Coronavirus: suspension des célébrations liturgiques jusqu’au 3 avril

« Les évêques de Belgique réunis, ce jeudi, en conférence épiscopale ont pris plusieurs décisions suite à l’épidémie de coronavirus. Les messes sont ainsi supprimées à partir de ce samedi 14 mars et jusqu’au 3 avril au moins.« 
Extrait du communiqué de presse des evêques de Belgique. Lire la suite: Coronavirus: l’Eglise catholique de Belgique suspend toutes les célébrations publiques

Voir aussi:

Communiqué de l’évêque de Namur

Site internet du diocèse de Namur

Horaire de base des messes

Autelhaut – samedi 18h30
Barnich – mercredi 18h, dimanche 10h45 (une semaine sur deux, en alternance avec Sterpenich)
Sterpenich – mardi 18h, dimanche 10h45 (une semaine sur deux, en alternance avec Barnich)
Toernich – dimanche 11h (une semaine sur deux, en alternance avec Udange)
Udange – dimanche 11h (une semaine sur deux, en alternance avec Toernich)
Weyler – jeudi 18h, dimanche 9h45

(pour les détails, voir dans le bulletin mensuel)
Mise à jour: septembre 2018

Carême de partage les 22 mars et 5 avril 2020

ATTENTION: En raison de l'épidémie du coronavirus, la première collecte du Carême de Partage n'aura pas lieu dans nos églises. Voir communiqué de l'évêque.

Un des piliers du carême est le partage.

« Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Eternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. »

Jérémie, 29 :11

Les collectes du 22 mars et 5 avril soutiendront les projets d’Entraide & Fraternité, plus particulièrement les femmes haïtiennes afin qu’elles se forment pour lutter contre la faim.

Dans les campagnes haïtiennes, les femmes sont les chevilles ouvrières de près de 40% des familles alors qu’elles n’ont bénéficié d’aucune formation aux techniques agricoles et n’ont pas accès aux programmes de prêts et de financement pour développer leur production.

Soutenir ces femmes, c’est soutenir leurs familles, leurs enfants et toute une communauté.

Pole tekstowe: Photo : Kizoa
Photo : Kizoa

 « Malgré le sort, le peuple haïtien se tient debout ! Il nous donne un formidable témoignage de courage à travers les situations si extrêmes de tant de familles. A travers les projets des partenaires d’Entraide & Fraternité, nous exprimons notre amour et notre solidarité avec vous, sœurs et frères haïtiens. Pour que résonne concrètement ce cri de plus en plus pressant : justice sociale et écologie intégrale. »

Mgr Jean Kockerols, évêque auxiliaire de Bruxelles

www.entraide.be         BE 68 0000 0000 3434

Coronavirus: communiqué de l’évêque de Namur

1. Le diocèse de Namur encourage la prière personnelle de tous les baptisés pour vivre, dans la foi, l’espérance et la charité, le temps d’épreuve actuel. La prière suivante, inspirée de la prière du pape François, sera diffusée et priée largement dans notre diocèse :

Ô Marie,
tu brilles toujours, sur notre chemin,
en signe de salut et d’espoir.

Nous te faisons confiance, Secours des malades,
toi qui as gardé une foi ferme
alors que tu as partagé la douleur de Jésus
au pied de la croix.

Toi, Reine au Coeur d’Or,
tu sais ce dont nous avons besoin,
et nous sommes sûrs que tu exauceras nos demandes,
tout comme tu as fait revenir la joie et la fête
lors des noces de Cana en Galilée,
après un moment d’épreuve.

Aide-nous, Mère de l’Amour Divin,
Notre-Dame de  Beauraing,
à nous conformer à la volonté du Père,
et à faire ce que Jésus nous dit,
Lui qui a pris sur lui nos souffrances
et a été chargé de nos douleurs,
pour nous porter, à travers la croix,
à la joie de la résurrection.

Amen.

2. Toutes les célébrations liturgiques publiques sont supprimées, à partir de ce samedi 14 mars matin et jusqu’au vendredi 3 avril minuit au moins. Sont concernées notamment les eucharisties dominicales et les eucharisties quotidiennes.

3. A titre privé, les prêtres qui le souhaitent et en ont la possibilité pourront célébrer l’eucharistie quotidienne sine populo selon les normes canoniques et liturgiques (cf. PGMR n°209-231). Les intentions de messes déjà demandées pourront être ainsi exonérées, en invitant les fidèles à s’y unir chez eux dans la prière ; on peut aussi reporter ces intentions de messes à plus tard.

4. Les églises demeurent ouvertes. On peut encourager les fidèles à s’y rendre pour une prière personnelle (prière du chapelet, visite au Saint-Sacrement…).

5. La première collecte du Carême, destinée à Entraide et Fraternité, ne peut avoir lieu. On encouragera la mise à disposition d’un tronc à cette destination dans l’église (à relever régulièrement) ou on invitera les fidèles à verser directement leur contribution sur le compte bancaire de l’évêché BE98 0689 3596 9393 avec la communication : « pour Entraide et Fraternité ».

6. Les baptêmes, mariages et funérailles pourront avoir lieu en cercle restreint, c’est-à-dire limité aux proches et familiers concernés directement, dans l’intimité familiale.

7. Les sonneries de cloches peuvent être maintenues, n’appelant plus au rassemblement, mais rythmant le temps et invitant à la communion de prière à distance aux heures habituelles.

8. Le Service diocésain de Pastorale Liturgique diffusera en ligne des feuillets proposant, en vue de chaque dimanche, l’office des Laudes, les lectures bibliques de la Messe dominicale, et l’office des Vêpres, que chaque paroisse pourra diffuser.

9. Le Vicariat épiscopal de la Diaconie a diffusé ce jeudi 12 mars des recommandations précises pour les personnes qui œuvrent dans les aumôneries d’hôpitaux et de maisons de repos, ainsi que pour les visiteurs de malades. On s’y référera complètement. Là où l’accès physique n’est plus permis, on encouragera d’autres manières de garder le contact avec les personnes visitées habituellement (coup de fil, cartes de soutien…).

10. Les rencontres et réunions pastorales organisées par les Services diocésains (comme la Journée diocésaine de formation prévue le 21 mars) sont toutes supprimées et reportées à une date ultérieure.

11. Les rencontres et réunions pastorales organisées au niveau local, notamment paroissial, et qui ne sont pas nécessaires, doivent être supprimées. Les réunions privées de (très) petites équipes (conseil de fabrique, équipe liturgique, accompagnement des catéchumènes…) peuvent être maintenues, selon discernement local.

12. Les Services diocésains et autres organes ecclésiaux encourageront le télétravail et resteront disponibles aux diverses demandes qui leur seront adressées. Les permanences téléphoniques et les contacts via e-mail doivent être maintenus.

13. Les rencontres de catéchèse (réunion, temps de catéchèse, retraite préparatoire…) doivent être supprimées. On encouragera les familles à vivre des temps de catéchèse à la maison, au moyen de supports utiles fournis ou transmis par les paroisses. Le Service Catéveil proposera son expertise en ce domaine. La célébration des divers sacrements (et notamment les premières communions, professions de foi et confirmations), après la date du 3 avril, sera examinée en temps opportun. Pour l’instant, aucune décision ne peut encore être prise.

14. Une cellule de crise est ouverte à l’évêché de Namur, animée par M. Jean-Luc Collage, qui peut être contacté au 081.25.10.93 ou via collage@diocesedenamur.be.

« Pour chaque personne, croyante ou non-croyante, c’est un moment propice pour comprendre la valeur de la fraternité, du lien indissoluble entre les uns et les autres. (…) La valeur de la solidarité doit également être incarnée. Nous pensons au voisin, au collègue de bureau, à l’ami d’école, mais surtout aux médecins et aux infirmières qui risquent la contamination et l’infection pour sauver les personnes infectées. Ces travailleurs vivent et nous montrent le sens du mystère de Pâques : don et service » (Cardinal Peter Turkson, Préfet du Dicastère pour le service du développement humain intégral, 11 mars 2020). 

Épidémie vient du grec epi-dèmos, « sur le peuple ». Je vous invite à vivre cette épreuve qui « nous tombe dessus » sereins, attentifs à l’autre, habités par Dieu. Et je vous bénis en Son nom.

Fait à Namur, le vendredi 13 mars 2020,

+ Pierre Warin, évêque de Namur

Site internet du diocèse de Namur

15 mars 2020 – 3e dimanche du Carême A

Sur la route vers Pâques, prenons le temps de nous arrêter pour rencontrer Jésus.

Il nous offre l’eau qui comble nos soifs les plus profondes et apporte la vie en nous et autour de nous.
Voici notre troisième halte qui nous amène au puits de la rencontre avec la Samaritaine, où nous sommes attendus… Le chemin est encore long et aujourd’hui, Jésus se présente à nous en proie à la fatigue, à la faim, à la soif.        
Solidaire de nos souffrances et de nos attentes, il nous introduit dans le mystère du salut. (…) Pour lui, il n’y a pas d’exclu. Il vient révéler la Bonne Nouvelle à tous et il compte sur nous pour la transmettre.

Texte Père Ladis

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Contexte

L’épisode de la rencontre de Jésus avec la Samaritaine et les Samaritains s’étend sur 42 versets et se déroule en trois moments : Jésus et la Samaritaine (v. 1-26), Jésus et les disciples (v. 27-38), Jésus et les Samaritains (v. 39-42).

L’importance donnée par saint Jean à ces rencontres dit l’intérêt cédé aux Samaritains qui devaient constituer un groupe conséquent de sa communauté. Par comparaison, Matthieu (10,5) recommande d’éviter les villages de Samaritains et Luc (10,29-37 ; 17,11-19) n’accorde qu’une place limitée à cette population païenne. Le lecteur a l’impression que Jean insiste sur la réussite de la prédication de Jésus en Samarie pour contredire l’échec de celles auprès des Juifs (purification du Temps, malcroyance de la foule, réticences des pharisiens, rencontre improductive avec Nicodème).

Le dialogue de Jésus avec la Samaritaine, sur lequel nous nous arrêtons ici, est surtout un exemple de la pédagogie du Christ qui accompagne son interlocuteur sur le chemin de l’intériorité. Le texte se divise ainsi : introduction (v.1-6), puis dialogue avec la Samaritaine (v. 7-26) qui se déroule en trois temps : demande et don (v. 7-10) ; la source intérieure (11-15) et les cinq maris (v. 16-19) ; la révélation et le culte véritable (v. 20-26).

Source : Croire.la-croix.com

Ce 3ème dimanche est le dimanche de l’eau, le dimanche où la Parole, vraie grâce du Carême, est répandue dans nos cœurs par l’Esprit Saint.

En effet, comme souvenir de notre baptême, l’Eglise choisit de nous faire méditer la belle rencontre de Jésus avec la Samaritaine : au bord du puits de Jacob, Jésus se révèle comme étant la « source jaillissante pour la vie éternelle ».

Mieux que l’eau jaillie du rocher pour apaiser la colère du peuple, Jésus donne à boire une eau qui nous abreuve. Eau du baptême qui nous sauve. Eau de la vie.

Nous nous entêtons
à mettre la religion sur la montagne.
C’est bien commode.
D’un côté, la vie.
Et de l’autre côté, Dieu dans les nuages.
Toi, ta plus haute leçon de religion,
tu la donnes vraiment en pleine vie !
Tu es fatigué, tu as soif,
une femme vient pour la corvée d’eau.
Et tout de suite tu improvises une leçon de catéchisme.
Dès qu’elle veut théoriser en t’appelant « Seigneur »,
tu la ramènes à sa vie.
« Va chercher ton mari ».
C’est dans sa vie et par sa vie
que tu veux lui parler de Dieu.
O Jésus : quand arriverai-je à comprendre ?
Tu es dans la vie, pas dans les nuages.

Texte : Père Ladis

Photos : site Croire.la croix.com, Sylvianne

8 mars 2020 – 2e dimanche du Carême A

Le carême est un chemin vers la lumière de Pâques. Avec des étapes ou, comme on dit dans le chemin de la croix, des stations.

Dimanche dernier, station des tentations : Jésus renvoie Satan les mains vides.

Aujourd’hui, c’est la station de la lumière : Jésus transfiguré. Notre chemin, comme celui des disciples, est éclairé par Jésus. C’est vers lui, vers le Transfiguré, que nous tournons maintenant notre regard et nos cœurs pour qu’Il les illumine de son pardon.

Mystère du visage qui nous révèle et souvent nous trahit. À un moment décisif de la vie de Jésus, le sien a resplendi de la lumière divine.

Photo montage Kizoa

Jésus transfiguré.
Pas pour avoir le plaisir de nous dire :
« Regardez : je suis beau
comme vous ne le serez jamais! « 

Mais pour nous transmettre sa joie :
« Regardez ce que l’amour fera de vous
Voyez ce que votre Père vous prépare! « 
Derrière la fragilité de nos corps, derrière les jours trop lourds à porter, nous savons maintenant que la Lumière du Christ a commencé de nous revêtir.

Textes : Père Ladis
Pole tekstowe: Orval
Photo : Sylvianne

“Il y avait un homme qui ne passait jamais devant l’église sans y entrer. Le matin quand il allait au travail, le soir quand il en revenait, il laissait à la porte sa pelle et sa pioche et il restait longtemps en adoration devant le Saint Sacrement.

J’aimais bien ça.

Je lui ai demandé une fois ce qu’il disait à Notre seigneur pendant ses longues visites qu’il lui faisait. Savez-vous ce qu’il m’a répondu ?

– Monsieur le Curé, je ne lui dis rien. Je l’avise et il m’avise. Je le regarde, il me regarde …”

Texte : J. M. Vianney, curé d’Ars

1er mars 2020 – 1er dimanche du Carême

Les 40 jours de Carême c’est notre route vers Pâques et sa lumière.

Photo : Kizoa    

Seigneur,
Certains jours,
Ma vie entre dans la nuit de la tentation.
Le pouvoir sur les autres,
Mes rêves de toute-puissance,
Mes rêves de gloire…
Tout cela encombre ma vue et mon cœur.
Mais je sais maintenant qu’il n’y a pas de honte à être tenté :
C’est le privilège de ceux en qui la liberté a déjà tracé un chemin.
Tu es toujours avec moi dans cette épreuve.
Et tu connais bien ce moment-là puisque tu as tenu à l’affronter.
Merci, Seigneur, de nous tenir la main lorsque notre liberté est assaillie.

Quand on est perdu dans le désert, on se dit :
« Il faut absolument arriver quelque part, sans quoi… »

Dupond et Dupont, Tintin au Pays de l’Or noir

En ce premier dimanche du Carême, la parole de Dieu nous invite à éclairer nos choix.

Comme Jésus, nous ne sommes pas à l’abri des tentations que nous propose le monde. Mais c’est aussi une occasion de réaffirmer notre foi, de la faire grandir.
Avant de commencer sa prédication, Jésus fait une longue retraite.

N’est-ce pas ce que nous sommes invités à faire pour vivre pleinement ce temps de quarante jours où Dieu nous tend la main ?
Nous voulons revenir à Dieu de tout notre cœur. Au milieu des multiples sollicitations qui nous sont adressées, il n’est pas facile de mettre Dieu au cœur de notre vie. En accueillant la Parole qu’il nous adresse pour nous faire vivre, nous pourrons raviver en nous la grâce de notre baptême.

Textes : Père Ladis

« Qui te permettra de recommencer à zéro et te rendra l’espoir d’une aurore nouvelle après une nuit de honte ? Y a-t-il quelqu’un qui pourra nous dire des mots de tendresse et des paroles de pardon ? Qui me dira : ‘Tu es encore aimable, parce que je t’aime. Je veux continuer à croire en toi.’ Devant qui oserai-je plaider coupable avec cette assurance que je ne rencontrerai pas un juge, mais un sauveur ? Y a-t-il quelque part un pardon qui mette à l’abri de toute vengeance ? Qui me regardera avec amitié, quoi que j’aie fait, et me permettra de me retrouver avec moi-même ? Dans quels bras pourrais-je me jeter ? Qui pourrais-je regarder en face quand je ne parviens plus à supporter mon propre regard ? Qui, par son amour, m’apprendra à m’aimer moi-même, tout simplement ? (…) Qui me libérera de mon passé et m’ouvrira l’avenir que j’ai moi-même barricadé ? (…) Ah ! Si un jour, à mes oreilles pouvaient retentir ces mots d’accueil : ‘Je t’attendais…’ »

Extrait de Tu es né pour la joie de Ch. Delhez.    
Photo : Kizoa

Notre région pastorale au Conseil pastoral diocésain – réunion du 31 janvier à Etalle

Ce ne sont pas moins de 20 personnes qui étaient réunies le vendredi 31 janvier au cercle Saint-Blaise à ETALLE.
À l’initiative du Conseil épiscopal de notre diocèse et de deux de ses délégués, l’abbé Roger GOBERT, Doyen principal et Vicaire épiscopal et Françoise HAMOIR, une personne de chacun des Secteurs paroissiaux et de chacune des Unités pastorales de notre Région pastorale (les 5 Doyennés du sud-Luxembourg) avait été invitée.

Françoise HAMOIR déclina le souhait de Mgr Pierre WARIN, notre nouvel Evêque, de constituer un nouveau Conseil pastoral composé de tous les services diocésains existants et de 12 personnes issues des 6 Régions pastorales de notre diocèse.

Ainsi, toutes les réalités de la vie diocésaine seront représentées dans ce futur Conseil dont les travaux doivent servir à aider l’Evêque et le Conseil épiscopal dans leurs décisions, sur des thématiques choisies par l’autorité épiscopale ou proposées par le Bureau du Conseil pastoral diocésain.

L’accent sera mis sur davantage de transversalités entre les représentants des communautés paroissiales, les services et même le Conseil presbytéral qui déléguera deux prêtres pour siéger au Conseil pastoral diocésain.

Le groupe de chrétiens réuni vendredi a élu en son sein 3 mandataires dont une suppléante pour représenter notre Région pastorale : Paul HENNEQUIN (MESSANCY), Christine DESPA (HABAY), tous deux membres effectifs, et Isabelle ABRAHM (ETALLE), comme suppléante.

Les autres participants à cette soirée ont décidé d’être pour leurs délégués, une caisse de résonnance afin que des informations descendant du Conseil pastoral diocésain parviennent aux communautés paroissiales de la région, et, que des réflexions de terrain remontent au Conseil.

Roger KAISER.

26 février 2020 – Mercredi des cendres

Convertis-toi et crois à l’Evangile

Un brin d’histoire (en complément du bulletin paroissial) :

Le mercredi des Cendres marque l’entrée officielle en Carême et dans le cycle pascal. Il peut tomber n’importe quel mercredi entre le 4 février et le 10 mars, en fonction de la date de Pâques. Les cendres qui proviennent des rameaux (buis) de l’année précédente, brûlés pour l’occasion, sont déposées sur le front des fidèles. Cette coutume de se couvrir la tête de cendres – et à l’origine de se revêtir aussi d’un sac – est une ancienne pratique pénitentielle qui remonte au peuple hébreu (Jonas 3.5-9 : Jérémie 6.26 ; 25- 34 ; Matthieu 1 1,21).

Aux commencements du christianisme

Ce rite des cendres n’était pas directement associé au début du Carême. Vers l’an 300, il fut adopté par certaines Églises locales et intégré au rite d’excommunication temporaire ou de renvoi des pécheurs publics de la communauté. Ces personnes s’étaient rendues coupables de péchés ou de scandales « majeurs » : apostasie, hérésie, meurtre et adultère (considérés comme des péchés « capitaux »).

Au VIIe siècle environ

Cette coutume donna lieu, dans certaines églises, à un rite public du mercredi des Cendres. Les pécheurs confessaient d’abord leurs péchés en privé. Puis ils étaient présentés à l’évêque et mis publiquement au rang des pénitents, ils devaient se préparer pour recevoir l’absolution donnée le Jeudi saint. Après une imposition des mains et des cendres, ils étaient renvoyés de la communauté comme Adam et Eve l’avaient été du paradis. Bien sûr, on leur rappelait que la mort est la conséquence du péché : « Oui, tu es poussière et à cette poussière tu retourneras » (Genèse 3,19).

Les pénitents vivaient en marge de leur famille et du reste de la communauté chrétienne pendant les quarante jours du Carême (d’où l’expression de « quarantaine »). Le « sac » qu’ils avaient revêtu et la cendre dont ils étaient couverts permettaient de les reconnaître lors des assemblées ou, le plus souvent, aux portes de l’église où ils étaient relégués. Cette pratique pénitentielle impliquait généralement de s’abstenir de viande, d’alcool, de bain. Il était également interdit de se faire couper les cheveux, de se raser, d’avoir des relations sexuelles et de gérer ses affaires. Selon les diocèses, il arrivait que certaines pénitences durent plusieurs années, voire toute la vie.

Au cours du Moyen-Âge

C’est la dimension personnelle du péché, plutôt que son caractère public, qui fut objet d’insistance. Par conséquent, les traditions associées au mercredi des Cendres furent appliquées à tous les adultes de la paroisse, mais sous une forme mitigée. Au XIe siècle, les pratiques en usage étaient fort semblables à celles que nous connaissons aujourd’hui. Depuis quelques années, il existe une alternative à la formule traditionnelle pour l’imposition des cendres. Elle met en valeur un aspect beaucoup plus positif du Carême : « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile » (Mc 1,15).
 
Dans les églises de Bretagne insulaire et d’Irlande, une nouvelle modalité pénitentielle se développa, entre le VIe et le VIIIe siècle, sous l’influence des moines celtes. Il s’agissait d’une forme de pénitence personnelle et privée pour des péchés moins graves que ceux évoqués ci-dessus. Cette pratique, plus que le rite du mercredi des Cendres, allait contribuer à faire évoluer les modalités du sacrement de la réconciliation.

Trois sortes de traditions ont donné au Carême son caractère spécifique :

  1. celles qui favorisent un climat d’austérité ;
  2. les pratiques pénitentielles, surtout en matière de jeûne et d’abstinence
  3. les dévotions centrées sur la souffrance de Jésus.

Au cours de ces vingt dernières années, ces traditions ont été associées à des pratiques nouvelles, mettant l’accent sur une dimension plus positive du Carême.

Extrait du site https://croire.la-croix.com

Le mercredi des cendres marque un temps d’arrêt. Un stop.

Etalons la page de nos vies devant nous. Arrêtons-nous et regardons ce que nous avons réalisé, pouvons améliorer. Des cendres renaît un feu nouveau, amplifié la nuit de Pâques, un nouvel élan, un nouveau départ, une remise à jour de notre GPS vers Dieu.
(Réflexion de Thérèse)

Bon Carême !

Photos : Kizoa