DECEMBRE 2022 – Vienne la paix sur notre terre, la paix de Dieu pour les nations !

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Prière de Madeleine Delbrêl

« Un jour de plus commence, Jésus en moi veut le vivre. Il ne s’est pas enfermé, Il a marché parmi les hommes. Avec moi il est parmi les hommes d’aujourd’hui. Il va rencontrer chacun de ceux qui entreront dans la maison, chacun de ceux que je croiserai dans la rue, d’autres riches que ceux de son temps, d’autres pauvres, d’autres savants et d’autres ignorants, d’autres petits et d’autres vieillards, d’autres saints et d’autres pécheurs, d’autres valides et d’autres infirmes. Tous seront ceux qu’il est venu chercher. Chacun, celui qu’il est venu sauver. À ceux qui me parleront, il aura quelque chose à répondre ; à ceux qui manqueront, il aura quelque chose à donner. Chacun existera pour lui comme s’il était seul. Dans le bruit il aura son silence à vivre. Dans le tumulte, sa paix à mouvoir. Jésus en tout n’a pas cessé d’être le Fils. En moi il veut rester lié au Père. Doucement lié, dans chaque seconde, balancé sur chaque seconde comme un liège sur l’eau. Doux comme un agneau devant chaque volonté de son Père. Tout sera permis dans le jour qui va venir, tout sera permis et demandera que je dise “oui”. Le monde où il me laisse pour y être avec moi ne peut m’empêcher d’être avec Dieu ; comme un enfant porté sur les bras de sa mère n’est pas moins avec elle parce qu’elle marche dans la foule. Jésus, partout, n’a cessé d’être envoyé. Nous ne pouvons pas faire que nous ne soyons, à chaque instant, les envoyés de Dieu au monde. Jésus en nous ne cesse pas d’être envoyé, au long de ce jour qui commence, à toute l’humanité, de notre temps, de tous les temps, de ma ville et du monde entier. À travers les proches frères qu’il nous fera servir, aimer, sauver, des vagues de sa charité partiront jusqu’au bout du monde, iront jusqu’à la fin des temps. Béni soit ce nouveau jour, qui est Noël pour la terre, puisqu’en moi Jésus veut le vivre encore. Ainsi soit-il. »

Madeleine Delbrêl (1904-1964), assistante sociale, femme de prière et d’action, chrétienne engagée dans un dialogue avec les non-croyants et les milieux populaires.
Toute sa vie, elle a donné l’exemple d’une vie fraternelle et d’une voie de « sainteté des gens ordinaires ».

N’oubliez pas que certaines célébrations de décembre vont être rehaussées par le Chœur de la Charité qui nous vient de Paris…

Heureuse et sainte fête de Noël : « Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître. » St Jean

Photo : chapelle de Clairefontaine

Courte vidéo de la fête de notre UP le 23 octobre dernier : https://www.kizoa.com/Video-Editor/d389445502k4152131o1l1/2022-10-23_fete_de_Ste_Cecile_Eaux-Vives (7′)

Concert(s) de Noël

La chorale parisienne « Choeur de la Charité », composée d’Ivoirien(ne)s, sera parmi nous pour nous proposer quelques concerts et animations de messes:

Le samedi 10 décembre:
18h – Saint-Laurent de Weyler, animation de la messe
20h – Saint-Servais d’Udange, concert

Le dimanche 11 décembre:
11h – Saint-Willibrord de Barnich, animation de la messe
15h – Saint-Bernard d’Arlon, concert

Entrées gratuites, participation libre

Pour visionner des vidéos de la chorale, rendez-vous sur leur page Youtube.

NOVEMBRE 2022 – « J’ai été ce que vous êtes, vous serez ce que je suis »

Epitaphe lue au cimetière de Marville

Photo/montage Sylvianne

          « – Quel est cet individu ? questionna Jean.

– Oh ! un de mes bons amis, je te le présenterai bien un jour. Or donc, Hein leur dit : « Me cherchez-vous ? » A quoi la plupart répondent : « Non, non !… Ce n’est pas vous que je cherche. » Sur quoi Hein leur répond : « C’est pourtant moi que vous trouverez un jour, et rien d’autre. » Et malgré toutes leurs dénégations, ils doivent se soumettre, et finissent toujours par le suivre.

  Jean comprit que Pluizer parlait de la Mort…

– Est-ce toujours, toujours ainsi ? demanda-t-il ?

– Mais certainement. Toujours. Malgré cela la foule des hommes se renouvelle chaque jour. Et, chaque jour, la masse des nouveaux venus sort en quête d’un but qu’ils ignorent ; sans trêve ni repos ils poursuivent leurs recherches, jusqu’au jour où ils se trouvent en face de la Mort. Ainsi vont les choses, depuis bien longtemps, et elles continueront ainsi pendant quelque temps. »

Extrait de ‘Le Petit Jean’ de Frederik Van Eeden, 1921.

Photo Sylvianne

Comment s’orienter dans ce vieux monde qui craque de partout ? Mounier ne prétend pas avoir la réponse. Il ne croit ni aux idéologies ni aux utopies, mais il a une conviction : la révolution doit être spirituelle. « L’esprit doit prendre l’initiative de la protestation », écrit-il dans le premier numéro de la revue Esprit, persuadé que seule la mobilisation des convictions les plus intimes peut déstabiliser « le désordre établi », la cupidité du capitalisme, le matérialisme plat, la modernisation oublieuse de la personne humaine, la pensée assoupie.

Extrait de la revue ‘Esprit’ d’octobre 1932, dont le titre : « Refaire la Renaissance » est signé par Emmanuel Mounier, un jeune philosophe catholique de 27 ans, qui cherche un chemin à travers les maux de l’époque.

Ces écrits ne sont-ils pas étonnamment actuels ? – Pensons à nos aïeux, ils ont aussi traversé des périodes difficiles…

Photo Martine

Montage par Christel, Arlette et Martine, église de Barnich, Toussaint 2022

RAPPEL :
le samedi 19/11 (de 9h à 16h) pour lire ensemble Laudato Si’, Centre d’accueil Le Bua, 6723 Habay-la-Vieille, voir sur le site
le mardi 29/11 (à 20h), conférence Les Evangiles de l’enfance, église de Weyler, voir sur le site

Conférence biblique le 29 novembre

Chaque année, les Évangiles de l’enfance de Jésus sont lus pendant la période de Noël : visitation, songes de Joseph, nativité, visite des bergers et des mages …

Le doyen Patrick GRAAS se propose de nous introduire dans la symbolique et l’interprétation de ces textes. Ceux-ci que nous croyons connaître, restent tout de même étonnants et pourraient nous surprendre.

Cette conférence aura lieu le mardi 29 NOVEMBRE en l’église de Weyler, rue de la Bataille d’Arlon, à 20h.  L’exposé sera suivi d’échange : questions/réponses. La conférence se terminera vers 22h.

Apportez votre nouveau Testament.

Contact : Père Amari, curé des Eaux Vives – 0465/80 25 99

Marie-Claire Defrenne

Bulletin de l’Unité pastorale – information et formulaire d’inscription

Le Conseil économique, qui gère les Œuvres paroissiales de notre Unité pastorale « les Eaux vives du pays d’Arlon », a décidé d’offrir gratuitement, à toute personne qui le demande, le bulletin de l’Unité.    

A quoi sert ce bulletin ? Il est le lien entre nos six paroisses.

  • Sur la première page vous découvrirez l’adresse mail du site des « Eaux vives », les coordonnées de l’Abbé Amari, des textes, des matières à réflexions, prières…
  • La page centrale est réservée aux horaires des différentes célébrations de notre Unité et les différentes intentions de Messe.
  • Sur la page arrière, vous trouverez des informations sur ce qui se passe dans nos villages :

mariage, baptême, décès.  Les horaires, lieux de rassemblement, rencontres de catéchèse.  Y sont également reprises les infos sur différentes activités, si celles-ci nous sont signalées à temps.  En effet, si, l’activité se déroule en janvier, les infos doivent nous parvenir pour la mi-décembre.

Comment s’inscrire ?

Remplir le formulaire en annexe et le remettre à une personne de contact.

Les personnes de contact sont :
L’abbé Amari, ou :
Autelhaut : Anne-Marie COLAS
Barnich : Françoise HAINAUT
Sterpenich : Arlette LIEGEOIS
Toernich/Udange : Jean-Marie VERHELPEN
Weyler : Colette CLOOS
La permanence chez l’Abbé Amari : WEYLER, Rue de la bataille d’Arlon 12

Octobre 2022 – Le fruit défendu est d’abord, selon le récit biblique de la Genèse, le fruit de l’arbre de la connaissance …

Photos Sylvianne

« Vous connaissez tous l’histoire du jardin d’Éden où Dieu planta deux arbres, celui de la Vie et celui de la Connaissance (du bien et du mal), et où se trouve le fameux fruit défendu qu’Adam et Ève ont l’interdiction absolue de manger sous peine d’être bannis du paradis. On connait la suite. 

Ève, d’abord convaincue par le serpent, puis Adam ensuite, vont croquer la pomme. Enfin la pomme, ça n’a jamais été précisé dans la Bible. On y parle juste du fruit d’un arbre qui en latin se dit « pomum », quel que soit le fruit issu de cet arbre ! C’est pour ça qu’on parle de pomme de pin et que le premier nom de la ‘banane‘ fut pomme de paradis. 

Les traducteurs médiévaux ont donc mal fait leur boulot : ils ont cru que « pomum » voulait dire « pomme » et c’est ainsi qu’elle s’est retrouvée bien malgré elle associée au péché originel. Alors que justement, si ça se trouve, c’est une pêche qu’Ève a croquée … Et en plus, circonstance aggravante pour la pomme, elle se dit « malum » en latin, qui signifie aussi, « le Mal ». Autant dire que c’était cuit pour la pomme, alors qu’il est fort probable que le fruit qui a causé la perte des deux premiers humains sur Terre, est une figue !

Car, dans le texte originel quand Adam et Ève se retrouvent nus comme des vers, il est écrit que pour se cacher le corps, ils ont attrapé des feuilles, mais des feuilles sans doute de figuier (ou de vigne) ! Et sur un figuier, ce ne sont pas des pommes qui poussent, ni des fruits de la passion même si c’eut été sans doute très approprié pour ces deux amoureux déchus dont les illusions ont fini ».                                   

Extrait d’un article de Florian Gazan (01-2022)

Photos Sylvianne

L’expression « péché originel » ne figure nulle part dans la Bible, mais la doctrine s’appuie sur plusieurs passages des deux testaments. C’est Augustin d’Hippone, à la fin du ive siècle, qui invente le terme. Cette doctrine est extrêmement débattue depuis ses origines. Le péché originel est décrit de différentes façons dans les différentes confessions, depuis une simple déficience, ou une tendance au péché qui exclut toute idée de culpabilité a priori, jusqu’à l’idée d’une nature humaine totalement corrompue et d’une véritable culpabilité collective. Ces controverses autour du péché originel ont abouti à des divergences significatives dans la théologie du salut. Source : Wikipédia.

« Le père Teilhard de Chardin, prêtre jésuite, scientifique de formation, niait l’existence historique d’Adam et Eve, mais pas du tout la présence d’un péché d’origine qu’il étend même à la création entière, non encore complètement divinisée, c’est-à-dire non encore imprégnée du Christ en plénitude, du Christ-Plérôme (St. Paul) »

Ses écrits lui ont d’ailleurs valu pas mal de soucis avec les autorités ecclésiales mais ils reviennent en force actuellement.

Selon Teilhard, l’histoire de la Chute, relatée dans la Genèse est à prendre comme un récit symbolique, elle exprime notre fragilité, notre contingence, notre besoin constant de relation avec Dieu, et notre propension à l’erreur et à l’échec. (…)

« Ce que le Christ est venu sauver n’est pas tant les fâcheuses conséquences du péché d’un mythique premier homme, que la finitude de tout être créé. C’est la nature humaine en tant que telle qui a besoin d’être sauvée, et le salut consiste dans l’élévation de l’homme à cette dignité divine à laquelle il aspire structurellement et qui lui est offerte par le Fils de Dieu. »

Basé sur un extrait de l’article de Frère Prospero Rivi – Centro di Ferrara, décembre 2021. (Traduction de Remo Vescia, février 2022)

Quant au dominicain Adrien Candiard, il réhabilite les « trois désirs conduisant au mal » de la théologie classique. «Libido dominandi, qui est la passion de l’emporter et de soumettre ; libido sentiendi, qui est celle de jouir et de posséder ; libido sciendi, la science sans conscience ». On en mesure la dévastatrice contagiosité pour les humains et pour leur environnement. Quelle est la bonne nouvelle ? L’amour du Christ, qui nous donne de « regarder le danger en face », sans craindre la mort. C’est dans nos « failles » et « fragilités » qu’opère sa grâce. À côté des catastrophes, la « miraculeuse gestation » du royaume de Dieu est à l’œuvre, nous acheminant vers une « Création tout entière renouvelée ».

Du livreQuelques mots avant l’Apocalypse, Lire l’Évangile en temps de crise d’Adrien Candiard, Cerf, 120 p., 12 € (basé sur l’article de Gilles Donada, site Croire.com)

Photo Pixabay

MESSE de la RENTREE de la CATECHESE – 2 octobre 2022

Ce dimanche à Barnich s’est déroulée la messe de la rentrée de la catéchèse. Une vingtaine d’enfants étaient présents avec leur famille. La célébration a débuté par un partage des adultes.  A partir de questions, ils ont décrit la personnalité de Jésus  : s’il était un bâtiment, Jésus serait une ÉCOLE parce qu’il a enseigné, partagé , communié avec les foules ; s’il était un verbe, Jésus serait le verbe AIMER ; une qualité, le PARDON ; un métier, un MEDECIN ;  un objet, Jésus serait un FLAMBEAU , celui de sa Parole et de sa Bonne Nouvelle que nous nous transmettons dans la foi …

Avec enthousiasme. Liliane  a fait chanter les enfants à coeur joie au son de l’orgue et de la guitare. Les enfants ont participé aux lectures. Durant l’homélie, Père Amari et l’Abbé Jean-Marie ont partagé le contenu de leur malette de prêtre : un pain et des hosties, le Nouveau Testament, des crayons, couleurs de l’amour, du pardon , de la paix, l’étole des confirmés.

Au moment de la prière universelle, les enfants ont apporté leurs crayons pour colorier la vie, le panier du goûter pour partager et le cartable, leur compagnon pendant l’année scolaire.

A la fin de la messe, nous avons remercié Florence maman-catéchiste d’Udange qui a animé avec des parents  de nombreuses années de catéchèse et qui a rendu de bons services dans l’Unité. Merci Florence !

Nous vous proposons à la lecture le texte lu à la messe : Tu aimeras … voilà une autre façon de parler de la Bonne Nouvelle de Jésus.

Marie-Claire DEFRENNE

Tu aimeras

Tu aimeras… tes mains, tes pieds, ton visage, tes yeux, ta voix… Fais-en bon usage !

Tu aimeras… tes dons, ta force, ton courage, tes failles, tes peurs, ton ombre, tes dérapages.

Tu aimeras qui tu es, ta vie, comme un voyage.

Chaque jour t’est offert comme un vaste rivage.

Tu aimeras…ton voisin, ton cousin, tes parents, tes collègues,

tes amis, le passant, ton enfant.

Tu aimeras la mosaïque des êtres différents, proches ou lointains, simples ou savants.

Tu aimeras les rencontres que t’offre le présent,

Dans le respect, l’accueil, en savourant le temps.

Tu aimeras la Source de la Vie, ici et maintenant,

Et découvrant en toi, Dieu-Père toujours présent.

Tu aimeras Celui qui vient sur nos chemins pour nous tendre la main et nous offrir son pain.

Tu aimeras l’Esprit qui allume en ton cœur l’Amour, brûlant et vrai, souffle de ton bonheur.

Bernadette Thésin.