17 février 2021 – Mercredi des cendres

Photo Vincent Ledvina /Unsplash

Comme à ses premiers disciples, Jésus nous demande aussi : « Que cherchez-vous ? »

Que cherchons-nous à travers le Carême, temps de pénitence mais aussi de conversion.

Habituellement, le Carême est présenté comme un temps de privations personnelles et d’exigences morales alors qu’il est aussi un temps privilégié, à l’instar de l’Avent, de conversion. Temps où les baptisés vont à la rencontre du Vivant, en se reconnaissant pécheurs mais avec un but bien précis : raviver en leur cœur l’esprit du baptême.

Le Carême, quarante jours de retour vers Dieu.

Le premier pas du chemin est le mercredi des Cendres avec la proclamation inaugurale du livre de Joël : « Revenez à moi de tout votre cœur dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu ! »

Nous entrons en carême, et nous allons une fois de plus nous demander comment utiliser au mieux ce temps qui nous mène à Pâques. L’Église nous recommande le jeûne, la prière et le partage. Certains trouveront cela sans doute austère, et poseront la question : le carême doit-il être triste ?

« Frère Nicolas Morin, franciscain, attend le carême avec joie, car c’est un temps plus particulier de retrouvailles avec Dieu et de croissance spirituelle. C’est une chance qui nous est offerte pour nous tourner vers Dieu, vers nous et vers les autres. C’est un temps pour renaître, renaître à soi-même ! »

Ce chemin du Carême est un temps de maîtrise des désirs de notre corps (le jeûne), d’attention à nos frères dans le besoin (le partage) et de relation approfondie avec le Seigneur (la prière), trois domaines décisifs de la vie du baptisé.

Jeûne, partage, et par-dessus tout prière avec ces instants de cœur à cœur avec le Seigneur où nous reprenons les mots du psalmiste : « Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Rends-moi la joie d’être sauvé » (Psaume 50).

A l’heure où beaucoup croient qu’un tel langage est dépassé, enracinons dans la Parole notre fidélité au Seigneur. N’est-ce pas elle qui est la vérité de l’amour ?

Et puis ne tombons pas dans la tentation de faire semblant, de vivre un Carême de surface. Le baptême est un engagement : « Le baptême ne purifie pas de souillures extérieures, mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite et il sauve par la résurrection de Jésus Christ » (1 P 3,21).

Si le Seigneur exige de nous ‘’une conscience droite’’, c’est qu’il compte sur nous et nous croit dignes de son amour.

Sylvianne : texte inspiré par le Missel du dimanche 2021, éd. Artège, de la méditation (Une conscience droite) de Sœur Emmanuelle Billoteau et d’un extrait de « Mille questions à la foi » (Frère N.Morin), Site Croire.com

2021 – Année Saint-Joseph

Eglise de Sterpenich

Durant cette année, le pape invite à prendre le père adoptif du Christ en exemple.

« Après Marie, mère de Dieu, aucun saint n’a occupé autant de place dans le magistère pontifical que Joseph, son époux. » Fort de ce constat, le pape François a dévoilé ce mardi 8 décembre une lettre apostolique consacrée à saint Joseph, sous le titre Patris corde – « avec un cœur de père ». (…)

L’idée de cette lettre, explique François, « a mûri au cours de ces mois de pandémie ». Depuis les débuts du christianisme, saint Joseph est en effet « un père qui a toujours été aimé par le peuple chrétien » qui a fait de sa vie un « service, un sacrifice au mystère de l’incarnation ». Alors que le monde est marqué par le Covid 19, « nous pouvons tous trouver en saint Joseph l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés ».

Site Croire.com 9-12-2020

La prière à saint Joseph du pape François

Salut, gardien du Rédempteur,
époux de la Vierge Marie.
À toi Dieu a confié son Fils ;
en toi Marie a remis sa confiance ;
avec toi le Christ est devenu homme.
O bienheureux Joseph,
montre-toi aussi un père pour nous,
et conduis-nous sur le chemin de la vie.
Obtiens-nous grâce, miséricorde et courage,
et défends-nous de tout mal.
Amen.

Source: Site internet du diocèse de Namur

3 janvier 2021 – Epiphanie

Image : lusile17.centerblog.net

« Quelle est la singularité de cette étoile pour que des mages, férus de connaissance, décident, à sa vision, de prendre route depuis l’Orient ? Quelle est sa signification pour que Hérode et tout Jérusalem en soient bouleversés ? Quel est son puissant message pour que grands prêtres et scribes scrutent où devait naître Jésus ? La joie provoquée par l’astre divin est grande, nous dit l’Evangile de Matthieu. Très grande ! Cette intensité n’est pas anodine. Elle remue les mages de l’intérieur. Elle suscite leur adoration de l’enfant. Elle dit l’universalité de Noël. »

Extrait de la méditation (Ils se réjouirent d’une très grande joie) de Mgr Bernard Podvin, Missel du dimanche 2021

Photo Kizoa (Nasa)

Quelle est l’« étoile » qui guida les Rois Mages vers Jésus ?

‘’ (…) David H. Clark et F. Richard Stephenson présentent dans leur ouvrage « The Historical Supernovae » le catalogue de toutes les novae et supernovae observées avant l’invention du télescope. La plupart de ces observations, qui s’étalent entre – 532 et l’an 1604, sont dues aux astronomes chinois.

Les novae sont des étoiles dont la brillance augmente très rapidement pendant quelques jours avant de reprendre une valeur normale ; les supernovae sont des étoiles massives qui terminent leur vie en une explosion qui peut les rendre aussi brillantes qu’une galaxie pendant quelques semaines, et qui donnent naissance à une étoile à neutrons ou un trou noir. Parmi les 75 évènements répertoriés par Clark et Stephenson, 8 sont antérieurs à l’année 0 : printemps -532, août-septembre -204, juin-juillet -134, octobre-novembre -77, mai-juin -76, mai -48, juin-juillet -47, et enfin, en mars-avril de l’an -5 !

Cette dernière a été visible pendant plus de soixante-dix jours, et sans mouvement apparent dans le ciel. Le printemps, ça colle ! Voilà donc le bon candidat pour l’étoile de Bethléem : l’explosion d’une étoile massive en fin de vie ! S’il a existé, Jésus est donc né au printemps de l’an – 5 avant… lui-même.’’ (…)

Jacques Treiner – Physicien théoricien, chercheur associé au laboratoire LIED-PIERI, Université de Paris, site internet : theconversation.com

Photo reprise de Facebook : www.dreamcreations.fr

Psaume 71 – Toutes les nations, Seigneur, se prosterneront devant toi

Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice,
qu’il fasse droit aux malheureux !

En ces jours-là, fleurira la justice,
grande paix jusqu’à la fin des lunes !
Qu’il domine de la mer à la mer,
et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !

Les rois de Tarsis et des îles apporterons des présents,
les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.
Tous les rois se prosterneront devant lui,
tous les pays le serviront. Il délivrera le pauvre qui appelle
et le malheureux sans recours.
Il aura souci du faible et du pauvre,
du pauvre dont il sauve la vie.

Le pape François trace le cap pour 2021 : « Puissiez-vous, tout au long de cette année, continuer à développer une culture de la rencontre et de la fraternité et à marcher ensemble vers cet horizon d’espérance dévoilé par la résurrection du Christ. »

Que les cloches qui ont résonné ce 25 décembre soient porteuses de paix, de solidarité et de joie pour tous.

Montage vidéo: Les cloches porteuses de joie

25 décembre 2020 – NOEL, gloria in excelsis Deo

Eglise d’Udange – Photo : Sylvianne

Psaume 95 – Aujourd’hui, un Sauveur nous est né : c’est le Christ, le Seigneur.

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !

Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.

Il jugera le monde avec justice,
et les peuples selon sa vérité !

L’invisible est dit par la description haute en couleurs des anges. Dans l’insignifiance de cet événement marginal difficile se manifeste toute la puissance de l’amour de Dieu. Une fraternité nouvelle est rendue possible. Telle est la foi chrétienne et tel est le sens profond de Noël célébré chaque année depuis l’an 325. (…)

Pour ce Noël 2020 pas normal, la célébration la plus authentique sera alors le partage, dans la simplicité et le souci de nos proches et de nos voisins. Finalement, l’occasion est donnée à nos sociétés occidentales de redécouvrir un sens de Noël autre que ce dont on l’a surchargé de consommations matérialistes de toutes sortes. Ce « pas normal » sera alors comme un retour à l’authentique normalité de Noël. Un petit pas, « pas normal », tout près de chez soi, pour de la joie et une grande bouffée d’air frais et d’espérance.

Arnaud Join-Lambert, professeur de théologie à l’Université catholique de Louvain, Site La Croix.com

Chapelle N-D du Bel Amour à Clairefontaine – Photo : Sylvianne

Bonjour à vous !  Nous savons ce qu’est le confinement. Avez-vous déjà pensé, qu’un Autre est plus ou moins confiné en nous et que nous pouvons le « déconfiner » sans danger, l’Hôte intérieur caché, souvent emprisonné au fond de nous-mêmes. On le pense lointain, au-dessus, en dehors dans un ciel hypothétique et mythique avec les divinités de l’Olympe situé dans un arrière monde d’illusions, d’idées purement imaginaires Ce fameux ciel dont on entend dire que personne n’en est revenu. Ciel païen que Jésus est venu démanteler pour nous annoncer son Père comme un Dieu avec nous, en l’Homme. Une vraie révolution que nous n’avons pas encore beaucoup comprise : Dieu en nous, que nous pouvons délivrer en déverrouillant la prison dans laquelle il est enfermé. Nous nous agitons au dehors alors qu’il est au-dedans. Délivrons-le en le visitant dans la prière. Formule usée, vieillie peut-être pour nous. Quelqu’un nous a dit avant de mourir : ‘Si quelqu’un m’aime il gardera ma parole, mon Père l’aimera, nous viendrons à lui et nous établirons chez lui notre demeure’. Dieu en nous et non plus à dix milliards d’années – lumière. N’attendons pas la mort pour aller au ciel car nous risquerions d’être déçus.  C’est aujourd’hui qu’il est déjà là au fond du cœur, trésor caché, enfoui à partager tous ensemble.

Abbé Jean-Marie Piron

Photo : Sylvianne

« Jésus est-il Dieu ? je le crois profondément, même si, certains jours, je ne saurais pas dire où je le place exactement. Il est Dieu, mais il est aussi une personne humaine qui a ri, qui s’est mise en colère, qui a mangé, qui a pleuré. Il est Dieu incarné, un Dieu physique que j’appelle plus volontiers quand j’ai vraiment besoin qu’on s’occupe de moi. Dans les Evangiles, il est Dieu qui parle. Qui délivre Son message le plus haut, le plus sublime. Une parole où il n’y a pas une faute, où il n’y a pas un mensonge, où il n’y a pas une imposture, où il n’y a pas un mot pour rien. Une parole où tout est grand, tout est juste, tout est beau, tout est amour, tout est solide. Une parole qui ne peut heurter quiconque. Son message me parle, et ce n’est pas le message d’un saltimbanque ou d’un révolutionnaire que j’y vois – comme on se plaît aujourd’hui à le décrire. Ce n’est pas non plus, le message d’un simple philosophe. Jésus n’est pas le Bouddha, il est plus que le Bouddha – en sachant que dans le langage céleste, ce dernier n’est pas lanterne rouge : être Bouddha, c’est déjà beaucoup ! mais le Bouddha est un être humain, un être que l’on ne prie pas. Jésus, lui, je le prie. »

Michel Delpech ‘‘J’ai osé Dieu…’’
Chap. 4 Chercheur de vérité, Presses de la Renaissance (2013)


« Soyez toujours dans la joie ; priez en tout temps ; remerciez Dieu en toute circonstance. »

(Th. 1, 16-18)

Heureuse et sainte fête de Noël!

« Adeste fideles » en polonais (« Przybądźcie dziś wierni »)
Enregistré à Noël 2019 dans l’église de Corpus Christi à Bytom-Miechowice, en espérant revoir lors de l’année à venir une église aussi comble !

24 décembre 2020 – Nuit de Noël

Eglise du Sacré-Cœur Arlon – Photo Sylvianne

« Il fallut que le Bon Dieu fasse un petit miracle pour me faire grandir en un moment et ce miracle il le fit au jour inoubliable de Noël, en cette nuit lumineuse qui éclaire les délices de la Trinité Sainte, Jésus le doux petit Enfant d’une heure, changea la nuit de mon âme en torrents de lumière… en cette nuit où Il se fit faible et souffrant pour mon amour, Il me rendit forte et courageuse, Il me revêtit de ses armes et depuis cette nuit bénie, je ne fus vaincue en aucun combat, mais au contraire je marchai de victoires en victoires et commençai pour ainsi dire « une course de géant !… » La source de mes larmes fut tarie et ne s’ouvrit depuis que rarement et difficilement ce qui justifia cette parole qui m’avait été dite : « Tu pleures tant dans ton enfance que plus tard tu n’auras plus de larmes à verser ! (…)

En cette nuit de lumière commença la troisième période de ma vie, la plus belle de toutes, laplus remplie des grâces du Ciel… En un instant l’ouvrage que je n’avais pu faire en 10 ans, Jésus le fit se contentant de ma bonne volonté qui jamais ne me fit défaut.
Comme ses apôtres, je pouvais Lui dire : « Seigneur, j’ai pêché toute la nuit sans rien prendre. » Plus miséricordieux encore pour moi qu’Il ne le fut pour ses disciples, Jésus prit Lui-même le filet, le jeta et le retira rempli de poissons…
Il fit de moi un pêcheur d’âmes, je sentis un grand désir de travailler à la conversion des pécheurs, désir que je n’avais pas senti aussi vivement… Je sentis en un mot la charité entrer dans mon cœur, le besoin de m’oublier pour faire plaisir et depuis lors je fus heureuse ! … »

Histoire d’une âme, chapitre V, de Ste Thérèse de Lisieux

Ma vie n’est qu’un instant – Extrait de Thérèse Songs, Blanc, par Pierre Eliane, Studio SM

« On ne peut annoncer le Christ aux autres qu’en se détachant de soi-même et de la mondanité. Non pas en attirant les gens à soi, mais en les orientant vers Jésus »

Pape François

Joyeuse lumière – Extrait de Le temps de l’Avent, par André Gouzes, Studio SM