Fratelli tutti, la nouvelle encyclique du pape François

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« (…) On peut comprendre que la lassitude se soit installée, voire même qu’un sentiment de colère puisse nous envahir. Tous, nous sommes impactés par les ‘’gestes barrières’’ et par les mesures de ‘’distanciation sociale ‘’ (terme épouvantable !). Ne plus pouvoir serrer des mains ou embrasser, devoir limiter nos rencontres, y compris familiales, porter presqu’en permanence le masque, tout cela met à mal notre vie sociale. Et c’est encore plus dur pour les personnes âgées ou seules. Dernièrement, à la télévision, une jeune étudiante a eu cette réaction : ‘’c’est dur. Nous les jeunes, on a besoin de s’amuser, de voir des amis…’’ D’accord. Et les moins jeunes ? Ils n’ont pas les mêmes envies ? Cela démontre à quel point parfois, il existe un écart entre les réalités de chacun ; ce qui peut impacter la solidarité intergénérationnelle.

Comment pallier cela ? La Providence fait bien les choses. Au moment où le découragement nous surprend, paraît l’encyclique Fratelli Tutti du pape François. Le pape se penche sur la pandémie estimant qu’elle ‘’change le monde et nous met en crise’’. Il ajoute : ‘’La façon dont nous nous en sortons dépend des décisions que nous prenons pendant la crise’’. ‘’

Extrait de l’édito de Jean-Jacques Duré dans le journal Dimanche du 18 octobre 2020 ;  J.J. Duré, décédé inopinément le 6 novembre dernier.

Voici l’appel de « Fratelli tutti » du pape François

« Au nom de Dieu qui a créé tous les êtres humains égaux en droits, en devoirs et en dignité, et les a appelés à coexister comme des frères entre eux, pour peupler la terre et y répandre les valeurs du bien, de la charité et de la paix.

Au nom de l’âme humaine innocente que Dieu a interdit de tuer, affirmant que quiconque tue une personne est comme s’il avait tué toute l’humanité et que quiconque en sauve une est comme s’il avait sauvé l’humanité entière.

Au nom des pauvres, des personnes dans la misère, dans le besoin et des exclus que Dieu a commandé de secourir comme un devoir demandé à tous les hommes et, d’une manière particulière, à tout homme fortuné et aisé.

Au nom des orphelins, des veuves, des réfugiés et des exilés de leurs foyers et de leurs pays ; de toutes les victimes des guerres, des persécutions et des injustices ; des faibles, de ceux qui vivent dans la peur, des prisonniers de guerre et des torturés en toute partie du monde, sans aucune distinction.

Au nom des peuples qui ont perdu la sécurité, la paix et la coexistence commune, devenant victimes des destructions, des ruines et des guerres.

Au nom de la ‘’fraternité humaine’’ qui embrasse tous les hommes, les unit et les rend égaux.
Au nom de cette fraternité déchirée par les politiques d’intégrisme et de division, et par les systèmes de profit effréné et par les tendances idéologiques haineuses, qui manipulent les actions et les destins des hommes.

Au nom de la liberté, que Dieu a donnée à tous les êtres humains, les créant libres et les distinguant par elle.

Au nom de la justice et de la miséricorde, fondements de la prospérité et pivots de la foi.

Au nom de toutes les personnes de bonne volonté, présentes dans toutes les régions de la terre.

Au nom de Dieu et de tout ce que nous venons de dire, nous déclarons adopter:

la culture du dialogue comme chemin ;

la collaboration commune comme conduite ;

la connaissance réciproque comme méthode et critère. »

Réflexion de Thérèse de l’équipe pastorale : Cet appel à s’engager en actes dans notre vie de chrétiens est aussi un acte de foi. Prier supplier, prier rendre grâce, prier agir, s’engager, N’est-ce pas le chemin auquel l’avent nous invite ? 

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Petit résumé de l’encyclique par Monseigneur Delville, évêque de Liège, pour qui la fraternité universelle est au cœur du message chrétien. 

(…) Par ailleurs, la structure générale de Fratelli Tutti implique une invitation à la conversion. On y propose toute une démarche, un peu à la manière des Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola. Il y a d’abord la reconnaissance des fragilités, des péchés et des manquements de notre existence, des lacunes de notre vie personnelle et communautaire, des problèmes de notre terre. C’est le thème du chapitre I. Le chapitre II introduit une contemplation de l’Evangile de Jésus à travers la parabole du Bon Samaritain. C’est typique des Exercices de saint Ignace : il s’agit d’opérer un déplacement en contemplant l’image du Christ dans une situation donnée.
Ensuite, le troisième chapitre propose un passage à la conversion et à l’action, à travers l’amitié sociale. Là, on est en plein dans une vie de conversion. Les chapitres suivants proposent des applications très concrètes de cette conversion. D’abord dans notre rapport avec l’immigré (chapitre IV), ensuite à travers le dialogue culturel (chapitre V). Puis on passe à la manière de faire de la politique (chapitre VI), pour parler ensuite de la paix et de la réconciliation (chapitre VII). Enfin, il y a dialogue entre les religions ; qui est aussi une implication de la conversion (chapitre VIII). »

Utopique ???

(…) « Non, je ne pense pas. Le texte implique, d’une certaine façon, une utopie, mais développe surtout une visée. La visée offre un horizon : la fraternité universelle, qu’on a tendance à oublier trop facilement. On est pris dans le quotidien, dans les problèmes immédiats à résoudre, et par rapport à cela le pape insiste sur l’importance d’avoir une visée pour l’humanité. C’est par rapport à cette visée que le pape nous donne véritablement aussi une mission. Il y a des signes qui sont envoyés à d’autres religions. Il y a un défi qui est lancé, celui de la conversion. Dans ce sens-là, ce n’est pas irréalisable. Il y a des pas à faire dans la direction qu’indique le pape. Il est sans doute difficile de concevoir comment on va parvenir à atteindre l’objectif, mais il y a des pas à faire dès maintenant. »

Extrait de l’entretien entre Monseigneur Delville et le journal Dimanche du 18-10-2020

Le mot de la fin au ministre wallon du budget, Jean-luc Crucke : « Si l’ouragan emporte ta maison et que tu la reconstruis à l’identique, c’est que tu n’as rien compris » (Journal L’Avenir, oct.2020).

Espérance

Partage du texte repris sur le site de notre Doyenné, texte de l’abbé Jean-Marie Piron, lequel se dévoue pour célébrer l’eucharistie avec les paroissiens de notre Unité pastorale.

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Pierre Teilhard de Chardin a dit que le monde appartiendrait à celui qui lui apporterait la plus grande espérance. Nous avons à creuser cette pensée qui est toujours actuelle. En ce temps de la Toussaint et de la mémoire des défunts, écoutons notre message pour en vérifier la justesse. On y parle du ciel comme d’un « endroit » à rejoindre après la mort où nous espérons « retrouver » celles et ceux qui « sont partis » avant nous. Et puis c’est tout ! La foi chrétienne propose une étape en plus du projet de Dieu, un accomplissement final clairement dit dans la première et la deuxième alliance. Allons revoir le message biblique pour en goûter toute la profondeur et la beauté. Jésus n’est pas venu nous dire : je vais vous apprendre comment il faut vivre pour « aller au ciel » mais il nous a appris à prier ainsi : que « ton règne vienne sur la terre comme au ciel ». Le règne s’approche pour entrer dans le monde comme un levain qui va faire lever la pâte. C’est cela l’incarnation du Fils de Dieu, d’un Dieu avec nous pour demeurer et habiter sa création et la glorifier. Il faut renverser la perspective : non plus celle d’une « fuite » mais d’un Dieu « qui vient » pour faire entrer sa gloire dans ce monde qu’il crée. Je me rends compte qu’il faut développer cela car cela vaut la peine pour que notre espérance ne s’arrête pas à l’avant dernière étape de notre salut. En ce temps de la Toussaint souvenons- nous que tous, nous attendons la glorification : la gloire de Dieu et le salut du monde comme nous le disons lors de chaque rencontre eucharistique. Chaque doxologie nous parle aussi d’un Dieu qui est, qui était et qui vient.

Jean-Marie Piron

1er Novembre 2020 – TOUSSAINT

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Cette fête est-elle obsolète ? Comment la voyons-nous : principalement dédiée à nos défunts ?

La Toussaint est-elle une fête de personnes « âgées », tombées dans l’oubli, dont on connait à peine l’hagiographie ?

Eh bien, détrompons-nous : il y a de jeunes, même très jeunes personnes saintes et d’abord qu’est-ce que ‘’être saint ‘’ ?

Un jour, un journaliste a demandé au cardinal Suenens ce qu’était un saint. La réponse du prélat a été fulgurante : ‘‘un saint, c’est un chrétien normal !’’ Jésus le dit sur la montagne : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt5,48). St Paul confirme : « Et voici quelle est la volonté de Dieu : c’est votre sanctification ».

Selon frère Dominique-Marie Dauzet, prémontré de l’abbaye de Mondaye et historien, « l’Église prend les saints qui viennent, ceux que Dieu lui donne : il y en a des très jeunes, des jeunes et des vieux, des riches et des pauvres, des Noirs et des Blancs. Un procès de béatification n’est pas une manœuvre d’évangélisation, c’est juste une vérification sérieuse de ce que tout le monde a déjà senti : on a affaire à un saint ! S’agissant des petits enfants, c’est pareil : si Dieu nous les donne à 8 ans, comme Anne-Gabrielle Caron ou même à 6 ans et demi, comme cette merveilleuse petite Nennolina Meo (1930-1937), il ne faut pas s’offusquer. Peut-être que ce sera un cadeau du Seigneur pour les enfants de leur âge, mais peut-être aussi pour des adultes, qui ont parfois besoin de se rafraîchir le cœur avec la lumineuse beauté de ces saints enfantins. Le tout de la sainteté, ce n’est pas l’âge, mais la grâce. » 
(Site la Croix.com 26 juin 2020)

En mettant la page en forme, j’ai pensé à cette tragédie où une fillette voyant sa petite sœur tomber à l’eau et se noyer, avait sauté dans la Meuse pour la secourir ; pourtant elle-même se noya…et plus tard encore un pompier qui recherchait les corps…

Cette petite fille, cet homme qui ont donné leur vie pour autrui, ne sont-ils pas saints ?

Tout récemment, au Pérou, Roberto, qui avec son père, gérait et protégeait une concession forestière de plus de 800 hectares et cela depuis plus de 30 ans, a été froidement abattu par les mafias qui profitent de l’inaction des autorités.

Hélas pour lui, leurs forêts étaient entourées de terres dévolues à l’exploitation minière, des terres minées par les déforestations illégales. Roberto est le quatrième homicide enregistré cette année contre les défenseurs de l’environnement ; pourtant ne peut-on pas dire qu’il a répondu au vœu du pape François de protéger la Création ? N’est-il pas saint ?

Il me fallait pourtant choisir parmi les multiples saints d’hier et aujourd’hui : aussi voici en bref la vie de Carlo Acutis, déclaré récemment bienheureux par le pape François. Une de ses phrases m’a marquée : « tous naissent comme des originaux mais beaucoup meurent comme des photocopies. »

Surnommé le « geek » de Dieu, Carlo Acutis, a été béatifié le 10 octobre dernier, à Assise, par le pape François.

Carlo Acutis (Photo /WIKIMEDIA/ Auteur FLORENTIN27)

Carlo Acutis, décédé à l’âge de 15 ans d’une leucémie foudroyante, était passionné de sport, d’informatique et du Christ. Il a vécu une existence profonde, marquée par une foi extraordinaire et en lien unique avec François d’Assise. C’était un enfant bien de son temps, passionné d’internet et doué pour l’informatique. Issu d’une très grande famille bourgeoise italienne, il naquit à Londres où son père travaillait comme homme d’affaires. Mais toute la famille revint bien vite à Milan où elle avait l’habitude, bien que non pratiquante, de recevoir des personnalités catholiques importantes.

(…) Il reçut la communion à 7 ans, et depuis, l’eucharistie occupa une grande place dans sa vie telle qu’il développa un site internet voué à ce sacrement. Carlo Acutis avait surnommé l’eucharistie ‘l’autoroute du ciel’ !

« La communion au Corps du Christ permettait, selon lui, d’éviter les écueils de la vie et les erreurs du comportement. Il passait de longues heures devant le Saint-Sacrement, aidé en cela par la récitation du chapelet. Il ne comprenait pas comment les jeunes de son âge pouvaient piétiner pendant des heures dans d’interminables files d’attente pour assister à un concert de rock… » Il gardait une troublante simplicité et écrivit ainsi « que la beauté physique se fane et que rien ne reste, mais que seule la beauté spirituelle ne flétrit pas, elle dure pour l’Eternité. »

Pour pouvoir atteindre ces belles réalités, il fallait, disait-il, se comporter comme une montgolfière !

Pour qu’il puisse s’élever, ce ballon doit se délester des sacs de sable qui l’alourdissent et le retiennent au sol. De même, nos fautes, petites ou grandes sont comme autant de poids qui entravent cet élan vers le ciel. (…)

Carlo était par ailleurs doué pour l’informatique. Il mit alors ses dons au service de l’adoration eucharistique. Après avoir créé un site sur sa paroisse, il n’hésita pas à monter une petite vidéo pour expliquer le mystère de la transsubstantiation ! A 11 ans, il avait décidé de monter une grande exposition sur les miracles eucharistiques. Il organisa donc un site internet sur lequel il exprima cette conviction personnelle : « Plus nous recevrons l’eucharistie, plus nous deviendrons comme Jésus et déjà sur cette terre nous jouirons du Paradis ».
(Extraits du journal Dimanche de mars 2020)

« En juillet 2018, une enquête canonique débute sur le cas d’une guérison inexplicable attribuée à l’intercession de Carlo Acutis. Il s’agit du cas d’un enfant brésilien, atteint d’une déformation grave du pancréas. En 2010, après que ses proches aient prié Carlo, le pancréas revint de lui-même à la normale, sans intervention chirurgicale, qui aurait pu coûter la vie du jeune garçon. Les expertises médicales ne concluant à aucune explication scientifique, le dossier est présenté au Saint-Siège. En février 2020, le pape François reconnaît authentique le miracle attribué à Carlo, et signe le décret de sa béatification. »
(Extrait de Wikipédia).

Si l’Eglise lui reconnait un deuxième miracle, Carlo Acutis pourrait devenir un saint. Le Vatican envisagerait alors de le nommer « saint patron des internautes ».

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Transmettre la foi (2)

Pour Thérèse, bien sûr les catéchistes ont un rôle important mais les parents, et pas que les grands-parents, ont un rôle tout aussi important. « Ils sont les premiers à initier leur enfant et sont donc invités à prendre leur rôle d’éveil à la foi en main. Transmettre la foi, être passeurs de flambeau, être témoins, cela se fait par la prière mais aussi par des actes et des gestes concrets. Et comme on n’est jamais chrétien seul, cela passe aussi par le partage de la parole, la prière et la vie communautaire : les célébrations dominicales. » Leur rôle n’est donc pas de convertir, qui est du ressort de l’Esprit, mais de mettre en route sur un chemin de foi, de semer…

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Il y a quelques années, les parents s’investissaient davantage puisqu’ils assuraient, à tour de rôle la catéchèse auprès des enfants. Mais il semble que le recul de la culture chrétienne se marque de plus en plus, particulièrement chez les jeunes.

« Le christianisme serait-il devenu une langue étrangère ? Quelle tristesse si c’était vrai… C’est dire la responsabilité qui incombe à tous de persévérer à la transmettre dans sa vitalité et sa profondeur » ainsi que l’écrivait récemment Sophie de Villeneuve, ex-rédactrice en chef de Croire.

Christophe Herinckx, dans son édito du Journal Dimanche du 08 août dernier, le constate également :

« Parmi d’autres, l’un des aspects majeurs de ce que l’on a coutume d’appeler la sécularisation ou la déchristianisation de nos sociétés est, pour l’Eglise, une crise de la transmission de la foi. De fait, par une sorte de rupture culturelle, la foi chrétienne ne se transmet aujourd’hui plus automatiquement, comme jadis, au sein de la famille, de l’école, de la paroisse. Depuis un certain temps déjà, on n’est plus chrétien de génération en génération. (…) Faire connaître Jésus-Christ nous concerne chacune et chacun, là où nous sommes, catéchistes, professeurs de religion, mais aussi parents, grands-parents, disciples du Christ tout simplement. »

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Pourtant les jeunes éprouvent une grande soif et n’ont pas d’a priori sur la foicomme le témoigne Emmanuel de Ruyver qui ne pensait pas du tout devenir prêtre.

Comme la plupart des jeunes gens, il rêvait de se marier, d’avoir des enfants… mais il s’est senti appelé lors des JMJ de Rome 2000. Néanmoins il terminera d’abord ses études d’ingénieur civil et sera ordonné prêtre en 2009.

Voici un extrait de ses propos :

« Les jeunes aujourd’hui n’ont pas d’a priori sur la foi, l’Eglise, raconte le prêtre, ils ont une grande soif de spirituel au sens large ». Les rejoindre sur leur terrain était donc essentiel car « tous les jeunes ont besoin d’entendre cette bonne nouvelle ». « Le prêtre, c’est l’homme de foi, de la Foi et ils en profitent pour parler de Dieu et poser des questions. On croit qu’ils s’en fichent ; bien au contraire, ils sont en recherche. Et c’est eux qui mettent Dieu au cœur de la discussion ». Être présent dans leurs lieux et ne pas trop vouloir les ‘embrigader’ dans nos activités, leur permettre de se confier à quelqu’un quand les questions importantes s’imposent à eux. Tel était donc l’objectif d’Emmanuel.

Avec les jeunes, « je sais pourquoi je suis prêtre, mon cœur est comblé, je ressens cette fécondité du prêtre qui donne la vie ».

Loin de le brusquer, la franchise de certains jeunes lui plaît car au moins, « on sait ce qu’ils pensent et on peut mieux répondre ». Avec le père Emmanuel, on peut parler de tout, dans le respect. « Parfois les jeunes sont dans la ‘provoc’ mais aujourd’hui, je suis armé ». En effet, le célibat, la sexualité sont toujours les premiers sujets abordés par les ados. « Je partage avec eux ce que je vis, et ça les interroge sur leur propre sexualité et le sens qu’ils lui donnent ». Emmanuel se veut aussi toujours très proche des mouvements de jeunesse, où les jeunes le côtoient comme ‘Père Castor’, en référence à son totem.

« Mon lieu de ressourcement, c’est la prière et l’eucharistie quotidienne. C’est ce qui donne le sens à tout le reste, qui unifie, qui recentre quand la journée a été dispersée, car le quotidien est parfois aussi un combat ». (…) Comme il est écrit dans l’évangile de saint Jean, « je suis venu pour qu’ils aient la vie et la vie en abondance ». Et pour Emmanuel, « ça correspond à ce que j’ai envie de vivre dans ma vocation de prêtre ».

Propos tirés de l’article de Sophie Delhalle dans le journal Dimanche n°24 du 14-06-2020.

Octave à Notre-Dame d’Arlon, Reine de la Paix

du 6 au 13 septembre 2020

Dimanche 6 septembre s’est ouvert un temps fort de prière dans lequel nous invoquons la Vierge Marie, Reine de la paix.

En semaine méditation à 18h suivie par la messe à 18h30’ ; dimanche prochain de clôture, méditation à 17h et messe à 17h30 ‘.

L’abbé Paul Hansen a demandé de relayer au maximum ce temps de prière auprès de nos communautés car nous en avons bien besoin… ne fut-ce que pour nous aider à faire face à la pandémie toujours bien présente et à changer nos comportements comme le rappelle encore actuellement le pape François.

Ce dimanche, le chef de chœur, François et l’organiste Jean-Marie nous ont gratifié d’un superbe Ave Maris Stella, qui a ému beaucoup de fidèles…

L’homélie du diacre Emmanuel n’a pas laissé indifférent non plus :  inspirée par le philosophe Sylvain Tesson, nous faisant passer de la mère de Rimbaud à la mère de Jésus, chacune avec leur fils atypique…, avait de quoi questionner…

Aussi si vous voulez ragaillardir votre foi, n’hésitez pas à passer un peu de temps à l’église de la Knippchen durant cette semaine.

Voici la prière de cette 366ième octave :

Sainte Vierge Marie,
Reine de la paix,

Aidez-nous à accueillir le sermon sur la montagne, ces béatitudes dont on parle tant et qu’on applique si peu parce qu’elles vont à contre-courant, comme si la Semois qui prend sa source dans notre cité remontait vers ses origines au lieu de se balader en Lorraine et en Gaume, avant de rejoindre d’autres fleuves, pour se jeter dans la mer…

Aidez-nous à devenir le peuple de la Parole,
le peuple de l’Eucharistie, le peuple du Message.

A quoi sert d’aller toujours plus vite, si on ne sait pas où l’on va ?

A quoi sert de produire toujours davantage, si on ne sait pas partager ?

A quoi sert aux pauvres de s’enrichir, et aux riches de s’appauvrir,
si les uns et les autres ne savent pas vivre comme le Christ ?

Sainte Vierge Marie,
A un monde dominé par l’argent, vous enseignez votre libéralité…
A un monde de clinquant et de mensonges,
Vous montrez votre transparence…
A un monde qui ricane et sui salit, vous offrez votre pureté…

Apprenez-nous à ne pas être une page achevée d’être imprimée,
mais une page chaque jour toute blanche,
où l’Esprit de Dieu pourra dessiner les merveilles qu’il fait en nous.

Notre-Dame d’Arlon, servante de la Paix,

Priez pour nous…

Priez pour nous…

Amen.

Abbé Paul Hansen, curé de Saint-Donat

Schola Mariacka, Basilique Notre-Dame, Cracovie

15 août 2020 – ASSOMPTION

Marie pensait…

« Faire confiance à Dieu ! J’ai l’impression que beaucoup de mes amies en sont incapables. Pourquoi ?

Il me paraît si simple, si humain, de s’abandonner entre les mains de Dieu. Je veux dire, d’espérer de chercher le bon côté des choses, de croire en l’amour. Les prophètes parlent d’un temps très triste où l’on sera sans cesse dans l’inquiétude du lendemain. J’ai du mal à comprendre ce qu’ils veulent dire. Pour moi, le lendemain est aussi sûr qu’aujourd’hui. Pourtant, je me demande si mon enfant ne naîtra pas cette nuit. Mais je suis très calme, tout à fait en paix avec Dieu et avec tous ceux que je connais. J’ai plein le cœur de tendresse pour cet enfant. Alors tout se passera bien.

Dieu m’a aimée. Dieu m’aime. Il me semble parfois qu’il m’a préférée, mais je n’ose pas trop penser à cela. Il me suffit de savoir que Dieu nous aime tous. L’amour de Joseph pour moi vient de Dieu. Il me l’a dit, un soir. Ce fut pour moi une joie formidable. Je suis sure aussi que mon amour pour lui et pour mon enfant est né de Dieu. Comme cet enfant lui-même…
Un fils m’a été donné. Mais qu’en sera-t-il de lui ?

Je voudrais qu’il ne souffre jamais, et quelque chose au fond de moi me dit que c’est impossible. Alors je souffrirai avec lui. Je m’en séparerai pour qu’il grandisse, mais intérieurement je ne m’en séparerai jamais. Je vivrai avec Lui, par Lui, moi qui vais le mettre au monde. Les prophètes ont dit qu’il serait l’homme de la paix. C’est déjà vrai pour Joseph. C’est à cet enfant que je dois d’avoir été épousée par un homme aussi pacifié, aussi pacifiant.

Quelle chance j’ai ! et je la dois à Dieu qui m’a aimée, qui m’aime.

Quand je pense à mon enfant (c’est presque en permanence), j’ai l’impression de penser à Dieu en même temps.

L’attente des hommes est comblée. « Je rêve de quelque chose d’autre », me disait Ruth l’autre jour en pleurant. Mais, à partir de maintenant il n’y a plus rien d’autre à rêver.

L’« autre » est venu. Il s’est glissé en moi, et par moi dans le monde. Et maintenant il y aura quelqu’un au milieu des hommes. Dès demain peut-être ! Je ne dis pas que les hommes n’auront plus rien à attendre. Mais quand ils auront découvert ce qu’ils attendent, ils comprendront que c’était déjà en eux, au plus profond d’eux-mêmes. Une lumière qui brillera dans les regards humains.

Lumière joyeuse qui inonde déjà le visage de Joseph. Quand il me regarde, je sens que l’Amour pénètre en lui.

Comme un jour, l’amour pénètrera en tous. Et tous seront comme moi, invités à mettre au monde l’amour. »

Extrait de La Foi quotidienne de René Berthier
(repris par l’abbé G.Balthazard dans ‘Rencontre avec lui’)

Poème de Paul Claudel

Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.
Je n’ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.
Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.
Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête.

Midi !
Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.
Ne rien dire, mais seulement chanter
Parce qu’on a le cœur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée
En ces espèces de couplets soudains.

Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
La femme dans la Grâce enfin restituée,
La créature dans son honneur premier
Et dans son épanouissement final,
Telle qu’elle est sortie de Dieu au matin
De sa splendeur originale.
Intacte ineffablement parce que vous êtes
La Mère de Jésus-Christ,
Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance
Et le seul fruit.
Parce que vous êtes la femme,
L’Eden de l’ancienne tendresse oubliée,
Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir
Les larmes accumulées,

Parce qu’il est midi,
Parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui,
Parce que vous êtes là pour toujours,
Simplement parce que vous êtes Marie,
Simplement parce que vous existez,
Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

(Repris du site Croire.com)

Petit flash historique transmis par Thérèse

Le 15 août est un temps fort chez les chrétiens. Dans notre pays ce jour est férié.  Nousfêtons Marie comme Mère de Jésus, notre mère et mère de l’Eglise. 

Les orthodoxes, qui ont aussi une grande confiance en Marie, fêtent ce même jour sa « Dormition ». 

La plus ancienne prière connue à Marie fut retrouvée sur un papyrus grec datant du 3ième siècle :  « Sous ta garde, nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu.  Ne rejette pas nos prières, mais de tout dangers délivre-nous. Vierge Glorieuse et bénie. » 

C’est au Moyen Age que la dévotion à Marie devint vraiment populaire, avec de nouvelles prières. Le Salve Regina (11ième siècle) et l’Angélus (13ième siècle) d’abord  sonné le soir, puis le matin et le midi ; ainsi, il rythmait la vie du village ou du quartier. 

Le rosaire (15 dizaines de chapelet pendant lesquelles on médite les mystères) doit son nom à une couronne ou petit chapelet de roses que l’on offrait, en mai, à Marie. C’est à Saint Dominique et aux dominicains (16ième siècle), que l’on doit la diffusion de cette prière.

Extrait du semainier chrétien (2000)

Reprenons notre belle prière :

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Chantons et redécouvrons les merveilleuses paroles du chant liturgique : Toi, Notre Dame

Toi, Notre Dame (en karaoke)

21 Juillet 2020 – Fête nationale – Ecoute un peu ton cœur

Prier, supplier, intercéder, rendre grâce, bénir… à travers les mots, la contemplation, les gestes, la musique, la marche…

Vivre en Unité pastorale…avec le ciment de la prière

« (…) Ainsi tous et chacun sont appelés à entrer dans cette dynamique ecclésiale de Communion dont le ciment est la prière. Seul l’Esprit peut nous transformer et nous permettre d’entendre en vérité l’appel qui nous est adressé aujourd’hui. C’est pourquoi, lorsque les Secteurs commencent leur cheminement, les rencontres débutent systématiquement par une prière à l’Esprit Saint. (…) Que la prière nourrisse notre quotidien et nous rende davantage signifiant. Que notre foi soit plus contagieuse ! »

Nathalie Guinand (newsletter des Unités pastorales du 26-06-2020)

« Pourquoi tu pries ? T’as jamais prié !

(…) Mais voilà qu’est survenue cette terrible annonce du cancer de l’utérus. Désemparée, pour la première fois de sa vie, beaucoup plus naturellement qu’elle ne l’eut pensé, voilà que cette femme s’est tournée vers ‘plus grand qu’elle’, vers cet absolu que certains appellent Dieu. Mythe ou réalité ? Elle ne sait. Mais elle se sent perdue, tellement fragile, en grand danger. Alors, comme elle en a entendu parler, au cours d’informations diverses à l’école, dans les familles de certaines de ses amies, elle a prié pour la première fois de sa vie. Son fils, dans ses bras, quelque peu surpris, sait lui aussi ce qu’est prier, même s’il ne l’a jamais vu et fait au sein de sa famille. L’information concernant la prière lui est parvenue par des discussions entre copains, par des scènes de films et de séries télévisées. (…)»

Extrait de la rubrique « Question d’enfant » de Luc Arens, Journal Dimanche n°24 du 14 juin 2020.

Dans ces temps troublés, bien des personnes ont vécu un deuil, lié ou non au covid-19 et ont besoin d’une vraie démarche d’adieu mais aussi de prière pour les vivants. L’espérance chrétienne peut être réaffirmée tant pour les familles en deuil que pour les malades, les personnes ayant souffert ou souffrant encore de solitude et celles qui ont œuvré et œuvre encore pendant la crise sanitaire.

La force de la prière

A l’instar de Cyril Becquart (journaliste à Dimanche ayant livré son témoignage de la traversée de la maladie), beaucoup de personnes qui ont frôlé la mort en ayant contracté le Covid-19 ont témoigné combien la prière, le réseau des proches, famille et amis confondus, leur avaient été d’un profond secours.

C’est le cas de Pierre qui est resté 25 jours intubé aux soins intensifs dans un coma médicamenteux. Avant cet épisode, il concevait l’affection familiale ou l’amitié comme des composantes essentielles de l’existence sans lesquelles une vie heureuse est impossible. « J’avais raison, mais j’étais tellement en-dessous de ce qu’elles ont vraiment représenté pour moi : des forces actives pour ma survie, ma guérison et les progrès que ma santé a faits depuis » écrit-il dans le message qu’il a envoyé à tous ceux qui l’ont ‘porté’. Il les remerciait pour leurs prières, leurs pensées, leurs messages attentionnés, leurs petits gestes ou leurs paroles bienveillantes. « Je suis convaincu que vous m’avez énormément aidé, par Dieu sait quels canaux quand j’étais inconscient, et de manière évidente depuis mon réveil. Ma famille en a aussi beaucoup bénéficié » poursuit-il, ajoutant un peu plus loin que « le plus petit soin ou souci qu’on a d’autrui est clairement un acte de bonté efficace ».

Tiré de l’article de Pierre Granier recensant plusieurs témoignages similaires. Journal Dimanche n°24 du 14-06-2020.

Les gestes

C’est également le témoignage de Sylvianne : « lorsque j’ai été gravement malade, bien des proches et beaucoup de personnes, même le coiffeur, m’ont apporté leur soutien de diverses manières mais certains gestes m’ont émue comme celui d’Anne m’offrant un carnet de bord, étant certaine que ma ‘traversée’ se passerait bien, de ma belle-mère et son amie Marie-Thérèse, qui se rendant à Banneux, m’ont glissé quelques aiguilles de sapin au creux d’une petite boîte achetée au sanctuaire ou bien celui de ces ex-collègues qui se sont cotisés pour m’offrir une superbe corbeille de fleurs…; ces gestes témoignent d’une pensée à l’autre… » et rejoignent l’évangile de Mathieu : « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petit qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (25,40).

La musique, la marche sont aussi des formes très actives de prières

« La musique porte en elle, un charme si puissant qu’elle fait d’un mal un bien et d’un bien, une douleur », disait Shakespeare.

Quelle belle prière, une pièce jouée aux orgues…

Découvrez sœur Cristina, bien de ce monde et pourtant qui porte haut celui de Dieu !

(Try avec sœur Cristina à Budapest, en live)
(Blessed be your name)

Tu es né pour la route.
Marche.
Tu as rendez-vous.
Où ? Avec qui ? Tu ne le sais pas encore…

Avec toi, peut-être ?
Marche.
Tes pas seront tes mots.
Le chemin, ta chanson.
La fatigue, ta prière.
Et ton silence, enfin, te parlera.
Marche seul, avec d’autres, mais sors de chez toi.
Tu te fabriquais des rivaux :
tu trouveras des compagnons.
Tu te voyais des ennemis :
tu te feras des frères.
Marche.

Ta tête ne sait pas où tes pieds conduisent ton cœur.
Marche.
Tu es né pour la route,
celle du pèlerinage.

Un Autre marche avec toi et te cherche pour que tu puisses le trouver.
Il est ta Paix
Il est ta Joie

Va
Déjà, ton Dieu marche avec toi.

Congrès européen des pèlerinages – https://chemindassise.org/fr/prieres/

La contemplation

Écoute un peu ton cœur
Il t’apprend la tendresse
Que désire ton âme
De la délicatesse
Dieu a créé l’amour
Au jour du septième jour
Un amour si fragile
Fabriqué en argile
C’est dit dans l’Évangile
Retrouve dans ta tête
Ton âme de poète
Souviens-toi comme c’est chouette
Le parfum des violettes
Un soir de pâquerettes
Suis-moi, là
Tout n’est qu’ordre et beauté
Luxe, calme et volupté
Redonne un sens à ta vie
En y mettant de la
Po – é – sie
Poésie

(…)

Interprété par « Dousseur de Vivre » (groupe de hard rock des années 1990)

Ce 21 juillet, jour de fête nationale, redécouvrons l’hymne interprété par l’Harmonie royale La Stockemoise lors du confinement…où vous reconnaitrez entre autres, François, l’organiste de Barnich et Sterpenich

Photos: Kizoa et Sylvianne

14 juin 2020 – Dimanche faisant suite à la fête du Saint-Sacrement célébrée jeudi, et dimanche des papas

La Fête-Dieu, appelée aussi Fête du Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ, Corpus Domini, Corpus Christi, est une fête religieuse essentiellement catholique et parfois anglicane célébrée le jeudi qui suit la Sainte-Trinité. Cette fête commémore la présence réelle du Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés au cours de la messe.

Fête des papas dont on parle un peu moins que la fête des mamans et pourtant il y en a des papas qui s’inquiètent à la venue de leur enfant, qui s’angoissent pour leur bien-être, qui se dévouent pour leur famille, qui quittent tout pour assurer leur subsistance, qui sont fiers aussi, qui jouent, qui accompagnent… mais il est bien plus difficile de trouver des poèmes sur les papas… que sur les mamans…

Les textes bibliques ne disent pas grand-chose non plus de Joseph, père nourricier de Jésus ; que pensait-il du départ de son fils pour prêcher la bonne nouvelle ? Était-il présent lors de la crucifixion ? Peut-être, étant plus âgé que Marie, était-il déjà décédé ? Pourtant sans la clairvoyance de Joseph, Jésus n’aurait pu parcourir la campagne…

« Mon père aimé, mon père à moi,
Toi qui me fais bondir
Sur tes genoux… » Maurice Carême

Dans les pays catholiques, on célèbre les pères de famille depuis le Moyen Age à la date du 19 mars, jour de la St Joseph, père nourricier de Jésus.

La première fête des pères non religieuse nait au début du 20ième siècle aux USA, une institutrice regrettant qu’aucun jour ne soit dédié aux pères, contrairement à la fête des mères ; elle désirait, en effet, rendre hommage à son père qui avait élevé seul ses six enfants après le décès de son épouse.

Cette fête s’est ensuite commercialisée dans les années 1930, la date et les formes de célébration variant selon les pays.

Joseph est le saint patron des familles, des pères de famille, des artisans (menuisiers, ébénistes, charpentiers, charrons, bûcherons, barilliers, tanneurs, tondeurs), des voyageurs et exilés, des fossoyeurs et des mourants.

Infos tirées de fr.wikipéda.org

Saint-Joseph, Eglise de Barnich

Une maison nous est offerte

« Le sein du Père », admirable expression de la Bible.

Dieu est père, est-il dit. Le Père, c’est le principe ; c’est aussi la première relation que connaît un enfant avec son « papa » (c’est le sens du mot grec « abba » que l’on trouve dans les écritures).

Et voici que l’évangéliste nous parle du « sein du Père ». Un beau mot biblique que l’on traduit parfois par « entrailles de miséricorde », évoque cette intériorité de l’amour de Dieu.

Homme d’aujourd’hui, nous sommes des hommes qui n’avons plus de maison : nous sommes des orphelins, des exilés. La civilisation technique a supprimé notre lien avec la terre ; les bouleversements du langage ont brouillé le sens des vieilles expressions : le « ciel » est devenu l’objet de notre exploration, la terre une petite planète qui tourne autour d’une petite étoile perdue dans un univers qui n’a plus ni haut, ni bas, ni droite, ni gauche.

Nous sommes perdus ; et voici qu’une « maison » nous est offerte : le Dieu Amour.

Extrait de La Vie (n°157) repris dans Rencontre avec Lui de l’abbé G.Balthazard

Et puis, dans un message adressé au président colombien pour la Journée mondiale de l’environnement, célébrée le vendredi 5 juin, le pape François nous rappelle qu’il nous appartient de sauvegarder notre maison commune :  

« Ce n’est plus le moment de continuer à regarder ailleurs, indifférents aux signes d’une planète qui est pillée et violée par l’avidité du profit et, souvent, au nom du progrès », dénonce-t-il, estimant qu’« il y a en nous la possibilité d’inverser la tendance et de parier sur un monde meilleur et plus sain à laisser aux générations futures ».

« Tout dépend de nous ; si nous le voulons vraiment », explique François, qui attire l’attention sur le cri que nous lance la terre mère », il invite chacun à participer à l’Année spéciale Laudato si’.

Repris par le site La Croix (newsletter du 06-06-2020)

Photos : Sylvianne et Kizoa

7 juin 2020 – Dimanche de la sainte Trinité

Image transmise par frère Joseph (Communauté du Sacré-Cœur à Strasbourg)

Préparons nos cœurs, nos églises, à revivre, avec précaution certes, des célébrations eucharistiques en communauté et dans l’attente de la prochaine réouverture de nos lieux de culte, voici un lien qui explicite très bien cette sainte Trinité :

31 mai 2020 – Pentecôte

La pentecôte, temps du souffle et du feu

Photo : Coopdonbosco.be

Après l’Ascension du Seigneur, les disciples et la Vierge Marie attendent dans la prière durant neuf jours le don promis : « vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui descendra sur vous » (Ac 1,8). C’est l’origine de nos neuvaines. Puis vient la Pentecôte.

Actes des Apôtres 2,1-4 : « Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu, quand tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d’un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient. Ils virent apparaître des langues qu’on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent alors remplis de l’Esprit Saint et commencèrent à parler d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. »

Chant « Esprit d’audace » à la cathédrale de Namur avec l’organiste titulaire : Emmanuël Clacens, la maîtrise Saint-Aubain et le chef de chœur, Grégory Decerf:

La Bible est riche de signes et de prophéties qui parlent de cet événement avant même qu’il ne se produise. L’Ancien Testament nous révèle ainsi que l’époque troublée du peuple juif durerait jusqu’à ce que l’Esprit saint soit répandu d’en haut (Isaïe 32,15). De même, le prophète Joël parle de la venue de l’Esprit saint : « Je répandrai mon Esprit sur toute chair… Même sur les esclaves, hommes et femmes, en ces jours-là, je répandrai mon Esprit » (Joël 3, 1-2). Et Jésus lui-même l’avait promis : « Vous recevrez une force nouvelle » (Actes des Apôtres).

La Pentecôte inaugure le temps de l’Église, elle constitue sa « date » de naissance. Pour les chrétiens, c’est la découverte incroyable d’une force nouvelle, celle de l’Esprit de Dieu, donnée en surabondance au baptême. L’Esprit fortifie, console, inspire, vivifie ! Il nous conforte dans une foi vivante et joyeuse. C’est le meilleur des guides spirituels !

source: Site Croire-lacroix.com

Viens Esprit du Seigneur

Viens Esprit du Seigneur ! De toi j’ai besoin comme de chaleur dans les pierrailles d’un désert glacé.

Viens dans mes journées solitaires : quand mes mains sont raides et serrées pour ne rien offrir, quand mes amis m’abandonnent pour ne plus écouter mes paroles de mensonges, quand mon cœur est vide comme un vase brisé et que mes lèvres s’ouvrent pour semer des mots empoisonnés et rire de celui qui a mal ;

Alors, viens, Esprit du Seigneur ! Et fais-moi connaître la brûlure de Dieu.

Viens Esprit du Seigneur ! De toi j’ai besoin comme de l’aurore dans l’épaisseur de la sombre nuit.

Viens dans mes journées d’obscurité : quand Jésus me semble loin comme s’il n’était qu’un rêve et que l’envie me prend de l’oublier, quand m’attacher à lui me paraît sans importance, quand je vais à l’église et que je laisse l’ennui couler sur moi sans m’ouvrir à sa Parole, quand du fond de moi-même jaillit l’impossible désir de le voir ;

Alors, viens Esprit du Seigneur et fais-moi entendre la musique de Dieu ; alors viens ! Et crie dans mon cœur : Jésus est Seigneur. 

Oh ! Viens, Esprit du Seigneur, viens, dans le cœur des hommes, viens poser les semences de Dieu, viens et de la terre renouvelée germeront des fruits nouveaux, comme les blés sous les feux de juillet, gorgés de chaud soleil de Dieu.

Texte transmis par Marie-Claire

« Sève de vie »

« La demeure de l’Esprit ? Ce n’est pas quelque stratosphère d’où il tomberait parfois sur les hommes ; c’est ce pauvre pays sans frontières ni cartes qui est le pays de l’amour.
Là où des hommes aiment, que ce soit dans l’intimité du foyer, dans les relations de travail ou sur les âpres chemins des luttes pour la justice, là est l’esprit de Dieu, le vent des véritables sèves humaines.

L’Esprit est-il vent, feu, rosée, souffle ? Il est à cette profondeur d’humanité où tout devient silence, la respiration même de Dieu. »

La foi aujourd’hui, Gérard Bessière

Chant liturgique Esprit de Pentecôte, souffle de Dieu…

Et pour conclure le temps pascal, une petite info qui concerne notre Unité pastorale « Les eaux-vives du Pays d’Arlon », qui, comme vous vous en souvenez, a été instituée par décret du 16 septembre 2018 et qui rassemble les communautés paroissiales d’Autelhaut, Barnich, Sterpenich, Toernich, Udange et Weyler.

Bien entendu, elle a pour mission entre autres et à l’exclusion de tout but de lucre, de contribuer au développement de la communauté chrétienne, de la promotion du culte catholique et de sa pastorale.
Elle a aussi celle de promouvoir des actions de solidarité envers la population locale et autres.

C’est dans ce cadre et suite à la pandémie à laquelle nous devons encore actuellement faire face, que les membres responsables des caisses paroissiales ont pris l’initiative de faire un don de 1.880 € en faveur de La Clairière et de l’Abri de nuit à Arlon.

Photos Kizoa

Un peu d’humour…dans ces temps encore troublés…
Un voisin racontait la blague suivante :
« Un étudiant en examen est en train de réfléchir ; le prof passe et lui demande s’il attend le Saint Esprit. Un quart d’heure plus tard, le prof repasse et lui demande si le Saint Esprit est venu et l’étudiant de répondre : « oui, mais il ne savait rien non plus » ! »