témoins privilégiés Leah, Théo et Noam.  »Je ne sais pas comment je serai ce jour-là. Ce qui est certain, tout le monde me l’a dit, un baptême d’adulte est plus émouvant qu’un baptême d’enfant. La célébration du baptême je la connais par cœur pour l’avoir vécue à trois reprises avec mes enfants. » Quelques proches seront à ses côtés.  »Le lendemain, comme pour le baptême d’un enfant, j’ai invité des amis pour manger de la tarte et boire le champagne. » Parmi eux, il y aura son père qui se demande toujours bien comment sa fille a pu prendre une telle décision. Lui est athée et si les frères et sœurs de Romane sont baptisés c’est parce que c’était le souhait de leur maman. Romane est, elle, née d’une seconde union.

Romane vit le Carême sans doute avec plus de force encore que la plupart des chrétiens. Comme il lui a été demandé, elle lit scrupuleusement, chaque jour, une page de la Bible. (…)

Extraits de l’article de Christine Bolinne paru sur le site internet du Diocèse de Namur.

Souhaitons que le vœu de Romane et de bien d’autres soit exaucé, si pas à Pâques (pandémie), un peu plus tard.

Photo : Sylvianne

Témoignage de Mgr Centène, évêque de Vannes, pour qui c’est bien les vertus de « charité » et de « prudence » qui doivent prévaloir en ces temps d’épidémie, notamment sur la question de la tenue des messes et de l’accès à l’eucharistie.

Rappelant qu’un sacrement n’est jamais « un dû » qu’un fidèle pourrait revendiquer « au mépris de la charité », il poursuit : « Nous ne pouvons pas demander à Dieu de réaliser un miracle permanent pour pallier nos manques de prudence. Les virus ne se désactivent pas plus en entrant dans une église catholique qu’ils ne le font en entrant dans un temple protestant » (…) Oui, il est possible d’être contaminé par une hostie consacrée, dont la matière « reste soumise aux lois de la nature », rappelle l’évêque.

Pire, pour Mgr Centène, le manque de prudence pourrait s’assimiler à « tenter Dieu ». Il prend pour exemple l’Évangile du premier dimanche de Carême, qui fait le récit des tentations de Jésus. Sommé par le diable de se jeter du haut du temple au motif que Dieu enverrait son ange « pour que son pied ne heurte les pierres », Jésus a répondu : « Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu », cite l’évêque, qui tranche à la lumière du texte biblique : « Prier pour avoir la santé sans prendre aucune précaution pour empêcher la maladie de s’étendre, ce n’est pas de la foi, c’est du fidéisme ».

Extrait de l’article d’Héloïse de Neuville sur le site croire.la-croix.com/

« Même la nuit la plus sombre prendra fin et le soleil se lèvera »

V.Hugo
Photo : Kizoa